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	<title>Economie &#38; Finance</title>
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	<description>Analyse et Politique Economiques et Financières</description>
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		<title>Les vices cachés de l&#8217;Euro</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 21:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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Sommet informel, plan de sauvetage et principe de solidarité affirmé haut et fort : les dirigeants des 27 pays membres de l&#8217;Union, réunis jeudi à [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Dix ans après sa création, l&#8217;euro connaît sa première tempête avec la crise grecque. Mais le mal est beaucoup plus ancien : il était dans les gènes de la monnaie unique.</p>
<p>Sommet informel, plan de sauvetage et principe de solidarité affirmé haut et fort : les dirigeants des 27 pays membres de l&#8217;Union, réunis jeudi à Bruxelles, ont tenté de restaurer la confiance, afin d&#8217;enrayer la spéculation et le risque de contagion aux autres économies malades du sud de l&#8217;Europe. Il faudra patienter jusqu&#8217;à lundi pour connaître le détail des mesures techniques du plan d&#8217;aide à la Grèce, qui devrait être annoncé après la réunion de l&#8217;Eurogroupe. En attendant, la nervosité persistait toujours sur les marchés financiers ce vendredi, se traduisant par un recul de l&#8217;euro et de nouvelles tensions sur les obligations grecques.</p>
<p>Mais les difficultés de la zone euro sont loin de se limiter aux seules erreurs de gestion commises par Athènes. Comme une claque, les chiffres de la croissance européenne tombés vendredi témoignent de la panne généralisée qui affecte les 16 économies de la zone monétaire : avec une activité limitée à + 0,1%, la reprise a marqué le pas au quatrième trimestre 2009, notamment en Allemagne où l&#8217;activité a stagné. Entre décembre 2008 et décembre 2009, le chômage a grimpé de 8,2 à 10% dans la zone euro. Autant de mauvaises nouvelles qui redonnent de la voix aux adversaires de la monnaie unique : ceux-ci sont aujourd&#8217;hui convaincus de voir dans la crise actuelle la réalisation de leurs sombres prédictions. Née d&#8217;un compromis boiteux entre l&#8217;Allemagne et la France au début des années 1990, le projet d&#8217;union économique et monétaire dévoile en effet ses failles. Longtemps, ses promoteurs avaient tenté de les nier. Mais la crise grecque a joué le rôle de révélateur. Passage en revue des six vices cachés d&#8217;une étrange monnaie en pleine crise de croissance.</p>
<p><strong>1 &#8211; L&#8217;argent facile</strong><br />
Les dévaluations compétitives à répétition dans les années 1980 et 1990, qui ont semé la zizanie au sein de l&#8217;Union européenne, ont contribué à convaincre les pays membres de l&#8217;intérêt de créer une monnaie unique. Ces dévaluations avaient un coût important pour les industriels mais aussi pour le financement des États. L&#8217;Italie, la France, l&#8217;Espagne ou le Portugal étaient contraints de s&#8217;endetter à des taux beaucoup plus élevés que l&#8217;Allemagne pour financer leurs déficits publics. L&#8217;Italie, par exemple, payait jusqu&#8217;à 700 points de base de plus que l&#8217;Allemagne pour financer sa dette. L&#8217;ancrage au mark ? la politique de désinflation compétitive ? au début des années 1990, la fixation des taux de change en 1999, puis le lancement de l&#8217;euro fiduciaire en 2002 ? onze États au départ, seize aujourd&#8217;hui ? ont permis à de nombreux pays de financer leurs déficits à bon compte en raison de la convergence des taux d&#8217;intérêt à long terme au sein de la zone euro. C&#8217;est le début de l&#8217;argent facile. La France peut d&#8217;un seul coup financer ses déficits pour 30 points de base (0,30 %). Les États se découvrent de nouvelles marges de manoeuvre dont tous les pays ne feront pas forcément bon usage. « Au Portugal, par exemple, la baisse des taux d&#8217;intérêt a permis d&#8217;accroître les prestations sociales », explique Eric Chaney, chef économiste d&#8217;Axa Group. En Espagne, elle a permis une accélération de la croissance économique et notamment du secteur immobilier en favorisant une hausse de l&#8217;endettement privé. La Grèce est probablement le plus mauvais exemple. Les marges de manoeuvre ont été utilisées pour soutenir la demande intérieure sans jamais renforcer la croissance potentielle.</p>
<p><strong>2 &#8211; Le syndrome « classe prépa »</strong><br />
La course à l&#8217;euro dans laquelle se sont engagés les pays candidats au milieu des années 1990 ressemble beaucoup au parcours des candidats aux grandes écoles passés par des prépas : de gros efforts pour être sélectionnés, puis un certain relâchement une fois le Graal atteint. C&#8217;est ce que l&#8217;on pourrait appeler le « syndrome grande école ». Les États candidats à la monnaie unique ont fait des efforts considérables pour ramener leurs déficits publics ? comptes publics et sociaux ? à 3 % du PIB afin de se qualifier pour la monnaie unique. Mais une fois qualifiés, de nombreux pays, y compris la France, ont cessé de se montrer vertueux. « L&#8217;une des principales faiblesse de la monnaie unique vient du caractère trop lâche du Pacte de stabilité : il n&#8217;y a personne pour en imposer l&#8217;application », explique Eric Chaney, chef économiste d&#8217;Axa Group. L&#8217;Europe fédérale n&#8217;étant qu&#8217;un voeu pieu, il n&#8217;y a pas d&#8217;autorité supranationale, de gendarme pour faire appliquer la loi. Les marchés financiers ont également fait preuve d&#8217;un manque de discernement. « Jusqu&#8217;aux récentes tensions sur la dette grecque, la discipline des marchés avait complètement disparu puisque même les pays les moins vertueux pouvaient s&#8217;endetter à faible coût », poursuit Eric Chaney. De surcroît, les crises monétaires, qui rappelaient à l&#8217;ordre les gouvernements, ont disparu. Ces conditions lénifiantes ont contribué à déresponsabiliser les gouvernements et les Parlements.</p>
<p><strong>3 &#8211; Une gestion du taux de change aux abonnés absents</strong><br />
À l&#8217;avènement de l&#8217;euro, en 1999, les banquiers centraux caressaient un rêve : que la nouvelle monnaie unique soit bien perçue par le reste du monde et qu&#8217;elle devienne, in fine, monnaie de réserve. L&#8217;affaire semblait bien engagée : l&#8217;euro cotait 1,12 dollar à son lancement. Si certaines banques centrales, asiatiques en particulier, ont acheté de l&#8217;euro à ce moment-là, mal leur en a pris : la monnaie unique entame très vite une dépréciation qui la précipite à un niveau de 0,85 dollar. Puis, à partir du deuxième trimestre 2002, l&#8217;euro repart à la hausse, pour atteindre un pic à 1,6038 dollar, en juillet 2008. Vendredi 12 février, la monnaie unique s&#8217;échangeait à 1,3660 dollar&#8230; Autant dire que la volatilité est une caractéristique de l&#8217;euro. « La monnaie unique n&#8217;est pas la seule, remarque Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. La livre sterling ou le franc suisse, sans oublier certaines monnaies de pays émergents, sont au moins aussi volatiles. » À une différence près, toutefois : tandis que la banque centrale suisse intervient pour affaiblir le franc et dynamiser les exportations helvétiques, l&#8217;euro ne bénéficie d&#8217;aucune intervention de la banque centrale européenne.</p>
<p>« Nous subissons les aléas du dollar, lequel ne varie pas en fonction de l&#8217;euro, mais davantage en fonction de la zone asiatique », relève l&#8217;économiste André Gauron, qui fut conseiller de Pierre Bérégovoy, au ministère des Finances, lors de l&#8217;élaboration du traité de Maastricht. « Mais est-ce qu&#8217;on s&#8217;est donné les instruments pour freiner la hausse de l&#8217;euro ? Clairement non. »</p>
<p>La zone euro n&#8217;est en effet qu&#8217;une union monétaire et de libre échange, et l&#8217; UE n&#8217;est pas &#8211; ou pas encore &#8211; une union politique, avec un gouvernement doté d&#8217;une politique économique, les gouvernements étant souverains en la matière comme sur leur budget. Certes, le taux de change de l&#8217;euro relève du pouvoir politique, « mais ce dernier n&#8217;a jamais voulu s&#8217;en occuper, explique André Gauron. La BCE, elle, ne régit pas le taux de change : le Traité européen ne lui donne qu&#8217;un mandat réduit par rapport à celui des autorités monétaires américaines, par exemple. La BCE est ainsi exclusivement responsable de la stabilité des prix. Du fait qu&#8217;elle n&#8217;est pas censée lutter contre le chômage ou dynamiser la croissance, comme l&#8217;est la Fed, elle n&#8217;a pas à intervenir sur le marché des changes pour faire baisser l&#8217;euro, par exemple, ce qui favoriserait les exportations, et dans leur sillage, la production et la création d&#8217;emplois.</p>
<p><strong>4 &#8211; Les fantasmes du gouvernement économique européen</strong><br />
Si l&#8217;idée d&#8217;une monnaie commune est née au début des années 1970, c&#8217;est avec le traité de Maastricht, adopté en 1992, qu&#8217;elle devient un objectif, et en 2002 qu&#8217;elle se transforme en réalité pour les citoyens de douze pays (seize aujourd&#8217;hui). Né d&#8217;un volontarisme politique, ses promoteurs l&#8217;ont justifiée comme une suite logique au marché commun. Une monnaie unique avait pour but d&#8217;en finir avec des orientations divergentes des politiques économiques des pays membres suscitées par des dévaluations compétitives. Elle devait parachever la logique du serpent monétaire et du système monétaire européen. De fait, dans le traité de Maastricht, les pays abdiquent leur souveraineté sur la création monétaire, transférée à une entité indépendante, la Banque centrale européenne (BCE). Toutefois, ils conservent la maîtrise de leurs budgets nationaux, concédant en échange un engagement à respecter un Pacte de stabilité, le déficit public étant plafonné à 3 % du PIB.</p>
<p>Surtout, le texte précise, à la demande de l&#8217;Allemagne, qu&#8217;il est interdit de porter secours à un membre aux prises avec des difficultés budgétaires. Tant que la croissance économique a accompagné l&#8217;euro, il n&#8217;y a eu nul besoin de se référer au texte, les pays se permettant même, de concert, des écarts par rapport au Pacte de stabilité. Mais à l&#8217;épreuve de la crise, le fossé entre les structures des économies de la zone euro est devenu criant, en termes de produits, de salaires, de compétitivité. Comment des pays comme la Grèce, l&#8217;Espagne ou le Portugal peuvent-ils s&#8217;en sortir avec un euro fort, qui aggrave la crise qu&#8217;ils connaissent, et une compétitivité faible ? Le gouvernement économique appelé à cor et à cri par la France ne résoudrait pas mécaniquement ces problèmes. Il aurait de plus l&#8217;inconvénient de monter les pays les uns contre les autres. Ou plutôt l&#8217;Allemagne contre tous les autres.</p>
<p><strong>5 &#8211; Une zone monétaire loin d&#8217;être optimale</strong><br />
L&#8217;une des idées théoriques qui ont participé à la naissance de la zone euro est celle du concept de &laquo;&nbsp;zone monétaire optimale&nbsp;&raquo;. C&#8217;est Robert Mundell, un Prix Nobel d&#8217;économie, qui l&#8217;a développé dans les années 1960, considérant que le choix d&#8217;un seule monnaie dans plusieurs pays simplifiait les échanges. Dans ce cas, en effet, le risque de change est éliminé, le coût des transactions baisse, les prix gagnent en transparence&#8230; Seul inconvénient, il ôte à chacun des pays la possibilité de faire varier son taux de change, un moyen d&#8217;ajustement économique. Toutefois, pour la zone monétaire optimale, il convient, soulignent les économistes, de remplir certaines conditions : une mobilité effective dans la zone, en particulier en matière d&#8217;emploi, ainsi qu&#8217;une libéralisation en matière de prix et de salaires</p>
<p>A l&#8217;évidence, la zone euro est loin de remplir ces critères : la circulation d&#8217;un pays à l&#8217;autre de professionnels reste encore marginale à cause de la barrière des langues. Surtout si on la compare aux Etats-Unis. Il suffira de rappeler le tollé soulevé en France par &laquo;&nbsp;le plombier polonais&nbsp;&raquo;, coupable de vouloir faire du dumping salarial, lors de la campagne du référendum sur la Constitution européenne. Il existe pourtant un service destiné à favoriser la mobilité par l&#8217;UE, Eures. Vendredi, il proposait 798.749 emplois dans 31 pays européens. Concernant le deuxième critère, les politiques salariales restent encore largement dominées par les décisions nationales en terme de législation. Et les différences sont notables entre les salaires à compétence égale entre par exemple l&#8217;Allemagne et la Belgique, d&#8217;une part, et l&#8217;Espagne, le Portugal et la Grèce, d&#8217;autre part.</p>
<p><strong>6 &#8211; L&#8217;Allemagne a imposé son modèle économique à la zone euro</strong><br />
En renonçant au mythe du deutsche mark, la République fédérale n&#8217;a pas voulu abandonner une monnaie forte, meilleure arme contre l&#8217;inflation, qui était la base de sa stratégie économique. Elle a donc imposé à tous la vertu qui était la sienne, et avec elle la stratégie économique qui est la sienne, alors que ses associés n&#8217;ont pas le même appareil industriel. Le choix de Francfort comme siège de la Banque centrale européenne (BCE), aux côtés de la Bundesbank, devait être le symbole de cette continuité. Pour l&#8217;Allemagne, la productivité s&#8217;améliore par la modération salariale et la stabilité des prix, pas par le taux de change. Elle a de surcroît des spécialités industrielles qui lui permettent de &laquo;&nbsp;faire ses prix&nbsp;&raquo; : les voitures haut de gamme, les machines-outils, la chimie, etc. C&#8217;est pourquoi l&#8217;euro fort n&#8217;est pas un handicap pour ses exportations.</p>
<p>Si cela n&#8217;a posé que des problèmes marginaux aux ex-pays de la « zone mark » comme l&#8217;Autriche, les Pays-Bas ou la France, cette stratégie a été bien difficile à supporter pour des pays comme la Grèce ou le Portugal, où la compétitivité est moins forte, et les salaires, moins élevés. Pour réduire l&#8217;écart de compétitivité avec l&#8217;Allemagne, l&#8217;arme de la dévaluation leur étant ôtée, il leur a aussi fallu en passer par une modération salariale relative. Mais cela ne pouvait suffire. Alors, pour assurer la croissance, il a bien fallu compter sur la demande intérieure et, donc, les salaires étant sous contrôle, en passer par des transferts sociaux et du déficit public. La crise grecque est aussi celle de l&#8217;absence d&#8217;une politique économique adaptée aux différences de départ de la zone euro.</p>


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		<title>Michael Jackson est mort, la croissance est partie avec lui&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 01:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelle belle histoire cette croissance économique. Ça va, ça viens, ça s&#8217;en va et ça reviens&#8230; mais malgré toutes les politiques monétaires et les règles de ciblage de croissance en vogue aux USA, ça fluctue. Alors certes, nous n&#8217;en sommes pas au marasme de 1929, mais les comparaisons existent bel et bien.
Allons, il y a [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle belle histoire cette croissance économique. Ça va, ça viens, ça s&#8217;en va et ça reviens&#8230; mais malgré toutes les politiques monétaires et les règles de ciblage de croissance en vogue aux USA, ça fluctue. Alors certes, nous n&#8217;en sommes pas au marasme de 1929, mais les comparaisons existent bel et bien.</p>
<p>Allons, il y a des bonnes nouvelles tout de même: l&#8217;Australie qui augmente ses taux d&#8217;intérêt directeurs. L’augmentation du coût de l’argent est une première pour la Banque Centrale Australienne (RBA) depuis mars 2008. C’est d’ailleurs la première Banque centrale d’une économie des grands pays développés à augmenter ses taux depuis le début de la crise financière. Et ce avant même que la Réserve Fédérale américaine (Fed) ne donne le ton.</p>
<p>La nouvelle a d’ailleurs surpris nombre d’analystes, la plupart ayant tablé sur une hausse des taux dans seulement quelques mois. Le Gouverneur Glenn Stevens a estimé dans un communiqué qu’étant donné que « la croissance va probablement se rapprocher de son rythme de croisière au cours de l’année à venir, que l’inflation se rapproche de l’objectif fixé et que le risque d’une grave contraction économique en Australie est maintenant derrière nous, (&#8230;) il est aujourd’hui prudent de commencer à diminuer progressivement l’impulsion fournie par la politique monétaire ».</p>
<p>OK, c&#8217;est génial. Mais est-ce que cela veut vraiment dire quelque chose ? L&#8217;Australie, c&#8217;est loin, tout comme la connaissance du rythme de croisière de la croissance d&#8217;un pays ! (à un an !!!, c&#8217;est mieux que Madame Soleil&#8230;) Donc prudence. Il faut focaliser son attention sur le mot &laquo;&nbsp;probablement&nbsp;&raquo;. Cette baisse a donné des signaux positifs aux marchés en ce début du mois d&#8217;Octobre, mais ces signaux sont-ils justes par rapport à cette probabilité ? Ou plutôt, le filtre (des mauvais signaux) ne va-t-il pas tarder à arriver, et recadrer peut-être plus sévèrement les marchés ? En tout cas, la croissance mondiale n&#8217;est pas au rendez vous, tout comme sa &laquo;&nbsp;juste&nbsp;&raquo; mesure (et sa mesurabilité ?).</p>
<p>Car encore plus étonnant que cette montée de toux, euh pardon, de taux, le Rapport Stiglitz sur la mesure de la croissance. Bon, tout le monde s&#8217;accorde à dire et répète qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une avancée majeure dans la comptabilité de la croissance. OK, c&#8217;est génial ça aussi. D&#8217;ailleurs, on y avait vraiment pas pensé. Nos étudiants en économie le savent: je suis ironique car ils n&#8217;auraient pas eu leur Master 1 sans savoir que l&#8217;IDH tiens une place importante dans la comptabilité de la croissance des pays en développement. L&#8217;IDH ? What&#8217;s that ?</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;Indice de Développement Humain qui est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990, évaluant le niveau de développement humain des pays du monde.</p>
<p>Le concept du développement humain est plus large que ce qu&#8217;en décrit l&#8217;IDH qui n&#8217;en est qu&#8217;un indicateur créé pour évaluer ce qui n&#8217;était mesuré auparavant qu&#8217;avec imprécision. L&#8217;indicateur précédent utilisé, le PIB par habitant, ne donne pas d&#8217;information sur le bien-être individuel ou collectif, mais n&#8217;évalue que la production économique. Il présente des écarts qui peuvent être très importants avec l&#8217;IDH. L&#8217;indice a été développé en 1990 par l&#8217;économiste pakistanais Mahbub ul Haq et l&#8217;économiste indien Amartya Sen. Pour Sen comme pour le PNUD, le développement est plutôt, en dernière analyse, un processus d&#8217;élargissement du choix des gens qu&#8217;une simple augmentation du revenu national.</p>
<p>Alors là certains pensent que j&#8217;ai pompé un paragraphe du Rapport Stiglitz. Je vais répondre franchement, j&#8217;ai pompé&#8230; WiKiPédia !!! Comme vous pouvez le constater, il ne se passe pas une journée sans que l&#8217;on parle de ce superbe rapport Stiglitz sur cette différente manière de mesurer la croissance. Mais cela fait presque 20 ans que l&#8217;ONU l&#8217;utilise pour les pays en voie de développement et ce n&#8217;est que maintenant que l&#8217;on en parle ? Faut-il un coup de pied au &#8230; au système politique ou économique pour réviser ses classiques de Master 1 (Maitrise) ? Autre explication: on nous prend pour des &#8230; en prétextant que le rapport Stiglitz est différent de l&#8217;IDH. Pour les initiés, on sait que l&#8217;IDH dépend de celui qui l&#8217;utilise, et des coefficients qu&#8217;il attribue lors de sa calibration. Donc aux pondérations près, le Rapport Stiglitz à déjà 20 ans <img src='http://www.economie-finance.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Pour clôturer cet article, un extrait intéressant concernant le Rapport Stiglitz:</p>
<p><em>Le rapport final de 291 pages, que Le Figaro s&#8217;est procuré dans sa version anglaise, préconise de revoir de fond en comble les modes de calcul de la croissance. Il ne s&#8217;agit pas à proprement parler d&#8217;une révolution : tous les indicateurs mis en avant par la commission existent déjà, qu&#8217;il s&#8217;agisse par exemple de la mesure de la santé des individus, de leurs habitudes de consommation, de leurs revenus, de leur patrimoine ou encore de leur consommation de loisirs. Mais, selon la commission, il faut changer de méthode. «Aujourd&#8217;hui, lit-on en préambule du rapport, l&#8217;accent est mis sur le calcul du PIB, alors que l&#8217;analyse du produit national net &#8211; qui prend en compte la dépréciation des moyens de production &#8211; ou le revenu net des ménages peuvent être plus pertinents  ». Bref, «le PIB n&#8217;est pas faux en soi, mais peut être faussement utilisé».</em></p>
<p><em>Parmi les nombreuses pistes qu&#8217;elle étudie pour mieux décrire la réalité économique, la commission insiste plus particulièrement sur trois sujets. D&#8217;abord, remettre les individus au centre de toute analyse. S&#8217;il ne connaît pas la situation réelle des ménages (richesse, bien-être…), un dirigeant politique «est comme un pilote sans boussole». Et les mesures qu&#8217;il prend peuvent avoir l&#8217;effet inverse de celui escompté. À cet égard, la notion de qualité de vie est centrale. «Les embouteillages peuvent accroître le PIB puisqu&#8217;ils entraînent une augmentation de la consommation d&#8217;essence, mais pas le bien-être», ironise la commission.</em></p>
<p><em>Deuxième axe fort : les statistiques doivent mieux valoriser le montant des transferts en nature de l&#8217;État vers les ménages. Les dépenses de santé, d&#8217;éducation ou de sécurité, par exemple, sont comptabilisées en fonction de leur coût d&#8217;entrée, c&#8217;est-à-dire le nombre de médecins, de professeurs ou de policiers. Mais le bien-être et le développement qu&#8217;elles procurent, générateurs de richesses supplémentaires, sont trop rarement pris en compte. Le faire permettrait de calculer différemment la croissance des pays les uns par rapport aux autres, favorisant ceux où la dépense publique est la plus efficace, donc la plus productive. Enfin, la mission Stiglitz revient longuement sur la question du développement durable. Les économistes se montrent critiques sur la jungle des indicateurs existants dans le monde pour tenter de mesurer l&#8217;impact sur l&#8217;environnement de la croissance. Et estiment urgent de revenir à des critères simples : le développement durable est celui qui laisse davantage aux générations futures qu&#8217;aux générations présentes !</em></p>
<p><em>Technique au premier abord, le rapport Stiglitz se révèle, au final, d&#8217;une grande modernité : il dépeint un monde où la situation de l&#8217;individu prône sur celle de la nation…</em></p>


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		<title>Crise: derrière ou devant nous ?</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 15:28:57 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le calme commence à revenir sur les marchés financiers. Un calme apparent ou d&#8217;apparat, comme vous voudrez, mais il est bel et bien revenu. Enfin! devrait-on dire après le cyclone monétaire et financier de ces 12 derniers mois (eh oui, la crise fête sa première bougie même si elle devrait fêter sa deuxième selon les économistes ayant tiré la sonnette d&#8217;alarme dès 2007).</p>
<p>Alors on est tous heureux, et tout le monde est content, des traders aux hommes politiques&#8230; et pourtant. Pourtant, ils n&#8217;ont pas l&#8217;air d&#8217;être content, et cela se comprend. Ce calme, c&#8217;est celui qui est juste avant la tempête, celui qui précède et qui suit la tempête. Une sorte d&#8217;œil du cyclone: on se fait mal en y entrant, on est bien dedans, mais un jour, il va bel et bien falloir en sortir, et la sortie fait la même sensation que l&#8217;entrée: mal !</p>
<p>Et pour couronner le tout, une pandémie d&#8217;un cochon mexicain vient brider les anticipations économiques et surtout le moral des agents. Nous sommes gâtés. A peine la terrible crise financière s&#8217;estompe-t-elle que la terrible maladie s&#8217;abat sur l&#8217;humanité. On se demande ce que nous réserve 2010: La faillite de la moitié des entreprises automobiles qui n&#8217;ont pas sues se reconvertir ? La guerre en Iran ? La re-guerre en Irak ? Le chômage ? La mort de ma grand mère en période de déflation grippant la politique monétaire ?</p>
<p>Creusons.</p>
<p>Si la première partie de la crise est passée de manière certaine, cette même certitude penche vers une deuxième vague, confirmée par la grippe des &laquo;&nbsp;cochonnes&nbsp;&raquo; (qui peut amoindrir le PIB mondial à venir (négatif) de 0,2 à 1,2%) et les tensions sur les matières premières. D&#8217;ailleurs, une récente étude du NBER (National Bureau of Economic Research) confirme la survenue d&#8217;une crise financière à la suite d&#8217;une forte hausse des matières premières. Cette hausse serait en fait un signe précurseur, un signal assez fiable d&#8217;ailleurs, cqfd les 100 dernières années.</p>
<p>Un petit résumé de la publication de James Hamilton (2009): <em>&laquo;&nbsp;This paper explores similarities and differences between the run-up of oil prices in 2007-08 and earlier oil price shocks, looking at what caused the price increase and what effects it had on the economy. Whereas historical oil price shocks were primarily caused by physical disruptions of supply, the price run-up of 2007-08 was caused by strong demand confronting stagnating world production. Although the causes were different, the consequences for the economy appear to have been very similar to those observed in earlier episodes, with significant effects on overall consumption spending and purchases of domestic automobiles in particular. In the absence of those declines, it is unlikely that we would have characterized the period 2007:Q4 to 2008:Q3 as one of economic recession for the U.S. The experience of 2007-08 should thus be added to the list of recessions to which oil prices appear to have made a material contribution.&nbsp;&raquo; </em><a href="http://www.economie-finance.com/data/w15002.pdf" target="_blank">Lire la suite de Causes and Consequences of the Oil Shock of 2007–08</a></p>
<p>Vous l&#8217;aurez compris, ce n&#8217;est pas fini. La pandémie et les prix instables, tant des matières premières que des risques encore réels de déflation, pèseront sur la fin de l&#8217;année 2009 et bien entendu sur le début de l&#8217;année 2010. La question est de savoir comment vont se former dans les semaines à venir les anticipations des agents et des market makers. De plus, la structure de l&#8217;économie, tant mondiale que nationale ou européenne, est en pleine mutation. De l&#8217;automobile, où de grands changements sont à prévoir, à la Pharmacie ou l&#8217;informatique, des bonnes et des mauvaises nouvelles vont profondément influencer la structure à venir de l&#8217;économie et du tissu de l&#8217;activité.</p>
<p>Pour clore cette mise en garde, regardez autour de vous. Vous voyez le beau-temps du début de l&#8217;automne, moi je vois des chômeurs, tout plein de chômeurs. Pas uniquement en France, ça, j&#8217;ai l&#8217;habitude. Je les vois aux USA, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Russie, en Chine, en Inde, en Angleterre etc&#8230;</p>
<p>Vous allez me prendre pour un paranoïaque, et je ne contesterai pas. Mais si il s&#8217;avère que ce diagnostic prenne pied dans la réalité économique dans les semaines ou les mois à venir, ma paranoïa sera vite oubliée au profit de&#8230; votre recherche d&#8217;emploi <img src='http://www.economie-finance.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon courage à toutes et tous&#8230;</p>


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		<title>Economie mondiale: le spectre de la rechute</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 09:36:36 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;économie mondiale semble timidement sortir de l&#8217;ornière mais des experts estiment déjà que ce rebond de l&#8217;activité pourrait être suivi d&#8217;une brutale rechute, conformément à un scénario catastrophe de &laquo;&nbsp;récession à double creux&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;Double Dip Recession&nbsp;&raquo;).</p>
<p>Cette sombre prévision -qui prend la forme d&#8217;une courbe en &laquo;&nbsp;W&nbsp;&raquo;- est notamment l&#8217;œuvre de Nouriel Roubini, économiste américain dont les déclarations sont scrutées à la loupe. Cet enseignant à l&#8217;université de New York a été le premier à annoncer la crise du crédit américain qui a secoué l&#8217;économie mondiale.</p>
<p>Dans une récente tribune, il estime que le risque d&#8217;un &laquo;&nbsp;double creux&nbsp;&raquo; est &laquo;&nbsp;grand&nbsp;&raquo;. Une fois passé l&#8217;effet bénéfique des plans de relance, explique-t-il, les États n&#8217;auront d&#8217;autres choix que d&#8217;&nbsp;&raquo;affaiblir la reprise&nbsp;&raquo; en sabrant les dépenses publiques ou en laissant filer leurs déficits.</p>
<p>M. Roubini prédit également une flambée du prix du pétrole qui plombera l&#8217;activité. Conclusion: la reprise sera fantomatique et la rechute inévitable.</p>
<p>La &laquo;&nbsp;récession à double creux&nbsp;&raquo; réveille de sombres souvenirs. En 1937, alors que les États-Unis se relevaient du krach de 1929 et renouaient avec la croissance, la banque centrale américaine (Fed) avait coupé les robinets du crédit par peur de l&#8217;inflation, provoquant une rechute du produit intérieur brut (PIB) de 3,4%.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un +double dip+ provoquerait un coup de frein brutal de l&#8217;activité (&#8230;) et pourrait conduire à un repli protectionniste d&#8217;Etats qui seraient soumis à des très fortes pressions sociales intérieures&nbsp;&raquo;, souligne Eswar Prasad, enseignant à l&#8217;université de Cornell, aux États-Unis.</p>
<p>Ce scénario est-il crédible ? La question divise les économistes interrogés par l&#8217;AFP. Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières à l&#8217;Université Dauphine, est catégorique: il n&#8217;y croit &laquo;&nbsp;pas du tout&nbsp;&raquo; et juge fantaisiste l&#8217;hypothèse d&#8217;une flambée du baril du brut.</p>
<p>Quant à Daniel Gros, du Centre for European Policy Studies (CEPS), il juge la question prématurée. &laquo;&nbsp;Avant de parler de rechute, il faut d&#8217;abord arriver au rebond&nbsp;&raquo;, dit-il, rappelant que seules quelques économies sont pour le moment sorties de la récession (Japon, France, Allemagne&#8230;).</p>
<p>Dans leur ensemble, les experts conviennent toutefois que l&#8217;économie mondiale n&#8217;est pas à l&#8217;abri d&#8217;une nouvelle embardée.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La reprise actuelle est tirée par des forces temporaires liées aux plans de relance qui vont s&#8217;épuiser progressivement. Une sortie trop rapide de ces mesures pourrait provoquer une rechute&nbsp;&raquo;, relève Michel Aglietta, directeur du Centre d&#8217;études prospectives et d&#8217;informations internationales (CEPII).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il serait imprudent de retirer ces mesures avant que la reprise soit fermement enclenchée&nbsp;&raquo;, abonde Eswar Prasad.</p>
<p>Des organisations internationales traditionnellement allergiques aux déficits (FMI, OCDE&#8230;) conseillent d&#8217;ailleurs aux États de ne pas réduire brutalement leurs dépenses pour ne pas étouffer la reprise.</p>
<p>La question du &laquo;&nbsp;timing&nbsp;&raquo; ne règlera pas tout. <strong>Une fois passés les effets des plans de relance, le secteur privé devra impérativement prendre le relais de l&#8217;investissement public pour consolider la reprise.</strong> Et c&#8217;est là que le bât blesse.</p>
<p>Affaiblies par la crise et soumises à des conditions de crédit resserrées, les entreprises n&#8217;ont pas vraiment la tête à investir. Parallèlement, la flambée attendue du chômage devrait porter un nouveau coup au pouvoir d&#8217;achat et à la consommation des ménages, traditionnel moteur de croissance (environ 70% du PIB américain).</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;économie aura du mal à trouver des relais dans le privé&nbsp;&raquo;, assure Henri Sterdyniak de l&#8217;Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), selon qui les &laquo;&nbsp;grands déséquilibres n&#8217;ont pas été résolus&nbsp;&raquo;.</p>


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		<title>Crise des économistes ? Eclaircissements.</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 22:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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Entré au sein de l’organisation patronale française en 1969 (alors CNPF, rebaptisée Medef), Jean-Luc Gréau y officia comme lobbyiste. Un passé qui n’empêche pas cet auteur de faire le procès de la doxa financière et libre-échangiste, dès son premier livre, L’Avenir du capitalisme (1998), puis dans Le Capitalisme malade de sa [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Articles paru dans Le Temps</em></p>
<p>Entré au sein de l’organisation patronale française en 1969 (alors CNPF, rebaptisée Medef), Jean-Luc Gréau y officia comme lobbyiste. Un passé qui n’empêche pas cet auteur de faire le procès de la doxa financière et libre-échangiste, dès son premier livre, L’Avenir du capitalisme (1998), puis dans Le Capitalisme malade de sa <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> (2005). Un thème repris dans son dernier ouvrage, La Trahison des économistes (Gallimard, 2008).</p>
<p><strong>Samedi Culturel: En dénonçant une trahison des économistes, vous portez un regard quasi épistémologique sur la crise financière actuelle. La faute reviendrait donc à ces universitaires ayant conçu la pensée néolibérale depuis 30 ans?</strong></p>
<p>Jean-Luc Gréau: La cristallisation de cette pensée économique s’est faite de façon progressive. Si Milton Friedman est présenté comme celui qui fut à son origine, des événements politiques lourds ont assis cette pensée: le changement de politique monétaire aux États-Unis – à l’initiative de Paul Volcker en 1979 – puis l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher. Le reste des économistes a ensuite été influencé par les évolutions financières du début des années 1980, en particulier la prise de pouvoir des opérateurs sur les marchés financiers. Ensuite, il y a eu la volonté de rendre les banques centrales indépendantes, c’est-à-dire de leur permettre de déterminer leur politique selon les critères qui leur sont le plus appropriés.</p>
<p><strong>En quoi ce dernier événement – une politique monétaire indépendante –, qui peut sembler anodin pour le néophyte, va-t-il en réalité influencer la manière dont on perçoit tout le système économique?</strong></p>
<p>Parce que, soudain, ces banques centrales passent de la tutelle de l’Etat à la subordination aux marchés financiers. Aussi bien la lutte contre l’inflation – leur dogme officiel – ou leurs actions en matière de crédit ont été poursuivies pour satisfaire ces marchés. Résultat, à chaque fois que l’économie américaine traverse une récession – comme en 1993 ou en 2001 –, on assiste à une politique de relance excessive qui n’est plus décidée par l’Etat mais par des banquiers centraux indépendants… Ce qui a fini par provoquer la bulle du crédit aux États-Unis.</p>
<p><strong>Pourtant, on loue à l’époque l’habileté du plus célèbre de ces banquiers centraux, Alan Greenspan: c’était alors la victoire – non la trahison – des économistes…</strong></p>
<p>Cela prouve le suivisme des commentateurs, qui n’ont pas vu que cette politique vise délibérément à doper – au sens sportif du terme – les marchés. Au lieu, par exemple, de tirer la sonnette d’alarme sur le niveau d’endettement déjà atteint par les ménages américains. Or, c’est cet envol d’un endettement forcé des ménages à partir de la fin des années 1980, combiné à ce dopage des banques centrales – et, il est vrai, à des progrès technologiques –, qui a soutenu l’activité aux États-Unis. Cette crise souligne surtout qu’il nous manque toujours un nouveau Keynes, un nouveau Schumpeter. Certes, des économistes ont vu les risques encourus, comme Nouriel Roubini [New York University], Paul Krugman [Nobel 2008] ou Stephen Roach [ex-chef économiste de la banque Morgan Stanley]. En dépit de leur lucidité, ils n’ont pas encore construit une théorie ordonnée…</p>
<p><strong>L’une des thèses les plus contestées de votre ouvrage tient au procès que vous faites du libre-échange. Au regard de la croissance connue par l’Asie grâce au commerce, cette vision n’est-elle pas rétrograde, voire réactionnaire?</strong></p>
<p>Ces vingt dernières années, le libre-échange a provoqué un ralentissement de la progression salariale. Mais ce n’est en rien un effet collatéral, comme on le dit. C’est précisément le but visé, afin que les actionnaires puissent recevoir des dividendes plus importants. Protectionnisme ne veut pas dire marchés fermés: il y aura des droits de douane, mais les pays qui voudront produire sur notre sol pourront le faire. Cette approche peut être contestée. Mais il faut bien entrer dans le conflit intellectuel et politique pour pouvoir entamer un débat qui n’a toujours pas été complètement ouvert. On est resté à la marge en parlant de nouvelle supervision financière, sans poser le problème de l’équilibre du système à l’échelon mondial. Sans parler des échanges commerciaux déséquilibrés, des transferts financiers extraordinairement importants pour financer le déficit des États-Unis.</p>
<p><strong>Cela signifie-t-il remettre à plat le système monétaire international où réside, selon vous, l’un des déséquilibres les plus profonds ayant conduit à la crise actuelle?</strong></p>
<p>Il faudra bien un jour que les monnaies soient amarrées de façon plus ou moins fixe les unes par rapport aux autres, et que leur cours soit influencé en fonction de la production économique des différents pays concernés. Et, oui, il faudra un nouvel accord sur le système monétaire, un Bretton Woods II. Mais cela signera la fin de l’hégémonie américaine. Car si le dollar était en position centrale lors des accords de Bretton Woods, c’est parce que l’Amérique réalisait alors la moitié de la production industrielle mondiale. Ce n’est plus le cas.</p>
<p><em>Propos recueillis par Pierre-Alexandre Sallier</em></p>
<p>Comment considérer de tels propos ? La conclusion de cet interview laisse pourtant sans voix: en effet, dire qu&#8217;il &laquo;&nbsp;faudra bien un jour que les monnaies soient amarrées de façon plus ou moins fixe les unes par rapport aux autres&nbsp;&raquo; ne peut que bousculer n&#8217;importe quel économiste. Comment un pays pourrait auto-réguler son commerce international afin de ne pas déstabiliser sa situation économique sans une flexibilité de la valeur de sa monnaie par rapport aux autres ? Comment deux pays, aux situations économiques complètement divergentes, peuvent avoir une certaine rigidité (amarre) dans l&#8217;expression du taux de change de leurs monnaies de l&#8217;une par rapport à l&#8217;autre ? Cela ne créerait-il pas un aléa moral pour dont les cambiste seraient les premiers à se frotter les main d&#8217;une telle imperfection du marché ?</p>
<p>Les remarques sont nombreuses, mais ce n&#8217;est pas tout. La remise en question du libre échange est du moins douteuse: &laquo;&nbsp;Ces vingt dernières années, le libre-échange a provoqué un ralentissement de la progression salariale.&nbsp;&raquo; Mais cela ne dit rien du pouvoir d&#8217;achat (c&#8217;est à dire si l&#8217;on parle de salaire réel ou nominal), des tensions commerciales apaisées (ce qui évite parfois certains conflits) ou des facteurs exogènes au libre échange. De plus, la tournure de la phrase ne va pas à l&#8217;encontre d&#8217;une progression salariale, c&#8217;est juste que cette dernière ralentit. Enfin, la sortie des Trente glorieuses dans les années 1970 a marqué le début de ce ralentissement, et ce n&#8217;était pas ces vingt dernières années.</p>
<p>Mais le comble est tout de même atteint lorsque Mr Gréau aborde le thème de l&#8217;indépendance des banques centrales: &laquo;&nbsp;Parce que, soudain, ces banques centrales passent de la tutelle de l’Etat à la subordination aux marchés financiers.&nbsp;&raquo; A l&#8217;entendre, on sent bien qu&#8217;il aurait préféré que ces banques centrales, éléments stratégiques de la stabilisation économique (et non pas financière), soient soumise aux aléas politiques. Imaginez le président américain sortant, quelques mois avant son élection, dicter la politique monétaire aux économistes agenouillés à ses désirs de réélection et de satisfaction du peuple, au mépris des marchés financiers, de l&#8217;équilibre économique et des relations monétaires internationales. Nous ne préférons pas l&#8217;imaginer car à chaque transition politique, le risque d&#8217;ingérence se déporterait sur une économie qui peut basculer très vite vers un chaos bien singulier. De plus, les banques centrales sont attentives au comportement des marchés financiers sans pour autant laissé transparaitre un biais à la hausse ou une volonté explicite de hausse continu. Les banquiers centraux sont bien plus attentifs à l&#8217;inflation, à la production, au chômage et aux autres variables réelles plutôt qu&#8217;aux Noisy traders et autres turbulences financières qui créeraient aussi un risque moral non négligeable si ces financiers savaient que les banquiers centraux leur étaient tant attentifs que monsieur Gréau le prétend.</p>
<p>La crise n&#8217;est donc pas que financière ou économique à en lire cet interview&#8230;</p>


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		<title>Bientôt, la revanche du chartisme ! (Analyse Technique)</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:58:11 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur Boursorama.com ou NewsManagers.com, on pouvait lire un article fort troublant, intitulé: &laquo;&nbsp;Bientôt, la revanche du chartisme !&nbsp;&raquo; (Par Didier Laurens). En voici le contenu:</p>
<p>Pour Antoine Billot, professeur de sciences économiques à l&#8217;Université de Paris II et membre honoraire de l&#8217;Institut Universitaire de France, la crise va favoriser le renouveau du chartisme, même si cette discipline doit encore trouver son langage théorique. Comme Antoine Billot, Thami Kabbaj, thésard et auteur d&#8217;un livre sur la psychologie des traders (Editions Eyrolles), considère que la revanche du chartisme passe aussi par la reconnaissance du monde académique.</p>
<p><em>- Newsmanagers.com : Pourquoi le chartisme est-il tant décrié ?</em><br />
Antoine Billot / Thami Kabbaj  : Le chartisme – l’analyse technique financière popularisée en Occident par Charles Dow, le créateur du Wall Street Journal – a fait l’objet d’une véritable campagne de démolition systématique à partir des années 60. Au mieux l’assimilait-on alors à une approche financière de la voyance (une boule de cristal en guise de modèle), au pire à une conception nocive autant qu’archaïque des marchés financiers ; on traitait les chartistes de noise traders et – défaut suprême – on considérait l’analyse technique comme moins noble que l’analyse fondamentale en ceci que, d’essence empirique, elle n’était pas parée des atours rassurants et abscons de la science. C’est ainsi que, malgré sa relative jeunesse, l’analyse fondamentale a très vite réussi à s’imposer auprès du monde académique puis, par contagion, à convertir ceux des jeunes traders qui, de par leur formation, étaient a priori plus sensibles au charme élitiste d’une équation mathématique qu’à celui, apparemment plébéien, d’une analyse empirico-statistique.</p>
<p><em>- Le chartisme a-t-il, malgré tout, conservé sa place dans l&#8217;univers de la gestion d&#8217;actifs ?</em><br />
AB/TK : Au terme de cette campagne de dénigrement, force est de constater que l’aura du chartisme n’a pas diminué auprès du grand public, ni d’ailleurs auprès des professionnels les plus méfiants, c’est-à-dire les plus roués aux caprices des marchés. Bien au contraire. Ainsi, des gérants aussi renommés que Steve Alan Cohen, Bruce Kovner ou Paul Tudor Jones, qui opèrent sur les marchés depuis plusieurs décennies et affichent régulièrement des performances très élevées, restent des partisans affichés de l’analyse technique.</p>
<p><em>- Pourquoi le chartisme conserve-t-il  cette &laquo;&nbsp;popularité &nbsp;&raquo; ?</em><br />
AB/ TK : Les raisons de la résistance du chartisme sont multiples. D’abord, l’analyse fondamentale est comme un &laquo;&nbsp;torchon sur un télescope&nbsp;&raquo; quand il s’agit de prévoir une crise majeure (bulle spéculative, krach…) : en mars 2000, 99 % des analystes de Wall Street étaient résolument acheteurs ; plus récemment encore, en dehors de quelques très rares exceptions comme Nouriel Roubini, aucun fondamentaliste &laquo;&nbsp;intégriste&nbsp;&raquo; ne parvenait à anticiper les conséquences de la crise des subprimes. Ensuite, les scandales qui ont émaillé la vie financière de ces dernières années (Enron, Parmalat, WorldCom, EADS, etc.) démontrent à l’évidence l’effet éminemment pervers des asymétries informationnelles que les fondamentalistes nient par aveuglement théorique ou par idéologie. Enfin, certains économistes, comme Cheol-Ho Park ou Scott H. Irwin, font état de ce que sur 92 analyses récentes fondées sur l’analyse technique, 58 publient des résultats positifs et seulement 24 études des résultats négatifs. De même, de nombreux sondages réalisés auprès des professionnels démontrent que pour une grande majorité d’opérateurs, l’analyse technique s’affirme comme la méthode la plus efficace afin d’anticiper les cours boursiers à court terme autant qu’à moyen terme. En outre, dès 1983, des économistes comme Meese et Rogoff révélaient que les modèles macroéconomiques classiques prévoyaient moins bien l’évolution des taux de change, malgré la sophistication des techniques statistiques employées, que les modèles naïfs fondés sur de simples moyennes mobiles.</p>
<p><em>- Pourquoi le succès du chartisme est-il, malgré tout, limité ? </em><br />
AB/TK : Malgré son succès avéré donc auprès des opérateurs financiers, le chartisme n’a pas encore réussi à acquérir de véritable légitimité au-delà d’un certain cercle. C’est que la revanche du chartisme ne peut passer que par la reconnaissance du monde académique. Et les nombreux éléments empiriques et théoriques cités plus haut ne parviennent pas pour l’instant à le convaincre tout à fait — en raison sans doute d’une méconnaissance de cette approche plutôt que d’une réticence argumentée à son endroit. Même si, ces dernières années, plusieurs recherches ont été menées qui prouvent la réelle efficacité de l’analyse technique — Carol Osler, économiste à la Réserve fédérale américaine, ou Andrew Lo, responsable du département ingénierie financière du MIT, ont ainsi montré (séparément) qu’il était possible d’anticiper correctement les mouvements à court terme grâce à l’analyse technique — le chartisme doit encore inventer son langage théorique, celui avec lequel il s’adressera au monde académique pour le convaincre.</p>
<p><em>- Comment améliorer la scienticité du chartisme ? </em><br />
AB/TK : Plusieurs pistes sont actuellement suivies par les théoriciens qui défrichent le sujet. D’abord, l’analyse technique a depuis longtemps pris la mesure de l’importance de la psychologie dans la détermination des cours boursiers et cela, bien avant les travaux effectués par les comportementalistes — lesquels insistent désormais sur l’importance des biais psychologiques dans l’explication des anomalies boursières, sans toutefois en tirer de conclusions particulières. L’analyse technique, qui repose avant tout sur l’existence de comportements récurrents chez les opérateurs, produit déjà, quant à elle, des figures chartistes, c’est-à-dire en réalité des modèles graphiques aptes à décrire certaines des nuances les plus fines de la psychologie des intervenants.</p>
<p><em>- Y-a-t-il d&#8217;autres pistes ?</em><br />
AB/TK : Ensuite, une deuxième piste semble particulièrement prometteuse : celle reposant sur la Case Based Decision Theory. Selon cette théorie récente, la prise de décision en situation d’incertitude est essentiellement fondée sur l’expérience accumulée au sein de la mémoire des décisions passées. Et contrairement à l’analyse fondamentale qui est &laquo;&nbsp;rule-based&nbsp;&raquo; plutôt que &laquo;&nbsp;case-based&nbsp;&raquo;, l’analyse technique requiert précisément, afin de prédire l’avenir, de repérer les récurrences dans la séquence des données passées.</p>
<p><strong>Lorsque la lecture de cette article/interview prend fin, de nombreuses questions restent en suspens: nous allons donc les poser et tenter d&#8217;y répondre, pour chacune des questions.</strong></p>
<p><em>Pourquoi le chartisme est-il tant décrié ?</em><br />
Prenez un feuille Excel, tracez une variable aléatoire sur 400 lignes par exemple. Programmez une moyenne mobile à 20, 50 et 100 jours. Que remarquez vous ? Que les propriétés statistiques de cette série temporelle sont identiques aux propriétés statistiques de l&#8217;Analyse Technique. Évidement, qui dit propriétés statistiques parle de &laquo;&nbsp;charme élitiste&nbsp;&raquo; de formules mathématiques. Mais ce qui ressort de cet exemple simple, c&#8217;est que le pouvoir explicatif de cette analyse &laquo;&nbsp;empirico-statistique&nbsp;&raquo; est nul car rien n&#8217;explique les variations d&#8217;une variable aléatoire (puisque aléatoire), pourtant, l&#8217;Analyse Technique prétend pouvoir l&#8217;expliquer. C&#8217;est une première absurdité puisque, même si la controverse peut exister à considérer les variations d&#8217;un actif ou d&#8217;un panier d&#8217;actifs comme une variable aléatoire, prétendre expliquer ou prévoir des variation qui par définition n&#8217;ont pas d&#8217;explication relève de la pure chimère, d&#8217;une approche financiaro-statistique de la voyance. Bien que l&#8217;analyse technique se rapproche plus de l&#8217;analyse des comportements plutôt que de l&#8217;explication des variations d&#8217;une donnée financière, même en cela son pouvoir explicatif est biaisé, puisque ces comportements (rationnels ou non) sont mieux expliqué par une approche psychologique que par une approche qui tente d&#8217;expliquer l&#8217;inexplicable.</p>
<p><em>Le chartisme a-t-il, malgré tout, conservé sa place dans l&#8217;univers de la gestion d&#8217;actifs ?</em><br />
Cette croyance, tout comme la voyance, n&#8217;échappe pas au phénomène de son auto-réalisation: plus on y croit et on dit que cela marche, et plus le fait que toute la masse y croit fait de cette croyance une réalisation concrète conforme aux prévisions (prédictions de la voyante). Donc, être fier de la victoire d&#8217;une maladie sur une grande masse des participants au marché parait relativement douteuse du fait que si ces croyances n&#8217;avaient pas été véhiculés par une (des)information soutenue, elles n&#8217;auraient jamais existé, contrairement aux fondements financiers et économiques qui de toute évidence expliquent plus de variance que n&#8217;importe quel indicateur technique (même réunis).</p>
<p><em>Pourquoi le chartisme conserve-t-il  cette &laquo;&nbsp;popularité &nbsp;&raquo; ?</em><br />
Mais de quoi parle-t-on ? Si ces chartistes qui sont si nombreux et si éclairés étaient des visionnaires avertis, pourquoi n&#8217;ont-ils pas tous annoncé au monde leurs prévisions? Pour la simple et bonne raison que la plupart étaient fausses ! Par contre, de nombreux économistes disaient vrai. Par exemple, certains économistes du NBER (National Bureau of Economic Research) avaient averti une année avant le début de la crise des subprimes qu&#8217;une hausse virulente des prix du pétrole étaient toujours suivie d&#8217;une violente récession. D&#8217;autres, outre Nouriel Rubini qui n&#8217;est pas le seul contrairement à ce que l&#8217;on peut croire, ont tous prédit avec plus ou moins d&#8217;avance les conséquences et/ou les remèdes de cette crise. D&#8217;autres encore avaient prévenu à mainte reprise le Trésor et la Fed américaine de l&#8217;instabilité économique qu&#8217;avaient fait naitre ces crédits hypothécaires financiarisés. La négation des annonces de ces économistes n&#8217;est pas de la faute des chartistes, ils ne sont responsables d&#8217;aucun des maux ; elle profite plutôt aux gouvernements qui savaient mais qui voulaient, à tort ou à raison, maintenir une certaine confiance ambiante (afin de ne pas aggraver la crise peut-être) qui n&#8217;a pas tenue bien longtemps. Quoi qu&#8217;il en soit, depuis 1983, les sciences économiques, théoriques et empiriques, ont fondamentalement changées. Depuis les théories de Rogoff, l&#8217;économie en général s&#8217;est transfigurée. Est-ce que cela ne doit-être qu&#8217;au détriment de la théorie économique &laquo;&nbsp;élitiste&nbsp;&raquo; ? Bien sur que non. Depuis 1983, l&#8217;analyse technique a aussi évoluée, avec de nouveaux indicateurs et de nouveaux gourous. Est-ce que ce développement s&#8217;est pour autant effectué au détriment des théories économiques ? Bien sur que non. Pour répondre clairement à la question, l&#8217;Analyse Technique n&#8217;a pas gagnée une once de popularité en milieu universitaire (et c&#8217;est tant mieux). En effet, les théoriciens se refusent à l&#8217;enseigner, laissant cette corvée à quelques statisticiens qui composent certains de leurs exercices de licence en vue de faire travailler les élèves à améliorer leur manipulation des multiplications et des divisions (et de la voyance ?). Bref, cette matière, qui n&#8217;en est pas (puisque qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une application statistique plutôt que d&#8217;une théorie économie et/ou financière), a de grand jours devant elle, mais pas à l&#8217;université ou dans les grandes écoles. La popularité viens de quelques illuminés qui gagnent en appliquant ces techniques (pour 10000 fois plus d&#8217;illuminés qui s&#8217;éteignent (perdent) en faisant pareil mais qui se taisent, sans doute par honte de parler&#8230;). A ce rythme, cela ne peut que devenir de plus en plus populaire: autant en économie, une erreur de prévision trouve une explication théorique qui pointe du doigt les défaillances de la précédente, autant dans la pratique de la voyance, on ne pointe du doigt que les succès, alors que les échecs sont bien plus nombreux et n&#8217;ont pas d&#8217;explication par cette même théorie si ce n&#8217;est la sortie d&#8217;un nouvel indicateur confirmant ou infirmant les erreurs passées qui ne sont toutefois presque jamais médiatisés (parce que inexplicables ?).</p>
<p><em>- Pourquoi le succès du chartisme est-il, malgré tout, limité ? </em><br />
Même si certains théoriciens ont montré qu&#8217;une discipline purement statistique pouvait servir les opérateurs financiers à des fin prévisionnelles à court terme, la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> (tout comme l&#8217;économie) ne doit pas être un disciple du court termisme. Et si la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> ne se voit qu&#8217;à court terme, alors elle cours à sa perte. Par ailleurs, aucun économiste ne considère l&#8217;économie à court terme, alors pourquoi la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> me direz vous ? Peut-être à cause de l&#8217;analyse chartiste, surement à cause de l&#8217;appât du gain rapide. Mais ce qui est certain, c&#8217;est que le développement du chartisme ne peut être que limité pour les raisons cités précédemment. Du simple fait qu&#8217;elle n&#8217;est pas enseigné dans les haut lieux de recherche, elle ne peut se développer plus structurellement et rigoureusement (revues à comité de lecture par exemple). Et c&#8217;est tant mieux ! En effet, pourquoi créer une revue à comité de lecture pour une matière qui parait scientifique mais qui ne propose que des contradictions fonctions de celui qui regarde le graphique ? La recherche fondamentale, ce n&#8217;est pas ça, et espérons que cela ne le devienne jamais.</p>
<p><em>- Comment améliorer la scienticité du chartisme ? </em><br />
Dernière question, comme pour remédier à la précédente réponse, le remède se trouve ailleurs, dans l&#8217;au delà, où dieu nous expliquera nos erreurs de voyance. Trêve de plaisanterie: la scienticité du chartisme ne peut être améliorée que par une véritable trouvaille admise par tous et vérifiée au moins théoriquement et au mieux empiriquement (ou l&#8217;inverse selon vos sensibilités épistémologiques). Mais tout cela est loin d&#8217;être le cas. Peut-être que cela commence par une interprétation plus rigoureuses, d&#8217;autres diront (beaucoup parmi les 10000 illuminés qui brillent moins) que cela commence par une amélioration des résultats, mais tous s&#8217;accorderont à dire que les réponses aux variations boursières se trouvent plus à l&#8217;échelle macro/micro économique qu&#8217;à la lecture d&#8217;un graphe.</p>


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		<title>L&#8217;inflation expliquée à ma fille&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 11:15:38 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Une vidéo très bien faite sur l&#8217;inflation, qui explique les phénomènes de base et les appréhensions historiques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.economie-finance.com/data/inflation.html" rel="facebox"><img class="size-full wp-image-199 aligncenter" title="L'inflation expliquée à ma fille..." src="http://www.economie-finance.com/wp-content/uploads/2009/06/camille.jpg" rel="facebox" alt="L'inflation expliquée à ma fille..." width="450" height="100" /></a></p>


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		<title>Enseignants-Chercheurs: l&#8217;Etat doit réformer.</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 14:14:25 +0000</pubDate>
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<li><a href='http://www.economie-finance.com/analyse-recherche-politique-economique-financiere-bourse-marches-monnaie-monetaire-madame-ministre-economie-finance/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Madame la ministre de l&#8217;économie&#8230;'>Madame la ministre de l&#8217;économie&#8230;</a></li>
</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut trouver un moyen d&#8217;inciter les meilleurs chercheurs, français ou non, à s’établir en France tout en donnant l&#8217;opportunité aux nouveaux entrants de devenir de bons chercheurs de niveau international. Sauf que l’un ne va pas sans l’autre : sans l’apport des meilleurs chercheurs, les nouveaux entrants ne peuvent s’épanouir car le contact et la proximité jouent un rôle fondamental dans la recherche. Une publication dans une revue internationale nécessite des années de préparation, et de multiples rencontres, et si les meilleurs ne sont pas à proximité des nouveaux entrants ou des chercheurs moins productifs (mais pas forcement moins intelligents), soit l’une des deux parties se déplace (en général, départ pour les USA, l’Angleterre ou le Canada), soit la recherche tombe dans les oubliettes ou dans le meilleur des cas se fragmente en petites publications dans des revues insignifiantes. </p>
<p>En somme, il faut valoriser la recherche tant par une incitation salariale (est-ce normal qu’un chercheur français soit moins bien payé qu’un chercheur américain ou anglais alors que l’on souhaite être meilleur qu’eux ?) que par une incitation académique (titres, responsabilités académiques, encadrement de séminaires). Pour rivaliser avec les autres pays, il faut non seulement s’en inspirer mais surtout faire mieux qu’eux : il faut donc payer les chercheurs autant ou plus que ce qu’ils gagneraient à l’étranger et les faire monter de grade académique (et donc de salaire) uniquement en fonction de leurs contributions scientifiques (évaluation par des chercheurs du même domaine de recherche) et/ou de leur qualité d’enseignement (évaluation par les élèves).</p>
<p>Beaucoup de chercheurs dans des domaines plus scientifiques, sont d’anciens ingénieurs. Question : comment inciter nos têtes pensantes, nos « élites », à s’investir dans la recherche (3 années d’études supplémentaires, au minimum, et un salaire d’entrée mensuel de 1700 euros net à l’université) alors qu’à la sortie de leur école d’ingénieur, les meilleurs sont foncièrement incités à entrer dans le marché du travail (et commencent en moyenne à 2400 euros net par mois alors qu’ils peuvent être d’excellents chercheurs) ?</p>
<p><strong>Il n’y a pas de crises de vocations, il y’a surtout un problème d’incitation.</strong> C’est d’ailleurs aussi valable en sens inverse : pourquoi les universités américaines sont-elle les meilleures ? Cf. ci avant concernant la rémunération des enseignants, mais pas seulement : le coût d’entrée à l’université américaine est dissuasif et permet, en plus de financer l’université, évidemment, de faire prendre conscience à l’étudiant qu’il DOIT réussir, sinon ce sont par exemple 30000 euros fichu à la poubelle. De plus, ce processus, en plus d’être rémunérateur, permet aussi et surtout d’être discriminant car les mauvais ne vont pas s’investir dans les études alors qu’actuellement, à l’université, tant en licence qu’en master, les mauvais sont nombreux…  a cause de la quasi gratuité de l’université française.</p>
<p>Cela dit, des systèmes de bourse envers les élèves les plus modestes mais les plus prometteurs (et uniquement eux) serait mis en place en parallèle afin de donner sa chance aux plus démunis mais aux plus intelligents. Ce système permet aussi aux plus mauvais qui ont les moyens de payer leur scolarité de réfléchir à deux fois avant de s’investir tant scolairement que pécuniairement dans une scolarité universitaire où la présence devra, à terme, être rendue OBLIGATOIRE à tous les cours et TD.</p>
<p>En effet, quel intérêt à l’Etat ou le contribuable à financer des enseignants, bon ou mauvais, pour donner des cours à 60% des élèves : c’est tout de même 40% de pertes mutuelles car tant le contribuable (qui participe à une part du financement de l’Etat) et l’Etat (qui subventionne et reparti les aides publiques) sont perdant si des mesures ne sont pas prises. Enfin, il est clair que si l’étudiant paie plus cher sa scolarité, il viendra assister au cours…</p>
<p>Concernant la qualité des enseignants en tant qu’enseignant, en plus de les valoriser par la recherche, il faut valoriser les meilleurs enseignants pour leurs qualités pédagogiques car c’est aussi l’objectif d’une (bonne) université : l’enseignement des savoirs. Un mécanisme d’évaluation régulier par tous les étudiants (donc obligatoire) doit être mis en place. </p>
<p>Concernant les mécanismes de financement, le rôle de l’Etat doit certes continuer via un mécanisme de subventions régulières et constantes et par un mécanisme de prime à la recherche : les universités qui publient le plus (avec une pondération en fonction de la qualité des revues académiques) recevront des subventions-primes  que d’autres qui ne publient pas ou peu ne recevront pas. Un part fixe (pour le service public) et une part variable (pour la recherche). Avec l’autonomie des universités, cela permettrait d’ailleurs d’allouer ces primes aux chercheurs qui publient beaucoup et/ou dans de grandes revues (ce qui incite les meilleurs chercheurs à venir en France) ou de réserver cet argent à l’investissement (recrutement de professeurs, achat de matériel spécifique etc…).</p>
<p>Toujours concernant les financements, le rôle du privée ne doit pas être négligé et doit être encouragé par l’Etat (défiscalisations spécifiques pour la recherche ?) et par les universités. L’indépendance de ces dernières lui laisse le choix des mécanismes, mais l’Etat doit évidemment inciter l’investissement (régulier) des entreprises dans l’université et les jeunes de demain.</p>
<p>Concernant la réforme, il ne faut surtout pas cantonner un enseignant chercheur vers l’un ou l’autre car il doit faire les deux : <strong>enseigner et chercher</strong>. Limiter ses heures de cours à un certain quota doit lui permettre de chercher, et avec ces mesures incitatives citées plus haut, ce sera le cas, contrairement à aujourd’hui.</p>
<p>En conclusion, un enseignant chercheur devra être jugé, comme son nom l’indique, tant par rapport à ses qualités d’enseignant que par rapport à ses résultats de recherche. L’université française doit être remodelée voir transformée en profondeur afin de rivaliser avec les universités du monde entier. La recherche, tant scientifique que littéraire ou philosophique est une spécificité française de longue date et se faire dépasser par d’autres pays ne doit pas être synonyme de fatalisme, mais d’action. </p>
<p><em>Par un chercheur&#8230;</em></p>


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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2009 23:00:24 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout commença en 1920, à Boston.</strong></p>
<p>Une chaîne de Ponzi, dynamique de Ponzi, ou jeu de Ponzi, est un système de vente pyramidale, une forme d&#8217;escroquerie par cavalerie, fonctionnant par effet boule de neige, consistant en la promesse de profits très intéressants, financés par l&#8217;afflux de capitaux investis progressivement, jusqu&#8217;à l&#8217;explosion de la bulle spéculative ainsi créée. Ce système tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération immobilière frauduleuse en Californie fondée sur ce principe.</p>
<p>Charles Ponzi utilisa ce système en 1920 à Boston, ce qui fit de lui, personne anonyme, un millionnaire en six mois. Les profits étaient censés provenir d&#8217;une spéculation sur les International postal reply coupons (« Coupons-réponse internationaux »), avec un rendement de 50 % en 90 jours. Environ 40 000 personnes investirent environ 15 millions de dollars, dont seulement un tiers leur fut redistribué.</p>
<p>L&#8217;Union Postale Universelle (UPU) qui regroupe les administrations postales du monde depuis 1878 &#8211; avait répondu le 1er octobre 1907 par la création des Coupons-réponse internationaux à la demande de l&#8217;émission d&#8217;un timbre-poste universel. Un particulier achetait dans son pays un Coupon-réponse international au prix de 0,28 Franc (ou son équivalent) et l&#8217;envoyait à son correspondant, partout dans le monde. Ce destinataire se rendait dans un quelconque bureau de poste où, contre la remise de ce coupon, il recevait un ou plusieurs timbres-poste de son pays, d&#8217;une valeur correspondant à l&#8217;affranchissement d&#8217;une lettre en service international (0,25 Franc ou son équivalent). La différence de 0,03 Franc servait à couvrir les frais de compensation entre les administrations postales, l&#8217;une ayant reçu la totalité de l&#8217;argent du coupon, l&#8217;autre ayant vendu un timbre-poste sans perception d&#8217;argent. Comme il y avait à cette époque une bonne stabilité de la parité de change des monnaies, le système pouvait fonctionner sans problèmes.</p>
<p>La sortie de la Première Guerre mondiale et ses conséquences financières dans l&#8217;économie mondiale ont totalement ébranlé le système de par les dévaluations fréquentes constatées et l&#8217;augmentation des tarifs postaux qui s&#8217;ensuivirent. Des administrations postales devenaient déficitaires dans ces échanges et durent prendre des mesures restrictives à l&#8217;utilisation de ce service.</p>
<p><strong>Mise en situation</strong></p>
<p>Imaginons que quelqu&#8217;un propose un investissement à 100 % d&#8217;intérêts : vous lui donnez 100 euros, il vous en rend 200 en utilisant l&#8217;argent déposé par les clients suivants (il lui suffit d&#8217;ailleurs de proposer un rendement double des rendements connus du marché pour s&#8217;attirer de la clientèle et pour durer). Le système est viable tant que la clientèle afflue, attirée en masse par les promesses financières (et d&#8217;autant plus tentantes que les premiers investisseurs sont satisfaits et font une formidable publicité au placement). Les premiers clients, trop heureux de ce formidable placement, reviennent dans la chaîne eux aussi, s&#8217;ajoutant à tous ceux auxquels ils ont prêché.</p>
<p>Le phénomène fait alors boule de neige, entretenu tant que l&#8217;argent rentre et permet de payer à 100 % les nouveaux investisseurs. L&#8217;organisateur prend une commission, bien compréhensible lorsque l&#8217;on voit les promesses qu&#8217;il fait, et qu&#8217;il tient. La chaîne peut durer tant que les clients arrivent par 2, 4, 8, 16, 32, etc. Lorsque la chaîne se coupe, la bulle éclate : tous les derniers investisseurs sont spoliés. Sont gagnants ceux qui ont quitté le navire à temps et, surtout, l&#8217;organisateur qui est très rarement un banquier.</p>
<p><strong>Chaînes de Ponzi célèbres</strong></p>
<p>En 1997, l&#8217;Albanie a connu l&#8217;effondrement de « banques pyramidales » qui ont provoqué des émeutes causant des milliers de morts.</p>
<p>En novembre 2008, 500 000 Colombiens ont été victimes de la société d&#8217;investissement Proyecciones DRFE Dinero rapido, facil y en efectivo (argent facile, rapide et en liquide) qui reposaient sur un système de Ponzi.</p>
<p>L&#8217;homme d&#8217;affaires américain Bernard Madoff, qui n&#8217;est pas banquier, a créé un schéma de Ponzi qui a fonctionné pendant 48 ans, de 1960 à 2008. Il était gérant d&#8217;un hedge fund qui promettait des retours sur investissements relativement élevés, de l&#8217;ordre de 8 à 12% par an. Mais ce qui sortait le plus de l&#8217;ordinaire avec les performances qu&#8217;affichaient ses fonds était l&#8217;absence de retours négatifs sur de très longues périodes et une volatilité (l&#8217;équivalent du risque de l&#8217;investissement) très faible. Autre indice alarmant, à la clôture de chaque exercice, Madoff déclarait être liquide, c&#8217;est-à-dire détenir tous ses avoirs en liquidités, et ainsi ne publia jamais de relevés indiquant la quelconque possession de titres financiers. Enfin, les titres sur lesquels il disait investir, notamment des options sur indices, n&#8217;étaient pas assez liquides pour &laquo;&nbsp;absorber&nbsp;&raquo; les volumes qu&#8217;un fonds de la taille de celui que Madoff aurait engendré. L&#8217;utilisation de clients réputés et des postes élevés dans l&#8217;administration, l&#8217;assuraient d&#8217;un prestige important. Lorsque de nombreux clients ont souhaité retirer leurs avoirs de sa société d&#8217;investissement en 2008, à la suite de la crise financière, ils se rendirent compte que les caisses étaient vides et qu&#8217;ils avaient perdu tout leur argent. Avant son arrestation, Bernard Madoff gérait officiellement 17 milliards USD.<br />
<strong><br />
Une purge purificatrice d&#8217;assainissement</strong></p>
<p><em>Purge</em><br />
Le premier mot ne représente que le début de la crise, qui met en évidence les gros problèmes, et les règle avec les moyens du système:  le désaveu des actionnaires ou des banques sur telle ou telle entreprise entraine sa chute. Les mauvaises entreprises font faillites, et certaines qui ne l&#8217;étaient pas sont emportée dans la foulé, pour prouver que le marché n&#8217;est pas forcément parfait ou que ces entreprises n&#8217;étaient pas si saines que cela aurait du. La purge se fait donc à tout les étages de l&#8217;économie, des licenciements aux aux valeurs financières. Les mauvaises valeurs sont fortement sanctionnées, plus qu&#8217;habituellement notamment à cause de la réévaluation des primes de risque.</p>
<p><em>Purification</em><br />
Les mauvais salariés partent, certes, mais certains très bons sont emportés. Mais il faut optimiser plus que d&#8217;habitude et surtout compenser la baisse brutale de la demande. Il faut donc éliminer les &laquo;&nbsp;boulets&nbsp;&raquo; de l&#8217;économie, ces mauvaises entreprises vivants essentiellement sur des prêts prolongé ou réinitialisés tout les mois ou tout les ans, et n&#8217;étant pas capable de dégager une marge suffisante pour être indépendante financièrement. D&#8217;autres entreprises, en transition, toutes nouvelles ou déjà plus anciennes sont plus saines. Bien que leur carnet de commandes soit <em>full</em>, le contre-coup de la raréfaction du crédit incite les banque à ne même plus prêter à ces entreprises faiblement risquées. Mais ces deux derniers termes ne veulent plus rien dire en temps de crise de confiance et de crise économique majeure&#8230;</p>
<p><em>Assainissement</em><br />
Il s&#8217;agit du seul avantage d&#8217;une crise économique: plus elle a de l&#8217;ampleur, et plus le point positif de la crise se réalise. La crise des valeurs internet, qui n&#8217;était en fait qu&#8217;une simple force de rappel d&#8217;une bulle auto-entretenue, n&#8217;a pas joué son rôle d&#8217;assainissement. La faiblesse de cette crise n&#8217;a assainie que le secteur qui était concerné (les valeurs technologiques). En 2009, la crise économique et financière touche ou va toucher tous les secteurs économiques, ce qui aura pour avantage d&#8217;assainir drastiquement le système en éliminant les mauvais acteurs: en éliminant les mauvais homoeconomicus (Madoff, traders à l&#8217;égo surdimensionnés, hommes politiques et décideurs économiques et financiers) et les mauvaises firmes (Lehman Brothers, Northern Rock, Fortis&#8230;). Cet assainissement permet d&#8217;entrevoir des jours meilleurs, mais la conséquence risque d&#8217;auto-entretenir cette crise: le chômage.</p>
<p>En effet, le chômage risque d&#8217;être la nouvelle frayeur de 2009. Après la purge, la purification et l&#8217;assainissement de l&#8217;économie, la contraction du marché du travail risque d&#8217;impacter négativement de très bonnes entreprises par une accentuation de la crise de confiance et un affaiblissement de la demande due aux pertes d&#8217;empois massives. Le bénéfices de cette crise pourraient alors être effacés au détriment d&#8217;un renforcement de l&#8217;impact des ses conséquences sur elle-même.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Aléa moral, institutions et crise.</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Dec 2008 00:04:07 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Afin de mieux cerner notre propos, commençons par une définition du risque moral (moral hazard en anglais) dans le cadre d&#8217;asymétrie d’information. Le risque moral (encore appelé aléa de moralité) est le second concept induit par une situation d’information asymétrique. Mais, à la différence du risque d&#8217;antisélection, il s’agit d’un risque postérieur à la conclusion du contrat (&laquo;&nbsp;ex-post&nbsp;&raquo;). Le fait de conclure un contrat avec un agent risque de provoquer de sa part un comportement négatif (peu &laquo;&nbsp;moral&nbsp;&raquo;) susceptible d’aggraver a posteriori les conditions de la partie principale qui s’est engagée.</p>
<p>L’exemple classique est fourni en matière d’assurance. Le contrat est par nature aléatoire, c’est-à-dire que l’assureur couvre un risque dont il ne peut qu’estimer la probabilité de survenance. Or, le fait d’être garanti peut accroître la prise de risque de la part de l’assuré.</p>
<p>En supposant qu’une compagnie d’assurance accepte d’assurer les automobilistes contre les amendes et frais liés aux excès de vitesse, le risque est grand pour l’assureur de voir ses assurés rouler encore plus vite (et donc de devoir payer plus d’amendes) en raison même de l’assurance.</p>
<p>Certains prétendent aussi que le remboursement à 100 % des médicaments entraînerait une surconsommation médicale.</p>
<p>En économie financière (finances nationales ou internationales), la théorie conduit à affirmer que la remise de certaines dettes ou l’existence d’un prêteur en dernier ressort (Institution internationale, État ou Banque centrale) peut aussi inciter les agents endettés (par exemple des banques commerciales ou des pays) à prendre des risques excessifs affectant leur solvabilité puisque ces agents, quoiqu’il arrive, n’ont pas à craindre les conséquences de leurs actions.</p>
<p>En économie de la réglementation, une entreprise qui a passé un contrat avec les pouvoirs publics peut ultérieurement à la passation du contrat, se montrer peu efficace, voire inattentive à sa gestion (tel est le cas de l’entreprise indemnisée pour faire des investissements de dépollution qui se soucie peu, après avoir été indemnisée, de l’environnement ; ou du monopole public qui se préoccupe plus de son intérêt propre que de l’intérêt général).</p>
<p>La stratégie pour limiter le risque moral est double : elle passe par le contrôle du mandant ; elle peut consister aussi en l’intéressement de l’agent aux résultats afin de s’assurer de son efficacité effective.</p>
<p><strong>Quid des plans de sauvetage actuels ?</strong></p>
<p>Peu de gens se posent cette question, qui pourtant doit trouver un écho: certes les banques sont des entreprises à part, comme nous l&#8217;avons vue lors de <a title="Droit de réponse concernant la justification de l'intervention de l'état dans des banques qui sont des entreprises différentes des entreprises industrielles ou commerciales classique car elles détiennent nos comptes courants et nos épargnes." href="http://www.economie-finance.com/analyse-recherche-politique-economique-financiere-bourse-marches-monnaie-monetaire-madame-ministre-economie-finance/">précédents articles</a>, mais en quoi des entreprises industrielles telles que General Motors ou Ford sont des entreprises aussi spéciales que les banques (qui détiennent nos épargnes et nos comptes courants et qui financent l&#8217;économie via la mise à disposition de crédits et d&#8217;outils de financement) ?</p>
<p>Bien évidemment, je ne proclame pas ici ma volonté d&#8217;assainir l&#8217;économie au point de faire émerger une volonté de mise à la porte pour chômage technique de milliers d&#8217;ouvriers américains du secteur automobile, mais je me pose la question suivante: sauver General Motors and Co. au risque de voir taper à la porte de l&#8217;état interventionniste d&#8217;autres entreprises en difficulté (infrastructures, transports, construction&#8230;) qui réclameront une forme de jurisprudence interventionniste (exagérée), ou laisser faire le marché (financement, loi sur les faillites aux U.S.A, fusions et acquisitions de certains pôles&#8230;) au risque évident de détruire des milliers d&#8217;emplois ?</p>
<p>Je ne pense pas qu&#8217;une réponse manichéenne puisse exister.</p>
<p>Mais une évidence subsiste tout de même: le risque engendré par une suite de faillites et de fusions acquisitions, entrainant des destructions d&#8217;emplois massives, est tout de même bien inférieur au risque engendré par une intervention de l&#8217;état (massive elle aussi), permettant aux (grosses) entreprises de prendre des risques surdimensionnés avec leur outils de production (tant du point de vue du capital financier que du capital humain et matériel). Car ne nous voilons pas la face: c&#8217;est bien d&#8217;une autorisation implicite à prendre un risque &laquo;&nbsp;anormal&nbsp;&raquo; dont on parle. En d&#8217;autres termes, c&#8217;est un problème (&laquo;&nbsp;massif&nbsp;&raquo;) d&#8217;aléa moral dont il est question ici. Il faudra pourtant choisir.</p>
<p><strong>Aléa moral vs. destructions massives d&#8217;emplois</strong></p>
<p>Les entreprises du secteur automobile sont les premières concernées, mais ne seront surement pas les dernières. En effet, la gestion déplorable de leurs anticipations de vente n&#8217;est pas la raison principale de la quasi faillite de ce secteur d&#8217;activité. La restriction du crédit (car 95% des achats de véhicules se font à crédit) conjuguée à une aversion des consommateurs/entreprises pour les investissements (confiance vs. automobile) reste la principale cause de la chute vertigineuse des ventes et des anticipations de ventes de voitures dans le monde.</p>
<p>De la même manière, des secteurs tels que la construction et l&#8217;immobilier, l&#8217;aviation et la construction navale (ou d&#8217;autres infrastructures), seront touchés. Faudra-t-il intervenir ? Posons la question en supposant que l&#8217;état (américain, français, allemand) intervienne: pourquoi ne pas intervenir ? En effet, si l&#8217;état intervient une fois, il est &laquo;&nbsp;obligé&nbsp;&raquo; d&#8217;intervenir mille fois car l&#8217;un réclamera comme l&#8217;autre prétextant, non sans torts, qu&#8217;il n&#8217;est pas une industrie négligeable (du point de vue du capital humain par exemple).</p>
<p>Le risque moral se manifesterait aussi par le fait que l&#8217;état, en intervenant, permet à ces entreprise (ou d&#8217;autres) de renforcer l&#8217;idée que la prise de risque est &laquo;&nbsp;assurée&nbsp;&raquo; par l&#8217;état qui renfloue les caisses.</p>
<p>Une crise sans fin ? Une crise a toujours une fin, mais les moyens d&#8217;y parvenir différent fortement selon les économistes et les politiques. Mais bien que le retour en grâce de l&#8217;interventionnisme est largement validé par tous les pays du monde, il faut rester calme et surtout ne pas se précipiter au risque de créer un crise encore plus grave pour les années à venir: le surplus de confiance envers l&#8217;état &laquo;&nbsp;assureur&nbsp;&raquo;. Sans pour autant me référer à une certaine main invisible du marché* (Adam Smith), il serait préférable de laisser l&#8217;économie trouver son chemin, même si l&#8217;on passe par des moments difficiles en termes de chômage et de déceptions.</p>
<p><strong>Dernière question avant de clôturer cet article</strong><br />
En plus de l&#8217;arbitrage complexe exposé si dessus entre la limitation du risque moral et l&#8217;intervention permettant de &laquo;&nbsp;sauver&nbsp;&raquo; certains secteurs industriels tels que l&#8217;automobile, un second arbitrage doit être exposé et analysé au plus vite par l&#8217;administration (qu&#8217;elle soit américaine ou européenne): quel serait le différentiel entre le cout de la non-intervention (paiement par l&#8217;état des allocations chômage, pertes des charges salariales et patronales, baisse du pouvoir d&#8217;achat diminuant les recettes fiscales etc&#8230;) et le coût de l&#8217;intervention de l&#8217;état ? En effet, cela ne couterait-il pas plus cher à l&#8217;état d&#8217;intervenir au risque que cela ne marche pas (si l&#8217;économie ne suit pas, la demande n&#8217;est pas là, les stocks sont trop conséquents, la technologie (pétrole) est en transition (voiture électrique, normes écologiques)&#8230;) plutôt que de ne pas intervenir ?</p>
<p><em>Une chose est sure (et même certaine): l&#8217;état est perdant et par voie de conséquence nous sommes perdants (peut être pas nous mais nos enfants).</em></p>
<p>*Adam Smith n’est pas pour autant l’apôtre d’un capitalisme sauvage. Le principe du marché tel qu’il le décrit s’applique à l’économie artisanale de son époque. Il en a conscience et dénonce les industriels qui par les ententes et les monopoles tentent de contourner la loi du marché à leur seul profit. Ce n’est donc pas l’État qui menace le plus l’économie de marché mais plutôt les industriels, et il revient à l’autorité souveraine de s’assurer du respect des règles du marché.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Madame la ministre de l&#8217;économie&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 11:05:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La ministre de l&#8217;économie, Christine Lagarde, a indiqué lundi qu&#8217;une baisse temporaire de la TVA, comme le gouvernement britannique pourrait l&#8217;envisager pour relancer son économie, n&#8217;était pas à l&#8217;ordre du jour en France.
&#171;&#160;La grande incertitude quand on baisse le taux de TVA, c&#8217;est de savoir à qui ça profite. Si ça profitait complètement aux consommateurs, [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>La ministre de l&#8217;économie, Christine Lagarde, a indiqué lundi qu&#8217;une baisse temporaire de la TVA, comme le gouvernement britannique pourrait l&#8217;envisager pour relancer son économie, n&#8217;était pas à l&#8217;ordre du jour en France.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La grande incertitude quand on baisse le taux de TVA, c&#8217;est de savoir à qui ça profite. Si ça profitait complètement aux consommateurs, ce serait sûrement une bonne mesure&nbsp;&raquo;, a estimé Mme Lagarde, interrogée par des journalistes en marge d&#8217;une réunion sur la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> à Paris.</p>
<p>Mais &laquo;&nbsp;si ça profite à l&#8217;ensemble des échelons de la chaîne entre le producteur et le consommateur, ça renforce les marges. Je ne suis pas sûre que ce soit l&#8217;impératif absolu aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;, a-t-elle expliqué, jugeant en outre qu&#8217;une telle mesure risquait de stimuler les importations et donc de profiter aux économies étrangères plus qu&#8217;à la France.</p>
<p>Le gouvernement britannique a annoncé son intention de baisser temporairement son taux de TVA d&#8217;au moins deux points de pourcentage, selon la presse.</p>
<p>La TVA, actuellement à 17,5% en Grande-Bretagne, pourrait être abaissée jusqu&#8217;au minimum admis par l&#8217;Union européenne, soit 15%, mais serait remise au niveau actuel d&#8217;ici deux ans au plus, quand la situation économique s&#8217;améliorera.</p>
<p>En France, le taux normal de TVA est de 19,6%. Comme nous l&#8217;avions précédemment écrit dans notre <a title="Rigidité des taxes, économie publique et politique macro économique" href="http://www.economie-finance.com/analyse-recherche-politique-economique-financiere-bourse-marches-monnaie-monetaire-rigidite-des-taxes/" target="_blank">article sur la rigidité des taxes</a>, cette idée de flexibiliser les taxes peut permettre une relance de l&#8217;économie, ou du moins limiter la crise de confiance. Un choc suffisamment fort sur les taxes pourrait en effet limiter la casse, relancer (peut-être selon madame Lagarde) l&#8217;économie. Mais ce que madame Lagarde oublie en disant cela, c&#8217;est qu&#8217;une baisse de la TVA (non pas temporaire car la crise ne risque pas de l&#8217;être), permettrai un transfert implicite de l&#8217;argent de l&#8217;état à toutes les entreprises soumises à la TVA. Alors certes, comme vous le dites, cela ne peut que profiter aux entreprises. J&#8217;ai envie de vous répondre: et alors ? Nos entreprises n&#8217;ont-elles pas besoin d&#8217;argent en ce moment ? N&#8217;ont-elles pas besoin de soutien de l&#8217;état via des mesures d&#8217;assouplissement fiscales ?</p>
<p>Allons plus loin: si les entreprises gonflent légèrement leur marges comme vous le sous entendez (même si le mécanisme n&#8217;est pas à 100% réalisable car en cette période, les entreprises sont conscientes que pour continuer à faire des bénéfices et à passer le cap de la crise, il faut vendre plus et donc pour la plupart baisser les prix car ces mêmes entreprises savent pertinemment que le pouvoir d&#8217;achat des français est en berne depuis quelques mois), cela ne relancera pas l&#8217;embauche ? En cette période, je devrais reformuler ma question: cela ne limitera pas les licenciements ? En effet, une entreprise qui gonfle ses marges gonfle aussi, et on l&#8217;espère tous, son bénéfice. Sauf qu&#8217;en ce moment, le mot bénéfice se fait rare et l&#8217;on parle plutôt de perte (pour toutes les entreprises, sur tous les secteurs, à court ou moyen terme). Nous devrions donc poser la question de cette manière: cela ne limitera-t-il pas les licenciements ? Cela ne permettra pas d&#8217;avoir moins de gens au chômage ? Ces même indemnités chômage, qui les payent ? C&#8217;est vous ! Alors avez vous bien optimisé votre système fiscal, votre arbitrage entre baisser la TVA et avoir moins de chômeurs ou ne pas baisser la TVA et courir le risque d&#8217;avoir plus de chômeurs. Dans les deux cas, le budget de l&#8217;état sera affecté ! Donc que faire madame Lagarde ?</p>
<p>Je vais tout de même vous défendre mais je ne peux pas ne pas rester objectif tout de même: en effet, baisser la TVA serait une mauvaise chose. Non pas que cela augmenterai les marges, (car comme nous venons de le dire, en cette période, ce n&#8217;est pas si grave car cela peut, outre renforcer la consommation via une éventuelle baisse des prix, au moins limiter la casse issue des licenciements de masse qui se produisent depuis déjà plus d&#8217;un mois dans le monde entier), mais cela amputerai fortement le budget de l&#8217;état. En effet, la TVA est la principale ressource de l&#8217;état. C&#8217;est l&#8217;impôt qui génère le plus de recette fiscale, et le diminuer renforcerai le déficit budgétaire assez fortement.</p>
<p>Mais mon devoir d&#8217;objectivité doit reprendre le dessus et répondre simplement: tant mieux ! Et oui, en période de crise, quoi de plus normal qu&#8217;un état interventionniste qui injecte des deniers (et donc accroit son déficit) pour soutenir son économie qui, on en est certain maintenant, ne se relèvera pas toute seule. Rectifions cette dernière phrase avant de clôturer notre article: elle peut se relever toute seule car les mécanismes auto-régulateurs de l&#8217;économie de marché le permettent, mais à quel prix ! Attention, ne voyez pas en cela une quelconque diabolisation de l&#8217;économie de marché, que j&#8217;admire car je pense savoir de quoi je parle. Mais une système tout seul ne peut être bon. C&#8217;est comme un portefeuille financier: &laquo;&nbsp;mettre tout ses œufs dans le même panier&nbsp;&raquo;, c&#8217;est accentuer ses risques. Diversifier reste la meilleure couverture. En ce qui concerne les dispositifs économiques, c&#8217;est pareil: une économie purement de marché, cela ne marcherai pas. Mais je pense que sans l&#8217;économie de marché, on ne s&#8217;en sortirai pas !</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Droit de réponse</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 16:20:07 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous souhaitons répondre aux affirmations entendues ci et là à propos des moyens utilisés par les États (notamment la France et ses 365 milliards d&#8217;euros injectés) pour tenter de remédier à cette crise sans précédent. D&#8217;aucuns aiment à penser que de la même manière que l&#8217;état vient d&#8217;injecter 365 milliards d&#8217;euros dans l&#8217;économie pour &laquo;&nbsp;sauver&nbsp;&raquo; les banques, il peut résorber les 11 milliards d&#8217;euros de la Sécurité Sociale (plus communément connu sous le terme de &laquo;&nbsp;trou de la Sécu&nbsp;&raquo;) ou résoudre le problème du financement des retraites. Certains affirment même qu&#8217;en réunissant l&#8217;argent de tout les continents, on pourrait mettre fin à la fin dans le monde, euh pardon, la faim dans le monde&#8230;</p>
<p><strong>Mais allons, réveillons nous !!!</strong></p>
<p>L&#8217;état n&#8217;a pas, à proprement parlé, injecté en nominal 365 milliards d&#8217;euros. Il à prêté à des banques de l&#8217;argent sous certaines conditions (notamment la non restriction du crédit ou la fin des &laquo;&nbsp;parachutes dorés&nbsp;&raquo;), ce qui est bien différent d&#8217;une simple &laquo;&nbsp;donation&nbsp;&raquo; sous entendue par de nombreuses personnes pendant cette crise.</p>
<p>Certaines personnes osent encore penser voire affirmer, sans avoir ni étudié l&#8217;histoire (1929 en particulier) ni étudié l&#8217;économie (dont par exemple Diamond &amp; Dybvig), que l&#8217;État, qu&#8217;il soit américain ou français, n&#8217;aurait pas du injecter, s&#8217;ingérer, prêter aux banques, et aurait mieux fait de construire des logements sociaux ou des emplois aidés (minces échantillons des nombreuses bêtises entendues).</p>
<p><strong>Mais allons, réveillons nous !!!</strong></p>
<p>Si l&#8217;état n&#8217;investit pas ou ne prête pas aux banques, autant pour renflouer leur pertes insolvables sans interventionnisme que pour relancer l&#8217;économie frigorifiée par l&#8217;assèchement du crédit et la raréfaction des investissements, les banques fermeront leurs portes. Cela n&#8217;a pas l&#8217;air de déranger outre mesure certaines classes politiques françaises (je pense au NPA par exemple, le nouveau parti anti-capitaliste d&#8217;Olivier Besancenot). D&#8217;ailleurs, cela n&#8217;a pas l&#8217;air de déranger certains concitoyens de voir une ou deux banques déposer leur bilan.</p>
<p><strong>Mais allons, </strong><strong>réveillons </strong><strong>nous !!!</strong></p>
<p>Si tel est le cas, notre économie s&#8217;effondrerait: Non seulement l&#8217;économie de marché, mais tout le système, dans sa globalité, qu&#8217;il soit communiste ou capitaliste. Les moyens de paiement seraient inutilisables (autant les cartes de crédit que les chèques). Le système d&#8217;échange classique d&#8217;un bien (ou d&#8217;un service) contre une rétribution monétaire s&#8217;écroulerait. Nous reviendrons à une économie de troc, et l&#8217;avenir serait réellement moins rose. En effet, que l&#8217;on soit capitaliste, libéral, socialiste ou même extrémiste (de droite ou de gauche, sauf anarchiste ou autre débile profond), nous avons tous des objectifs communs: être heureux, pouvoir échanger (cela touche autant la culture que l&#8217;achat purement mercantile), profiter de loisirs (et pouvoir utiliser notre temps non travaillé à des activités qui nous rendent heureux), être rétribué pour notre travail (quitte à la partager ensuite ou en faire profiter une collectivité ou un groupe plus large), être en bonne santé (et pouvoir bénéficier des meilleurs soins au monde) et être éduqué et éduquer nos enfants (similaire à la santé, on recherche le meilleur pour son savoir et pour l&#8217;éducation de la chair de sa chair).</p>
<p>Cependant, si l&#8217;on revient en économie de troc, suite à la faillite du système, ces objectifs seraient altérés du fait de frictions trop fortes à chaque échange. Dans une économie de troc strict, il se peut qu&#8217;aucun échange n’ait lieu car il se peut qu&#8217;aucune coïncidence des préférences (ou des besoins) entre certains agents se produise. L’introduction de la monnaie permet à chaque producteur (prestataire de services) de fixer un prix pour ses produits (services) afin qu’une personne lui achète un produit (service) dont le troc ne lui aurait pas permis de jouir. Par la suite, l’argent gagné par ce producteur (prestataire) conséquemment à cette vente lui permet de satisfaire ses préférences en achetant ce qui lui fait envie. Ainsi, l’introduction de la monnaie facilite la vie des individus. Ne revenons pas au statut économique de l&#8217;homme des cavernes par manque d&#8217;interventionnisme en temps de crise ou par idéologie.</p>
<p>Au fait, pourquoi l&#8217;homme des caverne n&#8217;avait-il pas besoin de monnaie ? Dans la préhistoire, l’homme vivait en petits groupes, au sein desquels la variété des consommations et la spécialisation étaient très faible : tous les hommes chassaient et rapportaient le produit de leur chasse au clan. Comme les produits de la chasse étaient homogènes, il n’y avait pas besoin de monnaie pour faciliter les échanges.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Prononcer le divorce entre la monnaie et la politique monétaire ?</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 09:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors, en supposant que vous travaillez pour une banque centrale, prononceriez-vous ce divorce ? Plus simplement, si vous étiez Jean Claude Trichet ou Ben Bernanke, ou membre de leur centre de recherche économique, utiliseriez vous oui ou non des indicateurs monétaires afin de justifier vos positions quant à la décision de politique monétaire de la banque centrale pour laquelle vous travaillez (travailleriez) ?</p>
<p>Oui ? Non ? En général, une majorité répondrait que la monnaie est au plus utile, au moins source d&#8217;informations (et encore), pour la politique monétaire. Et puis après tout, une source de données supplémentaire, cela ne fait pas de mal !</p>
<p>Non, Non et Non martèlent Todd Keister, Antoine Martin, et James McAndrews dans leur dernières publication de la Fed de New York.</p>
<p>En effet, de nombreux banquiers centraux construisent leur politique monétaire en vue de garder un lien, aussi infime soit-il, entre le stock de monnaie et le taux d&#8217;intérêt à court terme. En particulier, leurs procédures de mise en œuvre de la politique monétaire exigent que l&#8217;offre de solde de réserve soit fixé précisément en vue de cibler le taux d&#8217;intérêt. Du fait que les réserves des banques jouent d&#8217;autres rôles clés dans l&#8217;économie, ce lien peut créer des tensions avec d&#8217;autres objectifs importants, notamment en période forte volatilité du marché.</p>
<p>Les auteurs considèrent une approche alternative à la politique monétaire mise en œuvre &#8211; connue sous le nom de système de &laquo;&nbsp;plancher&nbsp;&raquo; &#8211; qui peut réduire ou même éliminer ces tensions. Ils expliquent comment cette approche, dans laquelle la banque centrale paie des intérêts sur les réserves au taux d&#8217;intérêt cible, sépare (divorce) l&#8217;offre de monnaie et la conduite de la politique monétaire. La quantité de réserves des banques peuvent alors être fixés en fonction du paiement ou des besoins de liquidité des marchés financiers. En éliminant le coût d&#8217;opportunité de la détention de réserves, le système de plancher encourage également la répartition optimale des ressources dans l&#8217;économie.</p>
<p><a title="Analyse et politique économique - Monnaie et politique monétaire." rel="nofollow" href="http://www.newyorkfed.org/research/epr/08v14n2/0809keis.pdf" target="_blank">Cliquez ici pour lire l&#8217;article complet&#8230; </a></p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Question/Réponse sur la crise financière.</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Nov 2008 13:01:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Question
Pourquoi est-ce que cette crise entraine une telle débâcle des indices mondiaux ? Certes, il s&#8217;agit d&#8217;une crise, mais pourquoi est-elle si importante et impacte-t-elle tant les indices tels que le CAC 40 par exemple?
Réponse
Le problème de la crise actuelle n&#8217;est pas si simple. Outre la baisse de la confiance des ménages et des investisseurs, [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Question</strong><br />
Pourquoi est-ce que cette crise entraine une telle débâcle des indices mondiaux ? Certes, il s&#8217;agit d&#8217;une crise, mais pourquoi est-elle si importante et impacte-t-elle tant les indices tels que le CAC 40 par exemple?</p>
<p><strong>Réponse</strong><br />
Le problème de la crise actuelle n&#8217;est pas si simple. Outre la baisse de la confiance des ménages et des investisseurs, le risque se porte en grande partie sur le système. Une crise systémique est redoutée ce qui contribue à la forte volatilité actuelle.</p>
<p>De plus, l&#8217;assèchement du crédit sclérose un peu plus l&#8217;économie réelle ce qui impact aussi fortement les opportunités de développement et se fait ressentir sur le marché financier, dont le CAC40 en est un des indicateurs. De plus, les ménages subissent eux aussi les conséquences de ce &laquo;&nbsp;crédit crunch&nbsp;&raquo; en ne pouvant plus emprunter comme avant, minant un peu plus leur confiance et la consommation (principal moteur de la croissance).</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Rigidité des taxes ?</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2008 19:34:38 +0000</pubDate>
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Considérons un Etat législateur pratiquant la politique fiscale suivante: TVA à 19.6% (en moyenne), impôt sur les bénéfices des personnes morales à 40% (en moyenne incluant les [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période de crise financière majeure, les propositions constructives en vue d&#8217;améliorer le système bourgeonnent. En voici une qui ne manque pas de rappeler l&#8217;importance de la modernité pour le législateur.</p>
<p>Considérons un Etat législateur pratiquant la politique fiscale suivante: TVA à 19.6% (en moyenne), impôt sur les bénéfices des personnes morales à 40% (en moyenne incluant les cotisations sociales, les cotisations retraites, les impôts locaux, les charges patronales et autres taxes), impôt sur les revenus des personnes physiques à 40% (en moyenne incluant les cotisations sociales, les cotisations retraites, les impôts locaux et autres taxes et charges) et taxes du capital (épargnes, dividendes, transferts transgénérationnels, autres transferts&#8230;). Il s&#8217;agit d&#8217;un modèle, donc l&#8217;importance ne doit pas être portée sur les chiffres mais sur l&#8217;idée générale, sur le fonctionnement global.</p>
<p>Actuellement, l&#8217;état subit un crise financière couplée à une crise de confiance lorgnant sur une crise systémique éventuelle. Afin d&#8217;éviter ce triplet importunant, le législateur décide d&#8217;injecter une certaine somme afin d&#8217;éviter une crise systémique.</p>
<p><strong>Mais qu&#8217;en est-il des conséquences? Chômage, déflation et récession, l&#8217;autre triplet qui agace.</strong></p>
<p>Afin de résoudre cette crise, voici une idée qui aurait pu être appliquée et qui aurait presque surement résolus les deux sombres triplets suivant: (crise financière; crise de confiance; crise systémique) et (chômage; déflation; récession).</p>
<p>Nous sommes au XXIème siècle. Le siècle de l&#8217;information mais aussi celui de l&#8217;interaction. Les prix et les salaires deviennent de moins en moins rigides, même si ces rigidités sont nécessaires et doivent perdurer. Cependant, pourquoi les taxes sont toujours aussi rigides (à la hausse&#8230;), et cela même en temps de crise ?</p>
<p><em>Jouer sur la valeur de ces leviers serait pourtant une excellente alternative aux injections de liquidités massive actuelles.</em></p>
<p><strong>Mais avant toute chose, uniformisons !</strong></p>
<p>Est-ce normal de vivre avec une diversité aussi forte de taxes et impôts en tout genre en France particulièrement ? Certains économistes ont pourtant montré qu&#8217;un choc de confiance positif pouvait être enclenché par le licenciement de fonctionnaires, ce licenciement devant être massif pour &laquo;&nbsp;choquer&nbsp;&raquo; positivement les ménages. Mais pourquoi licencier lorsque le temps et la démographie font à eux deux très bien les choses ? La démographie réduit le nombre d&#8217;actifs et le temps permet de ne pas renouveler les postes de fonctionnaire. Même si cela aurait du être fait depuis bien longtemps, le temps contribue aussi à l&#8217;innovation technique (en général), et permet donc de profiter des dernières technologies de l&#8217;information, visant à réduire les coûts (en argent certes, mais aussi en temps, en termes de stockage matériels par l&#8217;immatériel, en termes de portabilité et d&#8217;adaptabilité&#8230;) de l&#8217;administration publique: l&#8217;administration doit fortement réduire ses frais de fonctionnement en optimisant ses ressources actuelles et en les améliorant grâce au NTIC (Nouvelles Technologies de l&#8217;Information et de la Communication). Ceci contribuerait dans un premier temps à fortement réduire, à long terme, la charge de fonctionnement de l&#8217;état. Paiement par internet pour toutes les taxes, centralisation de l&#8217;ensemble des taxes à un seul compte internet (comme Google le fait avec les email, les documents, les vidéos (YouTube), les publicités côté éditeurs de site internet (AdSense), les publicités côté annonceurs (AdWords)&#8230;), paiement par carte de crédit avec débit immédiat, différé ou échelonné (alors que ce genre de modification mobilise une ressource humaine et matériel trop importante actuellement), lisibilité et transparence de ce que doit le citoyen à l&#8217;état, de ce qu&#8217;il déclare et de ce qu&#8217;il reçoit de l&#8217;état (des allocations chômages aux allocation familiales, retraites etc&#8230;), modification des données facilement et immédiatement (contrairement aux délais et aux moyens necessaires actuellement).</p>
<p>Ceci fait, l&#8217;uniformisation peut prendre meilleure forme: uniformiser les taxes en les rendant plus homogènes afin que, psychologiquement, l&#8217;on puisse se dire que l&#8217;on paye effectivement ses impôts une et une seule fois, simplement et clairement. Cela passe par une retenue à la source pour les impôts sur le revenus, salaires et traitements; par un pourcentage fixe et identique pour toutes les entreprises (compétitivité locale et mondialisée actuelle oblige) pour l&#8217;impôt sur les bénéfices; par une TVA uniformisée pour tout les types de produits hors alcools, cigarettes et autres produits polluants l&#8217;environnement ou la santé (carburants, sucres, graisses).</p>
<p><strong>Mais ça s&#8217;arrête la !</strong></p>
<p>En effet, pourquoi taxer le capital des particuliers ? Enfin devrait-on dire plus précisément: Pourquoi re-taxer le capital des particuliers ? Que ce soit lors de gains ou de pertes, ce capital investit est issu d&#8217;une retenue à la source, donc il a déjà été taxé. Pour instaurer une confiance optimale et surtout afin de réformer dans le fond la société, il faut aussi reformer les pratiques qui n&#8217;ont plus réellement de sens. De même, lorsqu&#8217;une société financière effectue une opération boursière bénéficiaire, les gains comptabilisés seront taxés de manière fixe, donc ne pas re-taxer le capital via une taxe sur les transaction financières est primordial dans l&#8217;entretien de la croyance générale de la reconstruction de l&#8217;Etat qui le fait vivre.</p>
<p>D&#8217;un point de vue plus politique: taxer des transactions financières revient en définitive à instaurer une friction là où jusqu&#8217;à présent il n&#8217;y en avait pas hormis les coûts de transactions issu du paiement d&#8217;un service rendu par les intermédiaires (suffisamment chères). Alors payer pour quoi ? Quel service nous rend l&#8217;état lorsque de nos jours ce type de transaction internationales ou nationales ne mobilisent que des ordinateurs entretenus par l&#8217;intermédiaire financier de ladite transaction ? Une taxe globale et identique sur les gains issus du capital doit néanmoins être envisagée afin de réduire les prises de risque sur des investissements qui ne sont pas sans risque et de limiter l&#8217;épargne afin que l&#8217;argent ait plus tendance à participer à l&#8217;économie plutôt qu&#8217;aux bas de laine. La mondialisation de la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> en général doit inciter les états à se concerter au niveau de la planète afin de décider ensemble de cette taxe que chaque pays appliquerait au niveau national mais dont le pourcentage serait identique au niveau international.</p>
<p>Les leviers générés par ces réformes de fond, et en fait complètement inapplicables par le simple fait des fortes rigidités syndicales (en parlant de rigidité !!!), permettraient de maintenir le moteur de l&#8217;économie, la consommation, à des niveaux jamais atteints. De plus, l&#8217;investissement, issue du sursaut de la consommation, permettrait de s&#8217;approcher presque surement d&#8217;un niveau de chômage bien en dessous du chômage structurel bien difficile à vaincre sans mesures chocs. Enfin, la confiance des habitants envers leur législateur serait solide et pérenne.</p>
<p>Alors évidement, certains me parleront des deux piliers de la société franco-sociale (joli néologisme bourré de sous-entendus): la Retraite et la Sécurité Sociale. Je répondrais ceci: rien n&#8217;empêche l&#8217;Etat de participer via le prélèvement unique à la source au financement des retraites et de la sécurité sociale (tout comme il participe au financement des universités ou des hôpitaux par exemple). De plus, si la consommation augmente aussi fortement que ce système peut le permettre, les recettes de TVA, de la taxe sur le capital ou de l&#8217;impôt global de 40% permettrait largement de financier les caisse de retraite et la sécurité sociale pour tous.</p>
<p>N&#8217;oublions pas que les transfert monétaires, immobiliers ou financiers intergénérationnels doivent être taxés comme si il s&#8217;agissait d&#8217;une transaction de capital (donc de manière bien moindre que ce qui se pratique actuellement, notamment concernant les héritages). En effet, l&#8217;héritage est une ressource net pour la génération suivante (car la personne décédé a bien payé tout ses impôts et autres charges à l&#8217;état concernant ses actifs avant de mourir). N&#8217;allons pas rendre redevable un cadavre qui avait travaillé toute sa vie afin de réunir une certaine richesse nette pour que ses enfants en profitent.</p>
<p>En conclusion, de profondes modification doivent être entreprises par l&#8217;état. Les bouleversements actuels doivent non seulement participer à la prise de conscience globale mais aussi inciter à l&#8217;action. La flexibilisation des taxes consécutivement à une harmonisation et une simplification profonde permettrait à l&#8217;économie de relever la tete et aux citoyen de gonfler la confiance perdue qu&#8217;ils avaient envers l&#8217;état.</p>
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		<title>Profiter de la crise ?</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Oct 2008 16:12:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Beaucoup pensent que cette crise est catastrophique. D&#8217;autres prévoient même une période de récession inédite dans l&#8217;histoire depuis 1929. Certains annoncent une reprise du volume des crédits accordés aux entreprises et particuliers dans de nombreuses semaines. Bref, le cataclysme à les écouter. Mais sur Économie-Finance.com, notre approche sera différente.
Nous voudrions en effet vous exposer les [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup pensent que cette crise est catastrophique. D&#8217;autres prévoient même une période de récession inédite dans l&#8217;histoire depuis 1929. Certains annoncent une reprise du volume des crédits accordés aux entreprises et particuliers dans de nombreuses semaines. Bref, le cataclysme à les écouter. Mais sur <a title="Analyse et politique macroéconomique, Analyse et politique économique, crise et bulle financière." href="http://www.economie-finance.com">Économie-Finance.com</a>, notre approche sera différente.</p>
<p>Nous voudrions en effet vous exposer les nombreux avantages d&#8217;une crise en général, et de cette crise en particulier. Nous nous garderons bien de prêcher le mal en édulcorant l&#8217;information économique par une propagande louant les bienfaits d&#8217;une crise systémique et/ou d&#8217;un &laquo;&nbsp;credit crunch.&nbsp;&raquo; Mais savoir qu&#8217;une crise n&#8217;est pas que et uniquement mauvaise peut avoir du bon pour l&#8217;avenir.</p>
<p><strong>Justement, en parlant d&#8217;avenir, quelles décisions peuvent favoriser tout d&#8217;abord l&#8217;Europe politique et économique?</strong> La réponse est catégorique: l&#8217;entrée de l&#8217;Islande et de la Norvège dans l&#8217;union européenne et leur acceptation dans la Zone Euro avec l&#8217;Angleterre (si elle même le veut enfin) rendrait service à toutes les parties. De plus, un tel élan, consécutif à la crise actuel, entrainerait une solidarité et une union en ce qui concerne la politique économique globale. En effet, mis à part l&#8217;exigence de Maastricht des 3% de déficit budgétaire et la BCE (politique monétaire commune à la Zone Euro), aucune union n&#8217;émerge en ce qui concerne l&#8217;harmonisation fiscale et administrative d&#8217;un point de vue économique. Mais la rationalisation économique actuelle impose une mise à plat globale des institutions nationales, ce qui est une chance (à saisir) pour l&#8217;Europe de profiter des synergies qu&#8217;elle tente de créer depuis maintenant plus d&#8217;un demi-siècle. L&#8217;appel de l&#8217;unité en termes de fiscalité ou de dépenses budgétaires liées à l&#8217;administration devrait se faire entendre et cette crise permettrait d&#8217;optimiser ces secteurs institutionnels si opaques et parfois hors de tout entendement.</p>
<p><strong>Et les marchés financiers dans tout ça ?</strong> Les marchés sont les marchés, ils doivent UNIQUEMENT réagir aux variations d&#8217;offre et de demande des actifs financiers. Par contre, l&#8217;information financière, jouant un rôle primordial (notamment à cause des nouvelles technologies de l&#8217;information), doit être beaucoup &laquo;&nbsp;plus&nbsp;&raquo; supervisée. Une législation ou un cadre législatif plus vaste devrait encadrer la profession journalistique concernant la véracité des informations transmises aux intermédiaires financiers (et à fortiori au grand public). L&#8217;information contribue à amplifier les crises (et, de façon similaire, les bulles) ce qui nuit fortement à l&#8217;économie en provoquant de brusques retournements financiers qui affectent la confiance des entreprises et des ménages sclérosant un peu plus les mécanismes macroéconomiques de base contribuant au bon fonctionnement de l&#8217;économie tout entière, je pense notamment aux crédits.</p>
<p><strong>Ajoutons à cela le paradoxe des ratios prudentiels.</strong> Le schéma actuel en situation de crise économique et de revalorisation des risques (et donc des actifs) concernant les banques est le suivant:  L&#8217;effondrement immobilier a conduit à l&#8217;implosion des subprimes, qui a entraîné des dépréciations d&#8217;actifs massives et des provisions bancaires en chaîne. D&#8217;où une baisse généralisée des actifs qui creusent davantage encore les pertes des banques. Ces dernières se voient obligées de constituer à nouveau des provisions, ce qui fait fondre leurs fonds propres. Comme les banques doivent avoir un capital minimum (ratios prudentiels), elles doivent vendre une partie de leurs actifs dépréciés pour reconstituer leurs fonds propres. En faisant cela, elles précipitent à nouveau le prix des actifs à la baisse, ce qui creuse à nouveau leurs pertes. A nouveau, les fonds propres deviennent insuffisants, donc il faut à nouveau vendre des actifs (encore plus dépréciés qu&#8217;au tour d&#8217;avant), ce qui entraîne à nouveau une baisse des actifs, etc&#8230; A ce rythme la, les actifs vont se rapprocher de la valeur &laquo;&nbsp;0&#8243; ! Les banques sont obligées de vendre, de par la réglementation prudentielle. Or en face, il n&#8217;y a pas d&#8217;acheteurs&#8230; Une reconsidération des ratios prudentiels est donc nécessaire car elle contribue à renforcer la crise, surtout lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une crise bancaire: ces ratios qui ne sont pas adaptés aux hautes fréquences et aux crises systémiques entrainent la sphère financière vers une spirale de dépréciations d&#8217;actifs incontrôlée car obligatoire pour les banques ce qui est fortement néfaste pour la sphère réelle (économique). L&#8217;élaboration de nouveaux ratios prudentiels (se dirige-t-on vers Bâle III ???) doit donc prendre en considération cette spirale négative de dépréciations quasi-obligatoires afin de ne pas participer à l&#8217;amplification des crises. Ce Bâle 3 devra aussi encadrer de manière plus stricte la comptabilité des produits dérivés&#8230; mais on en discute ci-après.</p>
<p><strong>Spéculation ou couverture ?</strong> Comment comptabiliser des produits dérivés ayant pour unique objectif une gestion rigoureuse des risques (couvertures des risques) et des produits dérivés ayant pour objectif de décupler une hausse ou une baisse à des fins spéculatives ? Comment prendre en compte ces deux achats de produits dérivés qui en fait sont identiques sur le marché financier ? Dernière question: comment légiférer, proposer ou émettre une idée sur un sujet ou la bonne gestion et la mauvaise action sont complètement indifférencié sur le marché ? C&#8217;est comme si Gargamel était peint en Bleu et Blanc et coiffé d&#8217;un magnifique couvre-chef de Schtroumpf. Je n&#8217;ai pas de réponses, mais je vous ai apporté certaines questions qui en méritent ! Un nouveau Bâle 3 devrait encadrer ces deux types de pratique qui devront forcement être différenciées au moins au sein des institutions financières. Je précises: institutions et non pas uniquement les banques.</p>
<p><strong>Car les Hedge Funds jouent désormais un rôle aussi important que les banques. </strong>Et il ne faut plus le négliger. Un fond doit aussi être noté, surveillé, soumis à des ratios prudentiels et à une catégorisation en fonction des risques etc&#8230; Noté un fond par rapport à l&#8217;institution financière qui l&#8217;émet devient aberrant. Mais ne pas prendre en compte l&#8217;institution financière qui le gère serait tout aussi aberrant. Un juste milieu dans la notation doit donc être trouvé.</p>
<p><strong>Mais tout cela doit mener à une rationalisation des marchés financiers.</strong> Tout ceci doit donc déboucher sur une optimisation des procédures de contrôle des banques et des institutions financières. Que ce soit l&#8217;information financière, le cadre institutionnel économique (budgétaire et fiscal) ou les innovations financières, il faut profiter de cette crise pour instaurer de nouvelles règles (pas forcement en légiférant) de bonne conduite permettant de minimiser la survenance de telles crises, ou du moins de les prévenir.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>La course à la banque à la Diamond et Dybvig (1983) et les Subprimes</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 08:50:34 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;actualité l&#8217;exige. La crise des subprimes, démarrée depuis plus d&#8217;un an déjà (février 2007) prend une nouvelle dimension ces derniers temps (septembre/octobre 2008). La faillite de Lehman Brothers, la pseudo faillite de Merrill Lynch (rachetée par Bank of America à la rescousse), AIG nationalisée, Fortis qui boite rachetée par l&#8217;état néerlandais et BNP Paribas, WaMu (Washington Mutual, première caisse d&#8217;épargne outre atlantique) qui dépose le bilan&#8230; les dominos ne s&#8217;arrêtent pas en si bon chemin: Les dirigeants des quatre grandes économies européennes ont tenté de rétablir la confiance au cours d&#8217;un mini-sommet à Paris sur la crise financière, début Octobre 2008, alors que le gouvernement et le secteur bancaire sont tombés d&#8217;accord dimanche pour porter à 50 milliards d&#8217;euros une ligne de crédit afin d&#8217;éviter la faillite de la Hypo real Estate, quatrième banque d&#8217;Allemagne.</p>
<p>Les autorités des marchés britanniques et les responsables politiques discutent de l&#8217;avenir de la caisse de crédit Bradford &amp; Bingley, fragilisée par la crise du crédit et de l&#8217;immobilier et susceptible de devenir le deuxième établissement bancaire nationalisé après Northern Rock.</p>
<p>En effet, depuis plus d&#8217;un an et la première faillite d&#8217;un banque depuis bien longtemps qu&#8217;étaient Northern Rock en Angleterre et Bear Stearns aux USA, la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> mondiale n&#8217;avait pas connue telle débâcle depuis 1929.</p>
<p>Mais entre temps, deux chercheurs ont modélisés de tels événements: Diamond et Dibvig (1983). Comme producteur de liquidités, les banques transforment les dépôts reçus des agents excédentaires de ressources en crédits, auprès des investisseurs qui en manifestent les besoins. Cette fonction ne peut connaître de succès que s’il y a adéquation entre les termes des dépôts et ceux des crédits. Si à un moment donné, les déposants ont des doutes sur la solvabilité des banques, ils font recours aux retraits massifs et créent une situation de panique bancaire. Diamond et Dybvig (1983) ont élaboré un modèle pour expliquer ce phénomène. Ils considèrent que les banques ont l’aptitude de protéger un ensemble d’agents contre le risque de dépréciation de leurs actifs financiers qui peuvent être convertis en fonction de leurs préférences de consommation. Ils envisagent une période de trois horizons (T= 0,1,2) . Ils admettent que le choix des investissements dépend d’un processus productif dont le<br />
rendement R&gt;1 en T = 2. Mais si le processus est interrompu en T = 1, on aura R = 1.  L’interruption du processus est liée à l’existence de chocs de consommation dont sont victimes certains épargnants.</p>
<p>Diamond et Dibvig (1983) établissent à cet effet une relation symbolisant les contrats optimaux de répartition du risque : 1 &lt; C1 &lt; C2 &lt; R. ; avec C1 et C2 qui représentent respectivement la consommation des déposants de type 1 et 2. Cela signifie que les premiers vont procéder au retrait de leur épargne à l’horizon 1 et les seconds à l’horizon 2 pour satisfaire leurs besoins de consommation. Si les termes de contrat sont bien respectés, la banque se trouvera en situation d’équilibre parfait. Mais, si à la suite d’une panique bancaire, les déposants de l’horizon 2 anticipent les retraits, le système bancaire se trouvera en situation de déséquilibre et de fragilité.</p>
<p>Le jeu de dominos ne s&#8217;arrête pas en si bon chemin: suite à cette crise issue en grande partie des difficultés croissantes des ménages américains sur-endetté à rembourser leurs lignes de crédits, l&#8217;économie réelle est lourdement affectée, via un perte de confiance généralisée ainsi qu&#8217;une réévaluation globale des risques de la part de la banque impliquant une restriction du crédit sans précédents.</p>
<p>Les entreprises et les ménages ne peuvent plus investir ou consommer comme avant et c&#8217;est toute l&#8217;économie qui s&#8217;enrhume. La crise est bien présente car les premiers signes macroéconomiques pointent le bout de leur nez: hausse du chômage, baisse de la production industrielle, hausse de l&#8217;endettement de l&#8217;état, et&#8230; re-perte de confiance&#8230; la crise s&#8217;auto-entretien miraculeusement, comme la bulle l&#8217;eut fait en son temps.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Un pavé dans la mare de l&#8217;école des Nouveaux Keynesiens?</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 03:41:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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La nouvelle économie keynésienne est un [...]


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</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>V. V. Chari, Patrick J. Kehoe et Ellen R. McGrattan ont-il véritablement jeté ce que certains nomment un pavé dans la mare ? A en croire l&#8217;intitulé de leur dernier document de travail de la Federal Reserve de Minneapolis, ils n&#8217;y vont pas de main morte. Petit retour en arrière&#8230;</p>
<p>La nouvelle économie keynésienne est un courant de pensée économique né dans les années 1980, qui se réclame de la pensée keynésienne pour quelques idées seulement, mais s&#8217;oppose à l&#8217;intervention trop rigoureuse de l&#8217;État lorsque le marché est incapable d&#8217;assurer une situation efficace. Il est né comme une tentative de réponse à la nouvelle économie classique.</p>
<p>Cette nouvelle école n&#8217;est pas un courant de pensée unifié, mais ses principaux participants, &#8211; Joseph Stiglitz, George Akerlof, Gregory Mankiw, Stanley Fischer, Bruce Greenwald, Janet Yellen et Paul Romer, sont d&#8217;accord sur deux points fondamentaux: la monnaie n&#8217;est pas neutre et les imperfections des marchés expliquent les fluctuations économiques.</p>
<p>La parenté avec Keynes est retrouvée quand ils abordent des questions de chômage involontaire, les forces du marchés ne suffisant pas. Ils partagent le même point de vue avec l&#8217;école de la nouvelle économie classique sur les anticipations rationnelles, à la seule différence qu&#8217;ils pensent que celle-ci n&#8217;est pas l&#8217;argument de taille pour affirmer l&#8217;existence de l&#8217;équilibre général, que le chômage est volontaire et enfin la neutralité de la monnaie.</p>
<p>Il existe d&#8217;autres courants de pensée économiques se déclarant les héritiers de Keynes : les néo-keynésiens (proches des néoclassiques ou néo-libéraux) et les post-keynésiens voulant refonder la véritable approche révolutionnaire de l&#8217;analyse de Keynes dans le Traité sur la monnaie (1930) et la Théorie Générale (1936).</p>
<p>A la question comment résumeriez-vous les principales propositions de la nouvelle macro<span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="économie" target="_blank">économie</a></span> keynésienne ?</p>
<p>Gregory Mankiw répond : «<em> Les propositions centrales sont largement théoriques, plutôt que pratiques. Les nouveaux keynésiens acceptent le concept du monde telle qu&#8217;elle est résumée dans la synthèse néoclassique: à court terme, l&#8217;économie peut dévier de son niveau d&#8217;équilibre et les politiques monétaires et budgétaires ont des effets importants sur l&#8217;activité économique réelle </em>».</p>
<p>Alors, les modèles Nouveaux Keynésien ne sont-il pas si utiles pour l&#8217;analyse de la politique économique? Pas totalement. Bien que leur utilisation à outrance ces dernières années à démontré leur utilité sans contestes, Chari, Kehoe et McGrattan montrent ici que la principale raison de leur utilité quasi nulle réside dans le fait que de nombreuses modelisations les utilsant ont ajouté tellement de parametres (libres) que les dispositifs qui en découlent sont douteux.</p>
<p>Pour éviter cela, les auteurs conseillent d&#8217;ajouter moins de paramètres quitte à partir d&#8217;un petit modèle et d&#8217;avancer petit à petit de manière disciplinée afin d&#8217;apporter des preuves micro-fondées plus probantes renforçants ces modèles.</p>
<p><a title="New Keynesian Models Not Yet Useful for Policy Analysis" rel="nofollow" href="http://www.minneapolisfed.org/research/WP/WP664.pdf" target="_blank">Lien vers l&#8217;article complet (en anglais)&#8230; </a></p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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<li><a href='http://www.economie-finance.com/analyse-recherche-politique-economique-financiere-bourse-marches-monnaie-monetaire-course-a-la-banque-diamond-dybvig-1983/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La course à la banque à la Diamond et Dybvig (1983) et les Subprimes'>La course à la banque à la Diamond et Dybvig (1983) et les Subprimes</a></li>
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		<title>Condition de marché et survie des Hedge Funds</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 11:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mark Carlson et Jason Steinman ont publié cet article originellement intitulé &#171;&#160;Market Conditions and Hedge Fund Survival&#160;&#187; dans la serie Finance and Economics Discussion Series du Federal Reserve Board (Washington, D.C.). Dans cet article, ils décrivent les conséquences des faillites de Hedge funds sur l&#8217;aggravation des crises financières en période de forte volatilité des marchés. [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Mark Carlson et Jason Steinman ont publié cet article originellement intitulé &laquo;&nbsp;Market Conditions and Hedge Fund Survival&nbsp;&raquo; dans la serie Finance and Economics Discussion Series du Federal Reserve Board (Washington, D.C.). Dans cet article, ils décrivent les conséquences des faillites de Hedge funds sur l&#8217;aggravation des crises financières en période de forte volatilité des marchés. De ce fait, ils construisent une analyse formelle inédite sur l&#8217;impact des conditions de marché sur la survie des Hedge Funds.</p>
<p>L&#8217;analyse est faite en prenant des données individuelles de fonds et d&#8217;industries par la suite agrégées. Ils trouvent effectivement que les rendements et la volatilité du marché influencent les faillites des fonds bien que l&#8217;impact dépend des stratégies d&#8217;investissement  des fonds.</p>
<p>Les résultats de l&#8217;analyse sont utilisés pour prédire les faillites de fonds sur la base des rendements actuels du marché et d&#8217;une variété de scénarios d&#8217;évolution de marché (stress  scénario). Ils trouvent que l&#8217;industrie des Hedge Funds est généralement robuste aux différents chocs.</p>
<p>L&#8217;article en lui même est bien ficelé mais il est tout de même trop empirique pour véritablement constituer un preuve fiable quant au lien entre les conditions de marché et les faillites de Hedge Funds. Cependant, la contribution intéressante de cet article est de fournir une information sur l&#8217;impact des conditions de marché que les probabilités de faillites. Tourné différemment, cela reste plus plausible. Ils trouvent en effet que quelque soit les taux de rendement du marché, les Hedges Funds sont plus prédisposés à la faillite en période de déclin des marchés US et de dépréciation du Dollar.</p>
<p>La volatilité est néfaste à quelques fonds tandis qu&#8217;elle peut être bénéfique pour d&#8217;autres. Qu&#8217;en serait-il d&#8217;une telle analyse en France, avec un secteur Hedge Funds balbutiant ?</p>
<p><a title="Stress testing, hedge funds, finance and economics" rel="nofollow" href="http://www.federalreserve.gov/pubs/feds/2008/200828/" target="_blank">Lien vers l&#8217;article (anglais)&#8230; </a></p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>BCE: Décisions de politique monétaire</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 18:33:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lors de la réunion qui s’est tenue ce jour, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement ainsi que les taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 4 %, 5 % [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la réunion qui s’est tenue ce jour, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement ainsi que les taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 4 %, 5 % et 3 %.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


<p></p>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;effet de richesse</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 23:40:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On entend par effet de richesse l’effet qui permet, par une valorisation d’une classe d’actif de votre patrimoine, de vous « rendre plus riche ». Un exemple permettra de mieux comprendre : imaginons que vous possédez un bien immobilier et que vous voulez souscrire un prêt. L’exemple n’est pas banal mais il est assez révélateur [...]


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</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On entend par effet de richesse l’effet qui permet, par une valorisation d’une classe d’actif de votre patrimoine, de vous « rendre plus riche ». Un exemple permettra de mieux comprendre : imaginons que vous possédez un bien immobilier et que vous voulez souscrire un prêt. L’exemple n’est pas banal mais il est assez révélateur de la crise de 2007. Pour souscrire ce prêt, d’un montant non négligeable, vous allez voir un organisme spécialisé qui analyse votre patrimoine au temps t. Au temps t, votre capacité d’endettement, basée sur une valorisation de votre patrimoine au même temps t, est de X$. Maintenant, vous attendez un jour de plus, et durant ces 24 heures, une crise immobilière est survenue. Votre bien immobilier a donc perdu de la valeur. Au temps t+1, vous retournez dans ce même organisme spécialisé qui analyse une fois de plus votre patrimoine. Il en conclut que votre capacité d’endettement est franchement inférieur à X$. Ce phénomène n’est autre que l’effet de richesse. Après avoir compris cet exemple simple, on peut envisager de nombreux cas différents. En effet, imaginons que vous ayez souscrit un prêt au temps t, qui utilise entièrement votre capacité d’endettement au temps t. Au temps t+1, vous êtes alors en sur endettement à cause de l’effet de richesse négatif subi.</p>
<p>Après les récentes hausses historiques du taux spot EURUSD (€/$) et de l’once d’Or, on peut se poser la question suivante: quel lien peut il y avoir entre ces deux records qui sont survenus, comme par hasard, pratiquement au même moment ? Une corrélation non fortuite possible peut être due à l’effet de richesse, positif cette fois ci. En effet, les opérateurs européens, détenant des euros, voyant leur conversion en dollar s’accroitre (c’est-à-dire une hausse du taux spot EURUSD) sont donc devenus « plus riches » en dollar, tout en restant aussi riche qu’avant en euro (trivial). D’un autre coté, l’once d’Or est cotée en dollar (tout comme l’ensemble des matières premières, pétrole, cuivre ou autres). La demande pour l’Or s’accroit donc mécaniquement du fait de l’apparition de cet effet de richesse issu du taux de change. C’est l’effet de richesse de change, ou encore, l’effet de richesse induit par le taux de change. On ne remarque pas ce phénomène que pour l’Or. Il est constaté pour l’ensemble des commodités et des autres matières premières échangées actuellement. L’effet de richesse de change explique une partie de la simultanéité des records historiques du taux de change EURUSD et de l’once d’Or. Une autre partie est bien évidement expliqué par la croissance du risque de l’économie américaine et la qualité de valeur refuge de l’Or. Cependant, l’effet de richesse est fortement présent dans ce phénomène de pic simultanés.</p>
<p>L’effet de richesse positif entraine donc une hausse de la demande et l’effet de richesse négatif entraine une baisse de la demande. Mais qu’en est-il de l’offre ? A première vue, l’offre s’ajuste durant les périodes qui suivent. Cependant, il se peut que l’offre ne s’ajuste pas forcement à la hausse pour suivre la hausse de la demande. Imaginons par exemple une entreprise industrielle américaine travaillant uniquement à l’export. Elle facture donc en dollar ses produits finis et vend essentiellement ses produits dans la zone euro. L’effet de richesse de change vu précédemment montre que la demande pour ces produits va s’accroitre si le taux spot EURUSD croit. Mais dans le même temps, les prix des matières utilisées pour fabriquer ces produits finis vont aussi profiter de cet effet de richesse de change. Malgré le phénomène de rigidité des prix, les prix de notre entrepreneur américain vont inexorablement augmenter durant les périodes suivantes (mais beaucoup moins vite que la hausse des prix des matières premières sur le marché financier) du fait de l’augmentation de ses coûts. Tout en étant un agent rationnel, notre entrepreneur américain ne va pas augmenter sa production pour satisfaire la demande alors que sa marge s’abaisse plus rapidement que ses prix de vente n’augmentent. Il va donc augmenter ses prix sur les périodes qui suivent puis augmenter sa production si la demande est toujours si forte (Il retrouvera alors sa marge et abaissera par la suite ses prix si la hausse de l’offre qu’il met en place lui permet de faire des économies). Mais ce ne sera pas forcement le cas, car si ses prix augmentent, il y a de fortes chances que la demande diminue. En effet, la variable prix est la variable d’ajustement entre l’offre et la demande. L’effet de richesse à donc une conséquence claire sur la demande, mais plus complexe sur l’offre.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Croissance et finance</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 11:56:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Philippe Aghion
De nombreuses et récentes contributions ont cherché à expliquer pourquoi des différences de productivité persistaient entre les pays riches et les pays pauvres et pourquoi certains pays s’éloignent de la frontière technologique mondiale, que ce soit en termes de PIB par tête ou de croissance, tandis que d’autres au contraire la rejoignent.
Dans cet [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Philippe Aghion</p>
<p>De nombreuses et récentes contributions ont cherché à expliquer pourquoi des différences de productivité persistaient entre les pays riches et les pays pauvres et pourquoi certains pays s’éloignent de la frontière technologique mondiale, que ce soit en termes de PIB par tête ou de croissance, tandis que d’autres au contraire la rejoignent.<br />
Dans cet article, nous analysons l’impact des imperfections du marché du crédit sur la performance relative de croissance d’un pays et sur la convergence ou la divergence des économies, suivant l’observation de Lucas selon laquelle les flux de capitaux ne vont pas des pays riches vers les pays pauvres alors que le rendement marginal du capital est plus élevé pour ces derniers. Nous analysons également l’interaction entre les imperfections du marché du crédit et les politiques macroéconomiques.<br />
Nous montrons que l’interaction entre le développement financier et les variables macroéconomiques comme la productivité ou la volatilité macroéconomique dans des régressions reliant croissance et <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.seven-equities.com/economie-finance.php" title="finance" target="_blank">finance</a></span> est riche en conclusions empiriques, par exemple sur la convergence et la divergence ou sur les effets sur la croissance des politiques macroéconomiques contra-cycliques.</p>
<p><a href="http://www.cairn.info/acheter_article.php?ID_ARTICLE=REOF_102_0079" target="_blank" rel="nofollow">Lire l&#8217;article entier&#8230; </a></p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Cycles réel et du crédit : convergence ou divergence ? Une comparaison Pologne, Hongrie, République tchèque et zone euro</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 11:49:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Sanvi Avouyi-Dovi, Rafał Kierzenkowski et Catherine Lubochinsky.
Cet article propose l’analyse de co-mouvements entre variables réelles et financières dans trois nouveaux pays membres de l’Union européenne (Hongrie, Pologne et République tchèque) ainsi que dans la zone euro. Il s’agit de l’examen du co-mouvement d’une part entre le crédit aux entreprises et la production industrielle réels, [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Sanvi Avouyi-Dovi, Rafał Kierzenkowski et Catherine Lubochinsky.</p>
<p>Cet article propose l’analyse de co-mouvements entre variables réelles et financières dans trois nouveaux pays membres de l’Union européenne (Hongrie, Pologne et République tchèque) ainsi que dans la zone euro. Il s’agit de l’examen du co-mouvement d’une part entre le crédit aux entreprises et la production industrielle réels, d’autre part entre les variables précédentes et un indicateur de politique monétaire, le taux d’intérêt réel à 3 mois. Partant du principe qu’il n’existe pas de définition unique du cycle économique, nous adoptons trois approches différentes : identification de points de retournement des séries et évaluation d’un indice de concordance ; décomposition et comparaison des différentes composantes cycliques des séries ; enfin, calcul des corrélations dynamiques entre les variables. Nous trouvons une meilleure convergence des cycles réels que des cycles financiers entre les nouveaux pays membres de l’UE et la zone euro. Il n’existe pas une forte dépendance entre crédits et la production industrielle dans tous les pays ; cependant, il apparaît que la politique monétaire lisse la distribution du crédit au cours des cycles.</p>
<p><a href="http://www.cairn.info/acheter_article.php?ID_ARTICLE=RECO_574_0851" target="_blank" rel="nofollow">Lire l&#8217;article entier&#8230; </a></p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Le prix du pétrole poursuit sa hausse sur fond de baisse du dollar.</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 14:27:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;offre de pétrole sur le marché est suffisante et les prix élevés du pétrole ne sont pas dus à une pénurie de brut mais plutôt à l&#8217;insuffisance de capacités de raffinage, à certaines tensions politiques dans le monde, et à la baisse de la valeur du dollar&#160;&#187; selon Abdoullah al Badri, secrétaire général de l&#8217;Opep.
Le [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;offre de pétrole sur le marché est suffisante et les prix élevés du pétrole ne sont pas dus à une pénurie de brut mais plutôt à l&#8217;insuffisance de capacités de raffinage, à certaines tensions politiques dans le monde, et à la baisse de la valeur du dollar&nbsp;&raquo; selon Abdoullah al Badri, secrétaire général de l&#8217;Opep.</p>
<p>Le prix du cru étant libellé en dollar, lorsque la devise américaine baisse, les investisseurs ayant des devises autres que le dollar, notamment l’euro, ont tendance à acheter plus de pétrole, contribuant ainsi à la hausse du prix de l’or noir. « Nous maintenons notre prévision d&#8217;un cours moyen de 107,50 dollars le baril pour le deuxième trimestre », affirmait un analyste de la Société Générale.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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		<title>Premier bénéfice pour Eurotunnel</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 10:01:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« L’année 2007 prouve que le nouveau Groupe Eurotunnel n’a plus rien à voir avec le passé. Notre Groupe enregistre un bénéfice pro forma de 1 million d’euros (hors profit exceptionnel de 3,3 milliards d’euros).
Ces résultats proviennent de performances remarquables ainsi que d’une stricte maîtrise des coûts d’exploitation, et bénéficient du désendettement massif qu’a permis [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>« L’année 2007 prouve que le nouveau Groupe Eurotunnel n’a plus rien à voir avec le passé. Notre Groupe enregistre un bénéfice pro forma de 1 million d’euros (hors profit exceptionnel de 3,3 milliards d’euros).</p>
<p>Ces résultats proviennent de performances remarquables ainsi que d’une stricte maîtrise des coûts d’exploitation, et bénéficient du désendettement massif qu’a permis la restructuration financière.</p>
<p>L’exceptionnel niveau d’activité du premier trimestre 2008 confirme notre progression rapide.</p>
<p>Ces résultats et la valeur d’avenir que représente la Concession du tunnel sous la Manche permettent d’envisager 2008 avec confiance et détermination. »</p>
<p>Jacques Gounon, Président &#8211; Directeur général de Groupe Eurotunnel.</p>
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<li><a href='http://www.economie-finance.com/analyse-recherche-politique-economique-financiere-bourse-marches-monnaie-monetaire-droit-de-reponse/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Droit de réponse'>Droit de réponse</a></li>
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		<title>Analyse de la semaine du 7 avril 2008</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 02:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le débat sur la Chine et ses Jeux Olympiques devraient toujours être au cœur des débats cette semaine. Néanmoins, la France sera aussi extrêmement attentive aux nouvelles avancées dans la libération de Ingrid Bétancourt, prisonnière des Farc depuis plus de 6 ans.
Concernant les publications financières, la semaine sera calme, même si vendredi, General Electric publiera [...]


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le débat sur la Chine et ses Jeux Olympiques devraient toujours être au cœur des débats cette semaine. Néanmoins, la France sera aussi extrêmement attentive aux nouvelles avancées dans la libération de Ingrid Bétancourt, prisonnière des Farc depuis plus de 6 ans.</p>
<p>Concernant les publications financières, la semaine sera calme, même si vendredi, General Electric publiera les résultats financiers de son premier trimestre 2008. 18 autres entreprises publieront des résultats, dont Pier Import jeudi.</p>
<p>La semaine sera un peu plus chargée au niveau macroéconomique. Les marchés financiers devraient vraisemblablement rester assez attentistes au début de la semaine, attendant avec impatience et fébrilité les réunions simultanées de la BCE et de la Banque d’Angleterre jeudi. Les investisseurs, ainsi que le FMI, espèrent toujours une baisse des taux d’intérêt de la BCE, même si les derniers résultats de l’inflation indiquent qu’il est peu probable que Jean-Claude Trichet procède à cette baisse de taux. Sinon, les balances commerciales des Etats-Unis (jeudi), de la France (lundi), de l’Allemagne (mercredi) et de l’Angleterre (jeudi) auront un impact direct sur les taux de changes des principales monnaies cette semaine, ils seront donc à observer avec attention. Les dernières publications d&#8217;importance concernent la production industrielle des principales économies de la zone euro (publiées entre lundi et jeudi).</p>
<p>Cette semaine devrait donc donner une idée plus claire des orientations des marchés mondiaux, après que le FMI ait baissé ses prévisions de croissance de l’économie mondiale et de l’économie américaine, qui devrait être inférieure à 1% en 2008. La plupart des risques pour la croissance mondiale identifiés il y a six mois se sont maintenant matérialisés, constate Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international. &laquo;&nbsp;D&#8217;ores et déjà cela ramène la prévision de croissance mondiale pour l&#8217;année prochaine à 3,7%, ce qui est la plus faible de ces deux dernières décennies&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté en faisant apparemment allusion à la croissance de 2008. Le FMI publie le 9 avril, comme chaque semestre, ses Perspectives économiques mondiales.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


<p></p>]]></content:encoded>
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		<title>Lafarge au 7 avril 2008</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 02:01:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lafarge est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur. Le groupe occupe une position de premier plan dans chacune de ses activités: Ciment, Granulats &#38; Béton et Plâtre. Avec 88 000 collaborateurs, le Groupe est présent dans 80 pays.
Le CA (hors activités cédées) par famille de produits se répartit comme [...]


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</ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lafarge est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur. Le groupe occupe une position de premier plan dans chacune de ses activités: Ciment, Granulats &amp; Béton et Plâtre. Avec 88 000 collaborateurs, le Groupe est présent dans 80 pays.</p>
<p>Le CA (hors activités cédées) par famille de produits se répartit comme suit :<br />
- ciments et liants (52,3%) : ciments (n° 1 mondial ; 132 Mt vendues en 2006), liants hydrauliques, chaux, etc. ;<br />
- granulats et bétons (38,1%) : granulats (n° 1 mondial ; 262 Mt vendues), béton prêt à l&#8217;emploi (n° 3 mondial), bétons préfabriqués, enrobés bitumineux et revêtements routiers ;<br />
- produits à base de plâtre (9,5%) : plaques de plâtre (n° 3 mondial), carreaux de plâtre, enduits, ossatures métalliques, plâtres industriels, etc. ;<br />
- autres (0,1%).<br />
L’activité de Lafarge est répartie sur plusieurs continents, dont l’Europe (26,3% du CA), l’Amérique du Nord (30,2%), et l’Asie-Pacifique (9,5%).</p>
<p>Le groupe a annoncé pour l’exercice 2007, une très forte progression des résultats, dépassant la plupart de ses objectifs assignés pour 2008 avec un an d&#8217;avance.</p>
<p>Sur l’ensemble de l’année 2007, le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 17,614 milliards d’euros, en croissance par rapport à l’an dernier de 4%, (+ 7% de croissance organique).<br />
L’activité Ciment a connu la progression la plus forte, avec un chiffre d’affaire de 10.280 milliards d’euros en croissance de 7%, grâce à de bonnes tendances sur la plupart des marchés, tant en termes de volumes que de prix, notamment dans les marchés émergents, qui représentent 53% du chiffre d&#8217;affaires.</p>
<p>Concernant l’activité Granulats &amp; Bétons, elle progresse également, de 2% à 6 597M€. Impactée par la crise du marché résidentiel au Etats-Unis, seule l’activité plâtre est en recul (- 3%, à 1,581 milliards d’euros). Elle progresse néanmoins, sur les autres marchés, notamment en Europe de l&#8217;Ouest et de l&#8217;Est.</p>
<p>Lafarge a enregistré en 2007, une forte progression de sa profitabilité. Son résultat opérationnel courant a atteint 3,242 milliards d&#8217;euros, en progression de 17%.</p>
<p>La marge opérationnelle du groupe est en hausse de 2 points, et s’élève à 18.4%. L’activité Ciment est celle qui dégage l’essentiel de la rentabilité du groupe; à elle seule, elle a enregistré un résultat opérationnel courant de 2.481 milliards d’euros, en progression de 18%. Cette performance est notamment liée au fort impact du programme de réduction de coûts dans toutes les régions.</p>
<p>Le Résultat d&#8217;exploitation de l’activité Granulats &amp; Bétons affiche une hausse de +28% à 721M€ sur l&#8217;année, sous l&#8217;effet conjugué de prix solides, de réduction des coûts et de succès des produits à valeur ajoutée, tandis que l’activité « Plâtre » voit sa rentabilité diminuer de 41% (crise du marché résidentiel aux Etats-Unis).</p>
<p>Le résultat net du Groupe est également en forte croissance, et s&#8217;élève à 1.9 milliards d’euros en hausse de 39%, par rapport à 2006. Le bénéfice par action s&#8217;est pour sa part envolé de 41% à 11,05 euros en 2007.</p>
<p><a title="Analyses et politique économique, macroéconomique et financière. La recherche en économie et en finance dans l'actualité." href="http://www.economie-finance.com/">Économie-Finance.com</a></p>


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