COVID-19, le virus qui paralyse l’économie mondiale

Des rues désertes, des lieux fermés et, les rassemblements de plus de deux personnes dans le espaces publics sont interdits jusqu’à nouvel ordre. La planète terre est en quarantaine et près de la moitié de la population mondiale est confinée chez elle. Le COVID-19, nom scientifique donné au Coronavirus, sévit sur tous les continents. De New-York à New-Delhi, en Europe comme en Afrique, l’Afrique du Sud comprise. Cette pandémie sans précédente ne cesse de prendre de l’ampleur mettant à genoux les plus grandes puissances économiques dont les Etats-Unis, la Chine et l’Europe.

Un fléau sanitaire mondial sans précédent

A l’origine, en décembre 2019, c’est dans la province chinoise de Huwan que les premiers cas du Coronavirus sont déclarés. Wuhan est l’un des berceaux économiques les plus féconds de la Chine. Les autorités chinoises mettent les habitants de la province de Huwan en quarantaine suite à la multiplication exponentielle des cas de Coronavirus, appelé aussi COVID-19. Ce virus très contagieux entraîne la fermeture des usines, des entreprises, des écoles, les lieux touristiques et les lieux publics sont interdits au public. Par conséquence, la suppression des voyages touristiques dans cette province chinoise ainsi que sur ensemble du territoire est sans appel.

Le secteur du transport est touché de plein fouet par cette crise. D’un point de vue local, les transporteurs de la région de Wuhan, services de taxis, bus et trains sont contraints d’arrêter leur activité au vue du confinement de la population, entraînant un gros manque à gagner pour cette zone dynamique de la Chine. A plus grande échelle la réduction notable du trafic aérien, pour limiter les risques de propagation, avec ses pays frontaliers, puis avec le reste du monde, gèle l’économie.

Les aéroports du monde entier cessent leurs activités © Markus Spiske, Unsplash

Depuis Mars 2020, des mesures sanitaires ont été adoptées pour limiter les contacts humains pour la moitié de la population mondiale. Des villes entières comme New-York ou Pékin et des pays entiers dont l’Italie, la France et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde après la Chine comptant à ce jour 3,4 milliard d’habitants, sont en confinement, plus de 80 pays selon les chiffres d’une base de données de l’AFP. Ces mesures prises par les gouvernements ont un impact direct sur l’économie mondiale.

La bourse quant à elle est fortement affectée dès le mois de janvier 2020. La Chine, qui représente 20% de l’économie mondiale actuelle, est un hub majeur de l’approvisionnement international. Le pays a été contraint de considérablement diminuer le volume de ses activités économiques, de même que tous les pays concernés par le virus.

Le secteur du pétrole est lourdement impacté. Ce choc sans précédent est dû notamment à l’action menée par l’Arabie Saoudite qui a baissé le prix de vente du baril de brut, le 8 mars 2020 dernier, entraînant une chute de 20%, faisant dégringoler les cours aux alentours de 30 dollars le baril, créant une situation inédite depuis la guerre du Golfe en 1991. Une réponse qui fait suite à un manque d’accord entre L’Opep et la Russie qui se déroulait à Vienne deux jours plus tôt, le 6 mars 2020.

Les rapports du mois de Mars annoncent un marché financier en plein déclin. Les bourses connaissent des taux de baisse exceptionnels. Et ces baisses du cours des actions sont dues notamment à un manque à gagner important pour les investissements entrepris à travers le monde. Le 9 mars 2020, cette journée a été annoncée comme « Lundi noir » pour le CAC 40. En effet, la baisse du cours du pétrole à déclencher une réaction en chaîne qui a déstabilisé les secteurs de l’énergie. Le prix des actions a donc chuté de 8%, un score que l’indice parisien n’avait pas atteint depuis la crise des subprimes en 2008. Le krach boursier est évité de peu mais inquiète les experts financiers qui voient le cours des matières premières en déclin.

Le scénario le plus sombre serait donc un déséquilibre des industries pétrolières poussant les producteurs américains de gaz de schiste à se mettre en faillite et aurait pour conséquence que les banques, leurs principaux fournisseurs de fonds, augmenteraient leurs créances.

Quelles conséquences pour l’économie mondiale ?

Un autre secteur affecté par la pandémie est le secteur industriel. En effet, Wuhan le berceau de l’épidémie en Chine est un hub industriel pour de grandes entreprises internationales, notamment pour la firme américaine Apple ou encore le constructeur français Renault. Ces derniers ont donc des difficultés à récupérer leurs composants et pièces détachées, sous-traités à leurs partenaires chinois. Elles ont donc stoppé leur production et fermé leurs usines mettant à mal leurs productivités. Ceci entraînant un ralentissement notable des activités et des échanges mondiaux.

Redresser les pays à tout prix

En France, le COVID-19 affecte actuellement de nombreux domaines : la santé, la restauration ou encore la culture. Peu sont épargnés si ce n’est le secteur de l’agro-alimentaire et celui de l’hygiène. Les lieux publics tels que les musées sont fermés jusqu’à nouvel ordre. La population est confinée chez elle. Ces mesures sanitaires de confinement, pour diminuer les risques de propagation, font monter le nombre du chômage technique au plus haut.

Les PME et petites entreprises sont les plus vulnérables, n’ayant bien souvent pas une grosse trésorerie. La chute du chiffre d’affaire ajouté à un manque de visibilité à moyen et long terme a fait mettre en place un plan d’aide vital de la part du gouvernement français. Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a annoncé des mesures, mises en vigueur dès le mois de Mars 2020. La principale action est que Bercy a décidé d’accompagner les secteurs les plus touchés et, dans un premier temps, cela consiste à préserver les emplois. Pour ce faire et ainsi éviter les liquidations judiciaires des entreprises les plus atteintes par cette crise, le ministre de l’économie a annoncé  des mesures de soutien exceptionnelles.

Les entreprises qui rencontrent un problème de trésorerie bénéficient d’un report des charges fiscales et sociales. Les PME qui connaissent un ralentissement de leur activité peuvent se faire connaître auprès des services publics pour un report ultérieur du paiement des charges du mois de Mars.

Bruno Lemaire a conseillé de mettre les salariés de ces entreprises en chômage partiel. Ainsi les charges salariales sont assumées par l’Etat. Enfin, le ministre de l’économie a demandé aux institutions bancaires et assurances de rallonger les délais de paiements en cette période de pandémie.

En Angleterre, le gouvernement a annoncé une subvention de 30 milliards d’euros pour sauver les PME, les emplois et les travailleurs indépendants. les banques ont aussi été appelées à baisser les taux d’intérêts en cette situation exceptionnelle.

D’un point de vue plus général, L’Union Européenne s’est organisée en garantissant un approvisionnement régional en terme de matériel médical (masques, gants, protections…) Ces matériels seront exportés exclusivement entre pays de l’UE. Enfin, une réouverture des frontières des pays de la zone serait en devenir pour les prochaines semaines à venir afin d’améliorer les échanges et résorber les trafics routiers où, notamment les poids lourds, sont bloqués aux frontières qui acheminent des marchandises utiles à la communauté. Une mesure importante qui pourrait prévenir les cas de pénuries dans les mois à venir.

Le groupe américain Facebook a annoncé également venir en aide à toutes les PME et TPE en versant 100 millions de dollars de crédit publicitaire.

Le télétravail : une alternative devenue obligatoire

A l’heure actuelle, les chômeurs partiels et professionnels du web font ce que l’on appelle du teleworking ou télétravail. Ces derniers restent actifs tout en garantissant un minimum d’activité dans le pays. De plus l’article L1222-11 du Code du travail stipule que le télétravail peut être accordé au salarié « en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure ».

L’industrie du numérique : un secteur en pleine expansion

L’apparition du coronavirus dans le monde bouleverse les habitudes, les déplacements, les méthodes de travail et de consommation d’un grand nombre de nos concitoyens. A l’heure ou le pic du taux de mortalité ne fait que s’aggraver en France, en Italie, en Espagne et dans le reste du monde, le confinement est devenu une évidence d’ordre majeure pour éviter la propagation du virus.

Durant cette période, l’industrie du numérique, appelée par certains « l’économie de la quarantaine » est en pleine croissance.

Et pour cause, les métiers liés à ce secteur continuent de se développer alors que d’autres plus « traditionnels » agonisent. Travailler sur Internet à ouvert un champ des possibles énorme : chaque individu peut travailler où qu’il soit dans le monde muni d’un ordinateur et d’une connexion Internet.

Les grands gagnants sont donc les sociétés spécialisées dans le e-commerce et sociétés de services spécialisées dans le web affichant des résultats positifs face aux commerces traditionnels.

Source image mise en avant: © Fusion Medical Animation, Unsplash.

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