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	<title>Commentaires pour Économie &amp; Finance</title>
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	<description>Analyse et Politique Economiques et Financières</description>
	<lastBuildDate>Mon, 04 Jul 2011 21:03:22 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Commentaires sur Innovations financières et globalisation financière : théories et manifestations par Soumah</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/innovations-financieres-globalisation-financiere-theories-manifestations/comment-page-1#comment-3468</link>
		<dc:creator>Soumah</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 21:03:22 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis une collaboratrice, je n&#039;ai jamais fait une formation d&#039;économie, de finance et de gestion. Je demandais une aide pour s&#039;adapter vite, comment gérez et développez une entreprise de commerce export et import ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une collaboratrice, je n&#8217;ai jamais fait une formation d&#8217;économie, de <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.bourse-finance.org/" title="Bourse Finance Économie">finance</a></span> et de gestion. Je demandais une aide pour s&#8217;adapter vite, comment gérez et développez une entreprise de commerce export et import ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Crise: derrière ou devant nous ? par Laundry</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/crise-derriere-devant-nous/comment-page-1#comment-2692</link>
		<dc:creator>Laundry</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 11:26:22 +0000</pubDate>
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		<description>Excellent article
Votre pessimisme me rassure. Je ne suis plus la seule maintenant.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent article<br />
Votre pessimisme me rassure. Je ne suis plus la seule maintenant.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Institutions financières: des choses à dire par Bertrand</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/institutions-financieres-crise-bancaire-banques/comment-page-1#comment-2437</link>
		<dc:creator>Bertrand</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 12:57:34 +0000</pubDate>
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		<description>Et le Glass-Steagall français de 1945 serait bien utile pour mettre fin aux exactions de Pébereau !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et le Glass-Steagall français de 1945 serait bien utile pour mettre fin aux exactions de Pébereau !</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Aléa moral, institutions et crise. par Banque Assurance</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/alea-moral-institutions-crise/comment-page-1#comment-2409</link>
		<dc:creator>Banque Assurance</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 07:19:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=155#comment-2409</guid>
		<description>Bonjour, merci pour l&#039;information, c&#039;est ce que je recherchais.
A bientôt.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, merci pour l&#8217;information, c&#8217;est ce que je recherchais.<br />
A bientôt.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La course à la banque à la Diamond et Dybvig (1983) et les Subprimes par Banque en ligne</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/course-a-la-banque-diamond-dybvig-1983/comment-page-1#comment-2408</link>
		<dc:creator>Banque en ligne</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 07:14:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=38#comment-2408</guid>
		<description>Merci pour l&#039;info, c&#039;est ce que je recherchais.
A bientôt.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour l&#8217;info, c&#8217;est ce que je recherchais.<br />
A bientôt.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Aléa moral, institutions et crise. par Banque en ligne</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/alea-moral-institutions-crise/comment-page-1#comment-2407</link>
		<dc:creator>Banque en ligne</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 07:09:58 +0000</pubDate>
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		<description>Super, je vais voir ça.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Super, je vais voir ça.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La course à la banque à la Diamond et Dybvig (1983) et les Subprimes par Banco</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/course-a-la-banque-diamond-dybvig-1983/comment-page-1#comment-2406</link>
		<dc:creator>Banco</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 07:07:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=38#comment-2406</guid>
		<description>Intéressant, merci pour ce blog.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Intéressant, merci pour ce blog.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Question/Réponse sur la crise financière. par Amy</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/question-reponse-crise-financiere/comment-page-1#comment-2386</link>
		<dc:creator>Amy</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 13:05:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=102#comment-2386</guid>
		<description>La crise est mondial on le dit, mais pour moi Africain, et vivant dans un pays sous développé, je connais cette crise depuis des années: cette crise s&#039;est manifesté au travers de la détérioration des termes d&#039;échanges car je ne suis pas maitre des produits agricoles que je vends, elle s&#039;est manifesté au travers la crise du pétrole par ses fluctuations et la flambée des prix du baril; elle s&#039;est manifesté aussi par la corruption qui sévit depuis des années, des décennies, dans nos pays sans oublier l&#039;insouciance de nos dirigeants et aussi le fait qu&#039;ils se prennent pour des dieux; donc incontournable pour prendre des décisions dans la vie de la nation.

J&#039;aimerais bien que, comme les américains, comme les européens, comme les asiatiques, et comme partout dans le monde, nos dirigeants profitent de cette crise pour prendre de nouvelles directives économiques, sociales, et politiques pour relancer le développement de leurs pays et de notre Afrique que nous chérissons tant.

C&#039;est pourquoi ceux qui ont des idées nouvelles pour qu&#039;on s&#039;en sorte, qu&#039;ils nous les propose au travers de ce site car je compte sortir un projet constructif, et si possible l&#039;envoyer à tout nos dirigeants.

Francis (Cameroun)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La crise est mondial on le dit, mais pour moi Africain, et vivant dans un pays sous développé, je connais cette crise depuis des années: cette crise s&#8217;est manifesté au travers de la détérioration des termes d&#8217;échanges car je ne suis pas maitre des produits agricoles que je vends, elle s&#8217;est manifesté au travers la crise du pétrole par ses fluctuations et la flambée des prix du baril; elle s&#8217;est manifesté aussi par la corruption qui sévit depuis des années, des décennies, dans nos pays sans oublier l&#8217;insouciance de nos dirigeants et aussi le fait qu&#8217;ils se prennent pour des dieux; donc incontournable pour prendre des décisions dans la vie de la nation.</p>
<p>J&#8217;aimerais bien que, comme les américains, comme les européens, comme les asiatiques, et comme partout dans le monde, nos dirigeants profitent de cette crise pour prendre de nouvelles directives économiques, sociales, et politiques pour relancer le développement de leurs pays et de notre Afrique que nous chérissons tant.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi ceux qui ont des idées nouvelles pour qu&#8217;on s&#8217;en sorte, qu&#8217;ils nous les propose au travers de ce site car je compte sortir un projet constructif, et si possible l&#8217;envoyer à tout nos dirigeants.</p>
<p>Francis (Cameroun)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Michael Jackson est mort, la croissance est partie avec lui&#8230; par Emily</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/michael-jackson-mort-croissance/comment-page-1#comment-2385</link>
		<dc:creator>Emily</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 05:10:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=225#comment-2385</guid>
		<description>Excellent article!

très accessible même pour des néophytes comme moi.

Bravo!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent article!</p>
<p>très accessible même pour des néophytes comme moi.</p>
<p>Bravo!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur L&#8217;effet de richesse par Steve</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/effet-richesse/comment-page-1#comment-2383</link>
		<dc:creator>Steve</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2010 10:20:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=13#comment-2383</guid>
		<description>Une bonne explication et des exemples faciles à comprendre. Merci</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une bonne explication et des exemples faciles à comprendre. Merci</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Crise: derrière ou devant nous ? par Zoe Ali</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/crise-derriere-devant-nous/comment-page-1#comment-2382</link>
		<dc:creator>Zoe Ali</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 May 2010 07:49:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=217#comment-2382</guid>
		<description>L&#039;article d&#039;Hamilton est excellent. Merci de me l&#039;avoir fait lire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;article d&#8217;Hamilton est excellent. Merci de me l&#8217;avoir fait lire.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Les vices cachés de l&#8217;Euro par Rogerio</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/vices-euro/comment-page-1#comment-2289</link>
		<dc:creator>Rogerio</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 15:46:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=279#comment-2289</guid>
		<description>La Grèce n&#039;est pas la seule à &quot;maquiller&quot; sa dette

Maquillage de comptes ou habillage légal de bilan ? Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d&#039;un nouveau scandale. Cette fois, il ne s&#039;agit plus de &quot;subprimes&quot;, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des Etats endettés pour enjoliver leurs comptes.

Encore une fois, la Grèce est au cœur de cette affaire. Mais le pays est, semble-t-il, loin d&#039;être le seul à avoir eu recours à des astuces financières conseillées par des banques de New York et de Londres. Le Royaume-Uni, l&#039;Allemagne, l&#039;Italie le Portugal ont, eux aussi, &quot;optimisé&quot; leurs comptes avec l&#039;aide de Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays ou encore &quot;feu Lehman Brothers&quot;.

Dans le cas grec, la très controversée Goldman Sachs aurait, selon la presse allemande et américaine, offert ses services à Athènes pour réduire, en 2001, ses déficits en utilisant des &quot;swaps de devises&quot;. Un outil qui permet de se protéger des effets de changes en transformant en euros la dette initialement émise en dollars et en yens.

&quot;Légal !&quot;, affirment les autorités grecques. Sauf que le taux de change utilisé ici aurait été exagérément favorable. Bilan de l&#039;opération : 1 milliard d&#039;euros de dette gommée pour le pays et 300 millions de commissions empochés par la banque.

&quot;Ce serait une honte s&#039;il s&#039;avérait que les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce&quot;, a réagi la chancelière allemande, Angela Merkel, mercredi 17 février.

La Grèce a-t-elle triché ? Peut-être, mais dans les faits, le savoir-faire des banques américaines a profité à de nombreux pays. &quot;Il s&#039;agit d&#039;opérations naturelles, qui participent de la bonne gestion de la dette&quot;, assure un émetteur de dette souveraine en Europe. Les mécaniques sont variées. &quot;Elles n&#039;ont de limites que la créativité des financiers&quot;, indique un ancien haut responsable de banque.

L&#039;Italie a fait partie des pays les plus friands de cette ingénierie financière. Le pays a notamment multiplié les opérations de titrisation de sa dette. Autrement dit, l&#039;État a revendu au marché ses créances sous forme de titres financiers pour se débarrasser de sa dette. La Belgique, de son côté, a titrisé des arriérés fiscaux, se souvient un opérateur sur le marché de la dette : &quot;C&#039;était en 2006.&quot; Le pays a ainsi évité d&#039;emprunter de l&#039;argent, faute d&#039;avoir perçu à temps les sommes dues par les contribuables.

Certains États ont vendu de la dette indexée &quot;sur un peu n&#039;importe quoi&quot;, indique un opérateur de marché. Exemple : ces emprunts grecs émis en 2000, dont le remboursement des intérêts était adossé aux profits attendus de la loterie nationale !

&quot;Quand on est &quot;limite&#039;&#039;, on a forcément la tentation d&#039;utiliser ces astuces-là pour essayer de réduire sa dette, commente René Defossez, stratège sur le marché des taux chez Natixis . Ce n&#039;est pas très orthodoxe, mais ce n&#039;est pas forcément contestable.&quot;

La France n&#039;a pas été pas absente du jeu. Le pays assure n&#039;avoir jamais eu recours aux services de Goldman Sachs. &quot;Nous ne faisons sans doute pas d&#039;opérations assez &quot;funky&#039;&#039;sur la dette française&quot;, indique-t-on au Trésor.

Mais jusqu&#039;en 2002, le pays a utilisé des outils financiers complexes de couverture (des &quot;swaps de taux&quot;) pour modifier les échéances de remboursements de sa créance. A première vue, grâce à ces artifices, tout le monde est gagnant. &quot;Pour les États, ces opérations permettent de reporter la dette à plus tard. Et pour les banques, ce sont des promesses de marges juteuses&quot;, indique Emmanuel Fruchard, consultant en risques financiers. Les établissements empocheraient en moyenne 1 % voire plus des montants de dettes émis.

Sur ce &quot;marché&quot;, les banques anglo-saxonnes ont été particulièrement actives et recherchées. Du fait de leur savoir-faire, mais aussi &quot;en faisant miroiter un accès direct à des investisseurs étrangers comme des fonds de pensions&quot;, indique l&#039;économiste Philippe Brossard, de l&#039;agence Macrorama. Pour lui, &quot;fignoler&quot; de la sorte la structure des déficits publics n&#039;est pas sans risque. Si l&#039;État semble gagnant à court terme, il peut être contraint par la banque à rembourser des intérêts beaucoup plus lourds à long terme. Le New York Times raconte ainsi que le ministre grec des finances avait dénoncé, en 2005, l&#039;opération de Goldman Sachs, se plaignant du fait que l&#039;État devait rembourser de grosses sommes à la banque américaine jusqu&#039;en... 2019. &quot; En utilisant des outils sophistiqués, les États se rendent dépendants des banques, ajoute M. Brossard. Certains avaient traité avec Lehman Brothers et se sont inquiétés lorsque l&#039;établissement a fait faillite.&quot;

Conscient du danger, Eurostat, l&#039;institut européen de statistiques, censé valider ces opérations, a mis en 2008 le holà à certaines pratiques, en déconseillant, notamment le recours à la titrisation.

Est-ce assez ? Pour Michel Sapin, ancien ministre français des finances et secrétaire national du Parti socialiste à l&#039;économie, &quot;une régulation plus contraignante est absolument nécessaire sur le marché. D&#039;autant plus qu&#039;il s&#039;agit ici de la signature d&#039;un État&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La Grèce n&#8217;est pas la seule à &laquo;&nbsp;maquiller&nbsp;&raquo; sa dette</p>
<p>Maquillage de comptes ou habillage légal de bilan ? Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d&#8217;un nouveau scandale. Cette fois, il ne s&#8217;agit plus de &laquo;&nbsp;subprimes&nbsp;&raquo;, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des Etats endettés pour enjoliver leurs comptes.</p>
<p>Encore une fois, la Grèce est au cœur de cette affaire. Mais le pays est, semble-t-il, loin d&#8217;être le seul à avoir eu recours à des astuces financières conseillées par des banques de New York et de Londres. Le Royaume-Uni, l&#8217;Allemagne, l&#8217;Italie le Portugal ont, eux aussi, &laquo;&nbsp;optimisé&nbsp;&raquo; leurs comptes avec l&#8217;aide de Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays ou encore &laquo;&nbsp;feu Lehman Brothers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans le cas grec, la très controversée Goldman Sachs aurait, selon la presse allemande et américaine, offert ses services à Athènes pour réduire, en 2001, ses déficits en utilisant des &laquo;&nbsp;swaps de devises&nbsp;&raquo;. Un outil qui permet de se protéger des effets de changes en transformant en euros la dette initialement émise en dollars et en yens.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Légal !&nbsp;&raquo;, affirment les autorités grecques. Sauf que le taux de change utilisé ici aurait été exagérément favorable. Bilan de l&#8217;opération : 1 milliard d&#8217;euros de dette gommée pour le pays et 300 millions de commissions empochés par la banque.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ce serait une honte s&#8217;il s&#8217;avérait que les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce&nbsp;&raquo;, a réagi la chancelière allemande, Angela Merkel, mercredi 17 février.</p>
<p>La Grèce a-t-elle triché ? Peut-être, mais dans les faits, le savoir-faire des banques américaines a profité à de nombreux pays. &laquo;&nbsp;Il s&#8217;agit d&#8217;opérations naturelles, qui participent de la bonne gestion de la dette&nbsp;&raquo;, assure un émetteur de dette souveraine en Europe. Les mécaniques sont variées. &laquo;&nbsp;Elles n&#8217;ont de limites que la créativité des financiers&nbsp;&raquo;, indique un ancien haut responsable de banque.</p>
<p>L&#8217;Italie a fait partie des pays les plus friands de cette ingénierie financière. Le pays a notamment multiplié les opérations de titrisation de sa dette. Autrement dit, l&#8217;État a revendu au marché ses créances sous forme de titres financiers pour se débarrasser de sa dette. La Belgique, de son côté, a titrisé des arriérés fiscaux, se souvient un opérateur sur le marché de la dette : &laquo;&nbsp;C&#8217;était en 2006.&nbsp;&raquo; Le pays a ainsi évité d&#8217;emprunter de l&#8217;argent, faute d&#8217;avoir perçu à temps les sommes dues par les contribuables.</p>
<p>Certains États ont vendu de la dette indexée &laquo;&nbsp;sur un peu n&#8217;importe quoi&nbsp;&raquo;, indique un opérateur de marché. Exemple : ces emprunts grecs émis en 2000, dont le remboursement des intérêts était adossé aux profits attendus de la loterie nationale !</p>
<p>&laquo;&nbsp;Quand on est &laquo;&nbsp;limite&nbsp;&raquo;, on a forcément la tentation d&#8217;utiliser ces astuces-là pour essayer de réduire sa dette, commente René Defossez, stratège sur le marché des taux chez Natixis . Ce n&#8217;est pas très orthodoxe, mais ce n&#8217;est pas forcément contestable.&nbsp;&raquo;</p>
<p>La France n&#8217;a pas été pas absente du jeu. Le pays assure n&#8217;avoir jamais eu recours aux services de Goldman Sachs. &laquo;&nbsp;Nous ne faisons sans doute pas d&#8217;opérations assez &laquo;&nbsp;funky&nbsp;&raquo;sur la dette française&nbsp;&raquo;, indique-t-on au Trésor.</p>
<p>Mais jusqu&#8217;en 2002, le pays a utilisé des outils financiers complexes de couverture (des &laquo;&nbsp;swaps de taux&nbsp;&raquo;) pour modifier les échéances de remboursements de sa créance. A première vue, grâce à ces artifices, tout le monde est gagnant. &laquo;&nbsp;Pour les États, ces opérations permettent de reporter la dette à plus tard. Et pour les banques, ce sont des promesses de marges juteuses&nbsp;&raquo;, indique Emmanuel Fruchard, consultant en risques financiers. Les établissements empocheraient en moyenne 1 % voire plus des montants de dettes émis.</p>
<p>Sur ce &laquo;&nbsp;marché&nbsp;&raquo;, les banques anglo-saxonnes ont été particulièrement actives et recherchées. Du fait de leur savoir-faire, mais aussi &laquo;&nbsp;en faisant miroiter un accès direct à des investisseurs étrangers comme des fonds de pensions&nbsp;&raquo;, indique l&#8217;économiste Philippe Brossard, de l&#8217;agence Macrorama. Pour lui, &laquo;&nbsp;fignoler&nbsp;&raquo; de la sorte la structure des déficits publics n&#8217;est pas sans risque. Si l&#8217;État semble gagnant à court terme, il peut être contraint par la banque à rembourser des intérêts beaucoup plus lourds à long terme. Le New York Times raconte ainsi que le ministre grec des finances avait dénoncé, en 2005, l&#8217;opération de Goldman Sachs, se plaignant du fait que l&#8217;État devait rembourser de grosses sommes à la banque américaine jusqu&#8217;en&#8230; 2019. &nbsp;&raquo; En utilisant des outils sophistiqués, les États se rendent dépendants des banques, ajoute M. Brossard. Certains avaient traité avec Lehman Brothers et se sont inquiétés lorsque l&#8217;établissement a fait faillite.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Conscient du danger, Eurostat, l&#8217;institut européen de statistiques, censé valider ces opérations, a mis en 2008 le holà à certaines pratiques, en déconseillant, notamment le recours à la titrisation.</p>
<p>Est-ce assez ? Pour Michel Sapin, ancien ministre français des finances et secrétaire national du Parti socialiste à l&#8217;économie, &laquo;&nbsp;une régulation plus contraignante est absolument nécessaire sur le marché. D&#8217;autant plus qu&#8217;il s&#8217;agit ici de la signature d&#8217;un État&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Michael Jackson est mort, la croissance est partie avec lui&#8230; par Mona</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/michael-jackson-mort-croissance/comment-page-1#comment-2253</link>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 12:34:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=225#comment-2253</guid>
		<description>Bon, si l&#039;Australie augmente son taux directeur, c&#039;est quand même un signe encourageant. Elle a beau être &quot;loin&quot; géographiquement, économiquement nous sommes tous dans un mouchoir de poche.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, si l&#8217;Australie augmente son taux directeur, c&#8217;est quand même un signe encourageant. Elle a beau être &laquo;&nbsp;loin&nbsp;&raquo; géographiquement, économiquement nous sommes tous dans un mouchoir de poche.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Michael Jackson est mort, la croissance est partie avec lui&#8230; par Luke</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/michael-jackson-mort-croissance/comment-page-1#comment-2200</link>
		<dc:creator>Luke</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 16:10:56 +0000</pubDate>
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		<description>Excellent article!

très accessible même pour des néophytes comme moi.

Bravo!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent article!</p>
<p>très accessible même pour des néophytes comme moi.</p>
<p>Bravo!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur L&#8217;effet de richesse par Hasnaa</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/effet-richesse/comment-page-1#comment-91</link>
		<dc:creator>Hasnaa</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 19:14:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=13#comment-91</guid>
		<description>Une bonne explication et des exemples faciles à comprendre. Merci</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une bonne explication et des exemples faciles à comprendre. Merci</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur L&#8217;effet de richesse par Saga</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/effet-richesse/comment-page-1#comment-52</link>
		<dc:creator>Saga</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 02:04:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=13#comment-52</guid>
		<description>Une explication complète et facile à comprendre. Merci</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une explication complète et facile à comprendre. Merci</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Madame la ministre de l&#8217;économie&#8230; par Polo</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/madame-ministre-economie-finance/comment-page-1#comment-45</link>
		<dc:creator>Polo</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2008 09:46:31 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=139#comment-45</guid>
		<description>Suite et probablement fin de l&#039;histoire...
Polo

Les quinze Etats de la zone euro ont annoncé lundi soir qu&#039;il ne baisseraient pas leurs taux principaux de TVA pour faire face à la récession économique, refusant ainsi de suivre l&#039;exemple de la Grande-Bretagne.

&quot;Aucun gouvernement n&#039;envisage une telle mesure&quot;, a déclaré à la presse le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, à l&#039;issue d&#039;une réunion avec ses collègues à Bruxelles.

Les Etats de la zone euro &quot;ont déclaré ne pas vouloir agir sur le taux normal de TVA&quot;, et &quot;n&#039;abaisseront pas&quot; ce taux, a-t-il ajouté.

&quot;Vous ne pouvez être sûr et certain qu&#039;un effet sur les prix et donc sur la consommation se produira&quot; en cas de baisse du taux de base de la TVA, a argumenté le président de l&#039;Eurogroupe, qui est à la fois ministre des Finances et Premier ministre du Luxembourg.

La Grande-Bretagne vient d&#039;annoncer une baisse temporaire au 1er décembre de son taux de TVA (sauf sur l&#039;alcool, le tabac et l&#039;essence) qui passera de 17,5% à 15%, le minimum autorisé dans l&#039;Union européenne, ce qui coûtera 12,5 milliards de livres (14,8 milliards d&#039;euros).

Mais a ajouté M. Juncker, &quot;le fait d&#039;annoncer une baisse de la TVA temporaire&quot; suivie peu de temps après d&#039;un relèvement &quot;ne produira pas les éffets souhaités sur le moyen terme&quot; de l&#039;avis des ministres des Finances de la zone euro.

Cependant, a-t-il dit, &quot;nous pensons que c&#039;est une décision qui appartient à chaque Etat&quot;, et &quot;il n&#039;est pas exclu que d&#039;autres pays&quot; de l&#039;UE, non membres de la zone euro et autres que le Royaume-Uni, &quot;l&#039;annonceront&quot;.

La Commission européenne a proposé la semaine dernière aux Etats de l&#039;UE d&#039;utiliser cet outil comme instrument possible pour soutenir l&#039;économie, dans le cadre de son projet de plan de relance européen de 200 milliards d&#039;euros.

Vingt-cinq Etats de l&#039;Union européennes sur 27 appliquent un taux supérieur au plancher européen, sauf le Luxembourg et Chypre (qui sont à 15%). Ils peuvent donc en théorie abaisser ce taux principal de TVA à condition de ne pas aller en-dessous du minimum admis.

M. Juncker a par ailleurs indiqué que les ministres des Finances de la zone euro estimaient que le plan de relance de la Commission dans son ensemble va &quot;dans la bonne direction&quot;.

&quot;Nous avons estimé tous que d&#039;une façon générale les propositions de la commission vont dans la bonne direction (...) et que tous les plans nationaux qui jusqu&#039;à présent on été présentés respectent les éléments qualitatifs énumérés par la Commission&quot;, a-t-il dit.

&quot;Et nous avons obtenu l&#039;assurance que tous les plans nationaux qui seront présentés par la suite respecteront les indications qualitatives&quot; données par la Commission, a-t-il ajouté.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Suite et probablement fin de l&#8217;histoire&#8230;<br />
Polo</p>
<p>Les quinze Etats de la zone euro ont annoncé lundi soir qu&#8217;il ne baisseraient pas leurs taux principaux de TVA pour faire face à la récession économique, refusant ainsi de suivre l&#8217;exemple de la Grande-Bretagne.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Aucun gouvernement n&#8217;envisage une telle mesure&nbsp;&raquo;, a déclaré à la presse le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, à l&#8217;issue d&#8217;une réunion avec ses collègues à Bruxelles.</p>
<p>Les Etats de la zone euro &laquo;&nbsp;ont déclaré ne pas vouloir agir sur le taux normal de TVA&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;n&#8217;abaisseront pas&nbsp;&raquo; ce taux, a-t-il ajouté.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Vous ne pouvez être sûr et certain qu&#8217;un effet sur les prix et donc sur la consommation se produira&nbsp;&raquo; en cas de baisse du taux de base de la TVA, a argumenté le président de l&#8217;Eurogroupe, qui est à la fois ministre des Finances et Premier ministre du Luxembourg.</p>
<p>La Grande-Bretagne vient d&#8217;annoncer une baisse temporaire au 1er décembre de son taux de TVA (sauf sur l&#8217;alcool, le tabac et l&#8217;essence) qui passera de 17,5% à 15%, le minimum autorisé dans l&#8217;Union européenne, ce qui coûtera 12,5 milliards de livres (14,8 milliards d&#8217;euros).</p>
<p>Mais a ajouté M. Juncker, &laquo;&nbsp;le fait d&#8217;annoncer une baisse de la TVA temporaire&nbsp;&raquo; suivie peu de temps après d&#8217;un relèvement &laquo;&nbsp;ne produira pas les éffets souhaités sur le moyen terme&nbsp;&raquo; de l&#8217;avis des ministres des Finances de la zone euro.</p>
<p>Cependant, a-t-il dit, &laquo;&nbsp;nous pensons que c&#8217;est une décision qui appartient à chaque Etat&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;il n&#8217;est pas exclu que d&#8217;autres pays&nbsp;&raquo; de l&#8217;UE, non membres de la zone euro et autres que le Royaume-Uni, &laquo;&nbsp;l&#8217;annonceront&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La Commission européenne a proposé la semaine dernière aux Etats de l&#8217;UE d&#8217;utiliser cet outil comme instrument possible pour soutenir l&#8217;économie, dans le cadre de son projet de plan de relance européen de 200 milliards d&#8217;euros.</p>
<p>Vingt-cinq Etats de l&#8217;Union européennes sur 27 appliquent un taux supérieur au plancher européen, sauf le Luxembourg et Chypre (qui sont à 15%). Ils peuvent donc en théorie abaisser ce taux principal de TVA à condition de ne pas aller en-dessous du minimum admis.</p>
<p>M. Juncker a par ailleurs indiqué que les ministres des Finances de la zone euro estimaient que le plan de relance de la Commission dans son ensemble va &laquo;&nbsp;dans la bonne direction&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous avons estimé tous que d&#8217;une façon générale les propositions de la commission vont dans la bonne direction (&#8230;) et que tous les plans nationaux qui jusqu&#8217;à présent on été présentés respectent les éléments qualitatifs énumérés par la Commission&nbsp;&raquo;, a-t-il dit.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Et nous avons obtenu l&#8217;<span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.assuranceo.fr/" title="Assurance Automobile, Assurance Auto et Moto, Assurance Habitation, Mutuelle Santé">assurance</a></span> que tous les plans nationaux qui seront présentés par la suite respecteront les indications qualitatives&nbsp;&raquo; données par la Commission, a-t-il ajouté.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Question/Réponse sur la crise financière. par Francis</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/question-reponse-crise-financiere/comment-page-1#comment-44</link>
		<dc:creator>Francis</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 10:55:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=102#comment-44</guid>
		<description>La crise est mondial on le dit, mais pour moi Africain, et vivant dans un pays sous développé, je connais cette crise depuis des années: cette crise s&#039;est manifesté au travers de la détérioration des termes d&#039;échanges car je ne suis pas maitre des produits agricoles que je vends, elle s&#039;est manifesté au travers la crise du pétrole par ses fluctuations et la flambée des prix du baril; elle s&#039;est manifesté aussi par la corruption qui sévit depuis des années, des décennies, dans nos pays sans oublier l&#039;insouciance de nos dirigeants et aussi le fait qu&#039;ils se prennent pour des dieux; donc incontournable pour prendre des décisions dans la vie de la nation.

J&#039;aimerais bien que, comme les américains, comme les européens, comme les asiatiques, et comme partout dans le monde, nos dirigeants profitent de cette crise pour prendre de nouvelles directives économiques, sociales, et politiques pour relancer le développement de leurs pays et de notre Afrique que nous chérissons tant.

C&#039;est pourquoi ceux qui ont des idées nouvelles pour qu&#039;on s&#039;en sorte, qu&#039;ils nous les propose au travers de ce site car je compte sortir un projet constructif, et si possible l&#039;envoyer à tout nos dirigeants.

Francis (Cameroun)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La crise est mondial on le dit, mais pour moi Africain, et vivant dans un pays sous développé, je connais cette crise depuis des années: cette crise s&#8217;est manifesté au travers de la détérioration des termes d&#8217;échanges car je ne suis pas maitre des produits agricoles que je vends, elle s&#8217;est manifesté au travers la crise du pétrole par ses fluctuations et la flambée des prix du baril; elle s&#8217;est manifesté aussi par la corruption qui sévit depuis des années, des décennies, dans nos pays sans oublier l&#8217;insouciance de nos dirigeants et aussi le fait qu&#8217;ils se prennent pour des dieux; donc incontournable pour prendre des décisions dans la vie de la nation.</p>
<p>J&#8217;aimerais bien que, comme les américains, comme les européens, comme les asiatiques, et comme partout dans le monde, nos dirigeants profitent de cette crise pour prendre de nouvelles directives économiques, sociales, et politiques pour relancer le développement de leurs pays et de notre Afrique que nous chérissons tant.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi ceux qui ont des idées nouvelles pour qu&#8217;on s&#8217;en sorte, qu&#8217;ils nous les propose au travers de ce site car je compte sortir un projet constructif, et si possible l&#8217;envoyer à tout nos dirigeants.</p>
<p>Francis (Cameroun)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Madame la ministre de l&#8217;économie&#8230; par Polo</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/madame-ministre-economie-finance/comment-page-1#comment-43</link>
		<dc:creator>Polo</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2008 11:44:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=139#comment-43</guid>
		<description>Pour ceux que ca intéresse, voici un petit article lié à ceux qui précédent. Je pense qu&#039;effectivement, baisser la TVA est une option sérieuse qui doit être engagée pour relancer la consommation, moteur de l&#039;économie. Mais cela aurait du être fait depuis au moins un mois. Une réflexion doit aussi être engagée sur l’ensemble du système fiscal en temps de crise.

Excellent site. Bravo à son auteur (au fait qui est-ce ???).

L&#039;article en question datant du 26 Novembre 2008 (par AFP):

Le gouvernement envisage des &quot;baisses sectorielles&quot; de TVA, notamment dans l&#039;automobile, dans le cadre de son plan de relance de l&#039;activité économique, a indiqué mercredi la ministre de l&#039;Economie, Christine Lagarde.

&quot;Nous regardons des baisses sectorielles de TVA éventuelles&quot;, a déclaré Mme Lagarde sur LCI. &quot;C&#039;est une question qui a été débattue au sommet franco-allemand, pour voir si l&#039;impact est efficace et si le coût n&#039;est pas totalement déraisonnable au regard de l&#039;effet escompté&quot;.

&quot;On pense à ça en particulier dans des secteurs comme l&#039;automobile&quot;, a-t-elle précisé.

Mme Lagarde avait affirmé lundi qu&#039;une baisse générale de la TVA, comme le gouvernement britannique l&#039;a annoncé et comme la Commission européenne le préconise pour doper la consommation en temps de crise, n&#039;était pas à l&#039;ordre du jour en France.

&quot;La grande incertitude quand on baisse le taux de TVA, c&#039;est de savoir à qui ça profite&quot;, avait expliqué la ministre de l&#039;Economie, mettant en garde contre le danger de subventionner ainsi les importations en provenance de pays étrangers plus que l&#039;économie française.

Mardi, le Premier ministre François Fillon avait promis &quot;des mesures très ambitieuses&quot; pour relancer l&#039;automobile. &quot;Nous allons prendre des mesures, y compris des mesures fiscales pour faire en sorte que le marché automobile redémarre&quot;, avait-t-il indiqué.

Le président Nicolas Sarkozy avait aussi évoqué lundi des &quot;mesures fiscales&quot; et &quot;ciblées&quot; pour cette branche.

En France, le taux normal de TVA est de 19,6%, un taux réduit de 5,5% s&#039;appliquant à divers secteurs jugés sensibles ou prioritaires, mais très encadrés par Bruxelles. Les travaux d&#039;amélioration du logement bénéficient de ce taux réduit.

La Commission européenne devait présenter mercredi ses propositions pour un plan de relance de l&#039;économie de l&#039;Union européenne, qui devrait dépasser les 130 millions d&#039;euros, l&#039;équivalent de 1% de la richesse de ses 27 membres.

Elle préconise notamment des baisses d&#039;impôts indirects comme la TVA, qui permettent de &quot;donner une impulsion forte à la consommation&quot;.

La France envisage pour sa part de mobiliser environ 19 milliards d&#039;euros, soit l&#039;équivalent de 1% du PIB, pour la déclinaison française du plan de relance européen, qui devrait être présenté &quot;d&#039;ici moins de dix jours&quot; par Nicolas Sarkozy.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux que ca intéresse, voici un petit article lié à ceux qui précédent. Je pense qu&#8217;effectivement, baisser la TVA est une option sérieuse qui doit être engagée pour relancer la consommation, moteur de l&#8217;économie. Mais cela aurait du être fait depuis au moins un mois. Une réflexion doit aussi être engagée sur l’ensemble du système fiscal en temps de crise.</p>
<p>Excellent site. Bravo à son auteur (au fait qui est-ce ???).</p>
<p>L&#8217;article en question datant du 26 Novembre 2008 (par AFP):</p>
<p>Le gouvernement envisage des &laquo;&nbsp;baisses sectorielles&nbsp;&raquo; de TVA, notamment dans l&#8217;automobile, dans le cadre de son plan de relance de l&#8217;activité économique, a indiqué mercredi la ministre de l&#8217;Economie, Christine Lagarde.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous regardons des baisses sectorielles de TVA éventuelles&nbsp;&raquo;, a déclaré Mme Lagarde sur LCI. &laquo;&nbsp;C&#8217;est une question qui a été débattue au sommet franco-allemand, pour voir si l&#8217;impact est efficace et si le coût n&#8217;est pas totalement déraisonnable au regard de l&#8217;effet escompté&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On pense à ça en particulier dans des secteurs comme l&#8217;automobile&nbsp;&raquo;, a-t-elle précisé.</p>
<p>Mme Lagarde avait affirmé lundi qu&#8217;une baisse générale de la TVA, comme le gouvernement britannique l&#8217;a annoncé et comme la Commission européenne le préconise pour doper la consommation en temps de crise, n&#8217;était pas à l&#8217;ordre du jour en France.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La grande incertitude quand on baisse le taux de TVA, c&#8217;est de savoir à qui ça profite&nbsp;&raquo;, avait expliqué la ministre de l&#8217;Economie, mettant en garde contre le danger de subventionner ainsi les importations en provenance de pays étrangers plus que l&#8217;économie française.</p>
<p>Mardi, le Premier ministre François Fillon avait promis &laquo;&nbsp;des mesures très ambitieuses&nbsp;&raquo; pour relancer l&#8217;automobile. &laquo;&nbsp;Nous allons prendre des mesures, y compris des mesures fiscales pour faire en sorte que le marché automobile redémarre&nbsp;&raquo;, avait-t-il indiqué.</p>
<p>Le président Nicolas Sarkozy avait aussi évoqué lundi des &laquo;&nbsp;mesures fiscales&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;ciblées&nbsp;&raquo; pour cette branche.</p>
<p>En France, le taux normal de TVA est de 19,6%, un taux réduit de 5,5% s&#8217;appliquant à divers secteurs jugés sensibles ou prioritaires, mais très encadrés par Bruxelles. Les travaux d&#8217;amélioration du logement bénéficient de ce taux réduit.</p>
<p>La Commission européenne devait présenter mercredi ses propositions pour un plan de relance de l&#8217;économie de l&#8217;Union européenne, qui devrait dépasser les 130 millions d&#8217;euros, l&#8217;équivalent de 1% de la richesse de ses 27 membres.</p>
<p>Elle préconise notamment des baisses d&#8217;impôts indirects comme la TVA, qui permettent de &laquo;&nbsp;donner une impulsion forte à la consommation&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La France envisage pour sa part de mobiliser environ 19 milliards d&#8217;euros, soit l&#8217;équivalent de 1% du PIB, pour la déclinaison française du plan de relance européen, qui devrait être présenté &laquo;&nbsp;d&#8217;ici moins de dix jours&nbsp;&raquo; par Nicolas Sarkozy.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Madame la ministre de l&#8217;économie&#8230; par Polo</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/madame-ministre-economie-finance/comment-page-1#comment-42</link>
		<dc:creator>Polo</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 01:22:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=139#comment-42</guid>
		<description>Bonjour, et bravo pour ces articles et pour ce site internet. Les politiques vous suivent...

&lt;strong&gt;Levier fiscal et dépenses ciblées au coeur du plan de Bruxelles.&lt;/strong&gt;

Le recours au levier fiscal et aux dépenses ciblées sont les principales suggestions que la Commission européenne formulera aux Etats membres de l&#039;Union européenne, selon une version préliminaire du plan de relance économique que l&#039;exécutif européen présentera mercredi.

Selon le texte de ce projet de 17 pages de la Commission européenne, qu&#039;a pu consulter Reuters, le plan a pour double but d&#039;atténuer l&#039;impact du retournement de cycle sur l&#039;économie réelle et d&#039;aider les Etats membres à profiter au mieux du retour de la croissance à moyen terme.

Annoncé début novembre par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, il a passé lundi le filtre des directeurs de cabinets de la Commission européenne, même si, selon un diplomate européen, les chiffres définitifs font encore l&#039;objet d&#039;une négociation entre l&#039;exécutif communautaire et les Etats membres.

Voici une liste des principaux axes du plan.

&lt;strong&gt;FISCALITÉ&lt;/strong&gt;
La Commission propose aux Etats qui le souhaitent d&#039;introduire des réductions temporaires de TVA.

Elle appelle les Etats membres à adopter d&#039;ici le printemps 2009 la directive sur la TVA réduite sur les secteurs à haute intensité de main d&#039;oeuvre.

Elle formulera prochainement une proposition de TVA réduite pour les produits permettant de préserver l&#039;environnement.

Elle estime enfin qu&#039;une réduction des taxes sur les bas salaires peut avoir un impact positif sur l&#039;emploi et venir en aide aux secteurs de la population les plus touchés.

&lt;strong&gt;BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE&lt;/strong&gt;
La Commission estime que les moindres pressions inflationnistes laissent des marges de manoeuvre pour de nouvelles baisses des taux d&#039;intérêt par la Banque centrale européenne (BCE).

&lt;strong&gt;BANQUE EUROPÉENNE D&#039;INVESTISSEMENT&lt;/strong&gt;
Elle augmentera ses interventions de 15 milliards d&#039;euros au cours des deux prochaines années.

Le budget de la banque consacré au changement climatique et à la sécurité énergétique sera accru de six milliards d&#039;euros.

Les financements aux PME seront quant à eux augmentés de 30 milliards d&#039;euros, comme cela avait été décidé lors du conseil Ecofin (des ministres de l&#039;Economie et des Finances des Vingt-Sept) informel de Nice en septembre.

&lt;strong&gt;AUTOMOBILE ET CONSTRUCTION&lt;/strong&gt;
La Commission souhaite soutenir l&#039;innovation liée aux objectifs environnementaux, en particulier dans le secteur automobile et la construction.

La BEI augmentera son enveloppe destinée au secteur automobile de plusieurs milliards d&#039;euros.

Selon une source proche de l&#039;exécutif communautaire, la Commission et la BEI sont toujours en discussion sur ce point et des études d&#039;impact sont également en cours.

Il est possible qu&#039;aucun chiffre ne soit publié mercredi.

Seule chose certaine, selon cette source, on sera loin des 40 milliards de dollars de prêts subventionnés demandés par l&#039;Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA).

En revanche, une enveloppe chiffrée d&#039;un milliard d&#039;euros sera affectée au secteur de la construction pour soutenir les initiatives favorisant des bâtiments plus efficaces en matière de consommation énergétique.

&lt;strong&gt;PACTE DE STABILITÉ ET DE CROISSANCE&lt;/strong&gt;
L&#039;exécutif européen estime qu&#039;il ne doit pas être mis de côté mais indique qu&#039;il sera appliqué de manière &quot;judicieuse&quot;, c&#039;est à dire en maintenant les objectifs de crédibilité de la politique budgétaire à moyen terme tout en faisant preuve de flexibilité à court terme.

Les Etats devront par ailleurs fournir un programme de convergence budgétaire actualisé et indiquer de quelle manière ils souhaitent s&#039;y prendre pour inverser la tendance au creusement des déficits.

&lt;strong&gt;RÉFORMES STRUCTURELLES&lt;/strong&gt;
La Commission demande également aux Etats de poursuivre les réformes structurelles pour qu&#039;ils puissent se relever plus vite et plus forts de la crise.

&lt;strong&gt;BANQUES&lt;/strong&gt;
Les Etats membres doivent appuyer dans la mesure du possible le secteur bancaire pour permettre un retour à la normale des activités de prêt et s&#039;assurer que les réductions de taux d&#039;intérêt sont répercutées sur les emprunteurs.

&lt;strong&gt;CHIFFRES&lt;/strong&gt;
Le texte devrait également inclure des objectifs chiffrés mais ceux-ci font toujours l&#039;objet de négociations entre chefs d&#039;Etat et de gouvernement et ne figurent pas dans la version accordée par les chefs de cabinet.

Même chose pour les fonds de cohésion de l&#039;UE, dont le paiement sera accéléré en 2009, sans qu&#039;aucun chiffre ne soit pour autant couché dans le document à ce stade.

&lt;strong&gt;DOHA&lt;/strong&gt;
La Commission dit espérer qu&#039;un accord soit rapidement trouvé sur le cycle de négociations de Doha dans le cadre de l&#039;Organisation mondiale du commerce, qui permettra de stimuler la croissance économique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, et bravo pour ces articles et pour ce site internet. Les politiques vous suivent&#8230;</p>
<p><strong>Levier fiscal et dépenses ciblées au coeur du plan de Bruxelles.</strong></p>
<p>Le recours au levier fiscal et aux dépenses ciblées sont les principales suggestions que la Commission européenne formulera aux Etats membres de l&#8217;Union européenne, selon une version préliminaire du plan de relance économique que l&#8217;exécutif européen présentera mercredi.</p>
<p>Selon le texte de ce projet de 17 pages de la Commission européenne, qu&#8217;a pu consulter Reuters, le plan a pour double but d&#8217;atténuer l&#8217;impact du retournement de cycle sur l&#8217;économie réelle et d&#8217;aider les Etats membres à profiter au mieux du retour de la croissance à moyen terme.</p>
<p>Annoncé début novembre par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, il a passé lundi le filtre des directeurs de cabinets de la Commission européenne, même si, selon un diplomate européen, les chiffres définitifs font encore l&#8217;objet d&#8217;une négociation entre l&#8217;exécutif communautaire et les Etats membres.</p>
<p>Voici une liste des principaux axes du plan.</p>
<p><strong>FISCALITÉ</strong><br />
La Commission propose aux Etats qui le souhaitent d&#8217;introduire des réductions temporaires de TVA.</p>
<p>Elle appelle les Etats membres à adopter d&#8217;ici le printemps 2009 la directive sur la TVA réduite sur les secteurs à haute intensité de main d&#8217;oeuvre.</p>
<p>Elle formulera prochainement une proposition de TVA réduite pour les produits permettant de préserver l&#8217;environnement.</p>
<p>Elle estime enfin qu&#8217;une réduction des taxes sur les bas salaires peut avoir un impact positif sur l&#8217;emploi et venir en aide aux secteurs de la population les plus touchés.</p>
<p><strong>BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE</strong><br />
La Commission estime que les moindres pressions inflationnistes laissent des marges de manoeuvre pour de nouvelles baisses des taux d&#8217;intérêt par la Banque centrale européenne (BCE).</p>
<p><strong>BANQUE EUROPÉENNE D&#8217;INVESTISSEMENT</strong><br />
Elle augmentera ses interventions de 15 milliards d&#8217;euros au cours des deux prochaines années.</p>
<p>Le budget de la banque consacré au changement climatique et à la sécurité énergétique sera accru de six milliards d&#8217;euros.</p>
<p>Les financements aux PME seront quant à eux augmentés de 30 milliards d&#8217;euros, comme cela avait été décidé lors du conseil Ecofin (des ministres de l&#8217;Economie et des Finances des Vingt-Sept) informel de Nice en septembre.</p>
<p><strong>AUTOMOBILE ET CONSTRUCTION</strong><br />
La Commission souhaite soutenir l&#8217;innovation liée aux objectifs environnementaux, en particulier dans le secteur automobile et la construction.</p>
<p>La BEI augmentera son enveloppe destinée au secteur automobile de plusieurs milliards d&#8217;euros.</p>
<p>Selon une source proche de l&#8217;exécutif communautaire, la Commission et la BEI sont toujours en discussion sur ce point et des études d&#8217;impact sont également en cours.</p>
<p>Il est possible qu&#8217;aucun chiffre ne soit publié mercredi.</p>
<p>Seule chose certaine, selon cette source, on sera loin des 40 milliards de dollars de prêts subventionnés demandés par l&#8217;Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA).</p>
<p>En revanche, une enveloppe chiffrée d&#8217;un milliard d&#8217;euros sera affectée au secteur de la construction pour soutenir les initiatives favorisant des bâtiments plus efficaces en matière de consommation énergétique.</p>
<p><strong>PACTE DE STABILITÉ ET DE CROISSANCE</strong><br />
L&#8217;exécutif européen estime qu&#8217;il ne doit pas être mis de côté mais indique qu&#8217;il sera appliqué de manière &laquo;&nbsp;judicieuse&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire en maintenant les objectifs de crédibilité de la politique budgétaire à moyen terme tout en faisant preuve de flexibilité à court terme.</p>
<p>Les Etats devront par ailleurs fournir un programme de convergence budgétaire actualisé et indiquer de quelle manière ils souhaitent s&#8217;y prendre pour inverser la tendance au creusement des déficits.</p>
<p><strong>RÉFORMES STRUCTURELLES</strong><br />
La Commission demande également aux Etats de poursuivre les réformes structurelles pour qu&#8217;ils puissent se relever plus vite et plus forts de la crise.</p>
<p><strong>BANQUES</strong><br />
Les Etats membres doivent appuyer dans la mesure du possible le secteur bancaire pour permettre un retour à la normale des activités de prêt et s&#8217;assurer que les réductions de taux d&#8217;intérêt sont répercutées sur les emprunteurs.</p>
<p><strong>CHIFFRES</strong><br />
Le texte devrait également inclure des objectifs chiffrés mais ceux-ci font toujours l&#8217;objet de négociations entre chefs d&#8217;Etat et de gouvernement et ne figurent pas dans la version accordée par les chefs de cabinet.</p>
<p>Même chose pour les fonds de cohésion de l&#8217;UE, dont le paiement sera accéléré en 2009, sans qu&#8217;aucun chiffre ne soit pour autant couché dans le document à ce stade.</p>
<p><strong>DOHA</strong><br />
La Commission dit espérer qu&#8217;un accord soit rapidement trouvé sur le cycle de négociations de Doha dans le cadre de l&#8217;Organisation mondiale du commerce, qui permettra de stimuler la croissance économique.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Rigidité des taxes ? par Paul M.</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/rigidite-des-taxes/comment-page-1#comment-39</link>
		<dc:creator>Paul M.</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2008 14:16:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=64#comment-39</guid>
		<description>Vous aviez raison et analysé quelques semaines à l&#039;avance les bonnes mesures à prendre. Bravo. Trés bon site.
Paul

Article AFP:
Le gouvernement britannique va abaisser la TVA d&#039;au moins deux points 

Le Premier ministre britannique Gordon Brown à Londres, le 19 novembre 2008
© AFP/Archives  Leon Neal 
La mesure-phare du budget présenté lundi par le gouvernement britannique sera une baisse temporaire d&#039;au moins deux points de pourcentage de la TVA, annoncent dimanche les journaux britanniques.

Le Premier ministre Gordon Brown est un partisan de la relance budgétaire recommandée le week-end dernier par les pays du G20 à Washington.

La TVA, actuellement à 17,5%, pourrait être abaissée jusqu&#039;au minimum admis par l&#039;Union européenne, 15%, assurent le Times, l&#039;Independent et le Sunday Telegraph.

La mesure, annoncée par le ministre des Finances Alistair Darling dans le cadre de son pré-budget 2009/10, serait en vigueur pour Noël. Elle serait toutefois temporaire, et la TVA serait ramenée au niveau actuel d&#039;ici deux ans au plus, quand la situation économique s&#039;améliorera.

Une baisse de TVA de deux points et demi coûterait 12,5 milliards de livres (15 milliards d&#039;euros) par an au budget britannique.

Les journaux indiquent que le budget comprendra aussi d&#039;autres mesures, comme l&#039;extension d&#039;un abattement de 120 livres par an consenti aux contribuables les plus modestes, un report de l&#039;augmentation de la vignette sur les automobiles, la suppression du projet d&#039;augmenter le taux de l&#039;impôt sur les plus petites sociétés, et une grâce de trois mois avant les procédures judiciaires pour les personnes ne parvenant pas à payer leur crédit immobilier.

Le gouvernement devrait aussi prononcer une exemption d&#039;impôts sur les dividendes étrangers, pour empêcher les grandes multinationales d&#039;être tentées de déménager à l&#039;étranger.

Le paquet fiscal dévoilé par M. Darling devrait tourner autour de 18 à 20 milliards de livres au total, soit un peu plus d&#039;un point de PIB. Ce paquet n&#039;ira donc pas jusqu&#039;aux deux points de PIB (30 milliards de livres) que la presse avait évoqué précédemment.

Il sera financé par l&#039;endettement, avec un déficit qui pourrait monter à 10% du PIB dans les trois ans, estiment les journaux, soit bien plus que les 3% imposés par les règles européennes.

L&#039;Independent assure que d&#039;autres mesures surprise ne sont pas à exclure lundi, comme une prolongation de l&#039;exemption de droit de timbre sur certains biens immobiliers, ou une baisse du taux de l&#039;impôt sur les sociétés. Une baisse du taux de l&#039;impôt sur le revenu semble cependant exclue, selon le journal.

Selon le Sunday Times, le gouvernement devrait aussi annoncer lundi la cession de certains de ses actifs pour financer la relance. Outre le centre de conférences Queen Elizabeth II à Londres, l&#039;Etat pourrait céder le Met office, les services météorologiques britanniques, l&#039;agence nationale de cartographie Ordnance survey ou encore la Forestry commission, gestionnaire des forêts nationales, croit savoir le journal.

Le leader de l&#039;opposition conservatrice David Cameron, qui prône une politique budgétaire plus économe, a dénoncé &quot;une orgie d&#039;emprunt&quot; qui devra forcément être épongée par une forte hausse des impôts dans l&#039;avenir.

&quot;Je pense que les gens vont être choqués demain (lundi) quand ils verront l&#039;étendue des emprunts du gouvernement&quot;, a-t-il observé dans une interview dimanche matin sur la chaîne de télévision BBC1.

M. Cameron a estimé que le gouvernement allait emprunter quelque 80 milliards de livres (95 milliards d&#039;euros) cette année fiscale, avant même le début de la récession, et peut-être 100 milliards de livres (119 milliards d&#039;euros) l&#039;an prochain.

&quot;Donc j&#039;ai une réelle inquiétude sur cette orgie d&#039;emprunt dans laquelle le gouvernement s&#039;est engagée et qui, il l&#039;a lui même admis, va déboucher sur des impôts bien plus élevés plus tard&quot;, a mis en garde M. Cameron.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous aviez raison et analysé quelques semaines à l&#8217;avance les bonnes mesures à prendre. Bravo. Trés bon site.<br />
Paul</p>
<p>Article AFP:<br />
Le gouvernement britannique va abaisser la TVA d&#8217;au moins deux points </p>
<p>Le Premier ministre britannique Gordon Brown à Londres, le 19 novembre 2008<br />
© AFP/Archives  Leon Neal<br />
La mesure-phare du budget présenté lundi par le gouvernement britannique sera une baisse temporaire d&#8217;au moins deux points de pourcentage de la TVA, annoncent dimanche les journaux britanniques.</p>
<p>Le Premier ministre Gordon Brown est un partisan de la relance budgétaire recommandée le week-end dernier par les pays du G20 à Washington.</p>
<p>La TVA, actuellement à 17,5%, pourrait être abaissée jusqu&#8217;au minimum admis par l&#8217;Union européenne, 15%, assurent le Times, l&#8217;Independent et le Sunday Telegraph.</p>
<p>La mesure, annoncée par le ministre des Finances Alistair Darling dans le cadre de son pré-budget 2009/10, serait en vigueur pour Noël. Elle serait toutefois temporaire, et la TVA serait ramenée au niveau actuel d&#8217;ici deux ans au plus, quand la situation économique s&#8217;améliorera.</p>
<p>Une baisse de TVA de deux points et demi coûterait 12,5 milliards de livres (15 milliards d&#8217;euros) par an au budget britannique.</p>
<p>Les journaux indiquent que le budget comprendra aussi d&#8217;autres mesures, comme l&#8217;extension d&#8217;un abattement de 120 livres par an consenti aux contribuables les plus modestes, un report de l&#8217;augmentation de la vignette sur les automobiles, la suppression du projet d&#8217;augmenter le taux de l&#8217;impôt sur les plus petites sociétés, et une grâce de trois mois avant les procédures judiciaires pour les personnes ne parvenant pas à payer leur crédit immobilier.</p>
<p>Le gouvernement devrait aussi prononcer une exemption d&#8217;impôts sur les dividendes étrangers, pour empêcher les grandes multinationales d&#8217;être tentées de déménager à l&#8217;étranger.</p>
<p>Le paquet fiscal dévoilé par M. Darling devrait tourner autour de 18 à 20 milliards de livres au total, soit un peu plus d&#8217;un point de PIB. Ce paquet n&#8217;ira donc pas jusqu&#8217;aux deux points de PIB (30 milliards de livres) que la presse avait évoqué précédemment.</p>
<p>Il sera financé par l&#8217;endettement, avec un déficit qui pourrait monter à 10% du PIB dans les trois ans, estiment les journaux, soit bien plus que les 3% imposés par les règles européennes.</p>
<p>L&#8217;Independent assure que d&#8217;autres mesures surprise ne sont pas à exclure lundi, comme une prolongation de l&#8217;exemption de droit de timbre sur certains biens immobiliers, ou une baisse du taux de l&#8217;impôt sur les sociétés. Une baisse du taux de l&#8217;impôt sur le revenu semble cependant exclue, selon le journal.</p>
<p>Selon le Sunday Times, le gouvernement devrait aussi annoncer lundi la cession de certains de ses actifs pour financer la relance. Outre le centre de conférences Queen Elizabeth II à Londres, l&#8217;Etat pourrait céder le Met office, les services météorologiques britanniques, l&#8217;agence nationale de cartographie Ordnance survey ou encore la Forestry commission, gestionnaire des forêts nationales, croit savoir le journal.</p>
<p>Le leader de l&#8217;opposition conservatrice David Cameron, qui prône une politique budgétaire plus économe, a dénoncé &laquo;&nbsp;une orgie d&#8217;emprunt&nbsp;&raquo; qui devra forcément être épongée par une forte hausse des impôts dans l&#8217;avenir.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je pense que les gens vont être choqués demain (lundi) quand ils verront l&#8217;étendue des emprunts du gouvernement&nbsp;&raquo;, a-t-il observé dans une interview dimanche matin sur la chaîne de télévision BBC1.</p>
<p>M. Cameron a estimé que le gouvernement allait emprunter quelque 80 milliards de livres (95 milliards d&#8217;euros) cette année fiscale, avant même le début de la récession, et peut-être 100 milliards de livres (119 milliards d&#8217;euros) l&#8217;an prochain.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Donc j&#8217;ai une réelle inquiétude sur cette orgie d&#8217;emprunt dans laquelle le gouvernement s&#8217;est engagée et qui, il l&#8217;a lui même admis, va déboucher sur des impôts bien plus élevés plus tard&nbsp;&raquo;, a mis en garde M. Cameron.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La course à la banque à la Diamond et Dybvig (1983) et les Subprimes par Paul J.</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/course-a-la-banque-diamond-dybvig-1983/comment-page-1#comment-33</link>
		<dc:creator>Paul J.</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 17:36:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=38#comment-33</guid>
		<description>Le vaisseau amiral de l&#039;économie chinoise navigue par gros temps, secoué par la tempête de la crise financière : la province du Guangdong qui, voici trente ans, fut la figure de proue de l&#039;extraordinaire décollage de la Chine et en symbolisa plus tard la réussite, est aujourd&#039;hui l&#039;une des régions les plus touchées de la République populaire. &quot;On pourrait dire que c&#039;est ici que tout a commencé et que c&#039;est ici que tout pourrait finir&quot;, grince un observateur étranger basé à Canton qui ne croit pourtant pas au scénario catastrophe.

Le Guangdong (province de Canton ou Guangzhou, sud-est du pays) représente un tiers des exportations de la Chine, un huitième de ses recettes fiscales et 25 % des investissements étrangers. Si elle était une nation indépendante, elle serait la 23e économie mondiale !

Depuis fin 2007, la machine à produire du miracle s&#039;est grippée et le krach de septembre a amplifié la tendance. Entre janvier et juillet, plus de 3 000 PME de l&#039;industrie du jouet, la plupart des sous-traitants, ont fermé boutique. Alors que personne n&#039;a encore pu détrôner Hongkong de sa place de premier investisseur &quot;étranger&quot; dans le Guangdong (plus de 60 %), plusieurs milliers d&#039;entreprises originaires de cette région voisine ont mis la clef sous la porte. Et les experts remarquent que 95 % d&#039;entre elles ne reviendront pas en Chine continentale, préférant se délocaliser au Vietnam, au Cambodge, au Bangladesh. Surtout celles du secteur textile. Outre l&#039;industrie du jouet, les fabricants de chaussures et d&#039;ameublement sont les principales victimes.

Le renchérissement des matières premières, l&#039;appréciation de la monnaie chinoise, le yuan, la flambée des prix du pétrole, le coût social plus élevé en raison de lois destinées à garantir les droits des ouvriers, la hausse des salaires et l&#039;augmentation du salaire minimum, ainsi que les velléités gouvernementales de protéger l&#039;environnement et de garantir la sécurité du consommateur ont rajouté des contraintes aux menaces qui planent sur la province.

&quot;LA CRISE EST LÀ ET BIEN LÀ&quot;

Les experts hongkongais interrogés craignent presque tous que le pire soit à venir. &quot;C&#039;est vrai, la crise est là et bien là, mais elle pourrait à terme être positive&quot;, tempère Joël Pujol, entrepreneur venu s&#039;établir dans la région il y a dix-sept ans et qui porte la casquette de vice-président de la Chambre de commerce et d&#039;industrie française en Chine.
Pour lui, une autre phase s&#039;annonce : &quot;La crise pourrait permettre au Guangdong de perdre ce qui l&#039;a fait connaître : son statut d&#039;atelier du monde. Il devra ne plus compter seulement sur la production de produits à faible valeur ajoutée et acquérir l&#039;image d&#039;un atelier plus sophistiqué de produits high tech.&quot; Un espoir en phase avec l&#039;ambition du nouveau secrétaire du parti, Wang Yang, qui a dénoncé dans un discours le faible niveau de compétitivité des entreprises de sa province et souhaité que le Guangdong cesse de se cantonner au rôle de sous-traitant de la planète.
Les conséquences de la crise se font déjà sentir sur l&#039;emploi. Selon le site Sina.com, des milliers d&#039;ouvriers migrants sont en train de quitter le delta de la rivière des Perles et rentrent dans leurs campagnes, faute de travail. Des responsables de la gare de Canton ont indiqué que 130 000 voyageurs quittent chaque jour la métropole en train.
&quot;La crise aura plus d&#039;impact sur les grandes entreprises, car les PME finiront bien par rebondir&quot;, estime M. Xu, un ouvrier qualifié qui préfère ne donner ni son prénom ni le nom de son entreprise parce qu&#039;il est en procès avec son employeur. Son entreprise, qui fabrique des câblages d&#039;ordinateurs pour General Electric et 3M, &quot;n&#039;est pas en faillite mais va très mal&quot;, précise-t-il. &quot;Je suis au chômage depuis que j&#039;ai démissionné après le refus du patron de payer au tarif légal mes heures supplémentaires&quot;, raconte cet homme de 38 ans, originaire de la province d&#039;Henan.

Il a tenté de faire valoir ses droits auprès d&#039;une instance d&#039;arbitrage, sorte de juridiction prud&#039;homale, mais il a été débouté. Ne lui reste plus que la possibilité de saisir le tribunal proprement dit. &quot;Je suis pessimiste, constate M. Xu. Je vais essayer de me reconvertir dans les assurances. La plupart des entreprises contournent les lois&quot;, explique cet ouvrier qui gagnait un salaire assez élevé pour la Chine : 4 500 yuans (environ 524 euros) par mois.

La loi sur le travail, entrée en vigueur au 1er janvier 2008, a entraîné une moins grande flexibilité du marché de l&#039;emploi et un renchérissement des coûts de production, selon les entrepreneurs. La nouvelle législation impose à l&#039;employeur de fournir un contrat de travail à son employé, ce qui vaut à ce dernier un niveau de protection inédit dans ce pays sans syndicat libre et où des ouvriers doivent coudre les jambes de 1 000 nounours en douze heures...

&quot;Cette loi a été contournée de manière systématique&quot;, accuse Zhang Zhiru, directeur de l&#039;association Vent du printemps, une ONG défendant le droit des ouvriers de Shenzhen. Il affirme que la Cour suprême du Guangdong vient de faire passer une circulaire secrète promettant aux patrons l&#039;impunité s&#039;ils ne paient pas les heures supplémentaires ! 

Par Bruno Philip 
Le Monde</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le vaisseau amiral de l&#8217;économie chinoise navigue par gros temps, secoué par la tempête de la crise financière : la province du Guangdong qui, voici trente ans, fut la figure de proue de l&#8217;extraordinaire décollage de la Chine et en symbolisa plus tard la réussite, est aujourd&#8217;hui l&#8217;une des régions les plus touchées de la République populaire. &laquo;&nbsp;On pourrait dire que c&#8217;est ici que tout a commencé et que c&#8217;est ici que tout pourrait finir&nbsp;&raquo;, grince un observateur étranger basé à Canton qui ne croit pourtant pas au scénario catastrophe.</p>
<p>Le Guangdong (province de Canton ou Guangzhou, sud-est du pays) représente un tiers des exportations de la Chine, un huitième de ses recettes fiscales et 25 % des investissements étrangers. Si elle était une nation indépendante, elle serait la 23e économie mondiale !</p>
<p>Depuis fin 2007, la machine à produire du miracle s&#8217;est grippée et le krach de septembre a amplifié la tendance. Entre janvier et juillet, plus de 3 000 PME de l&#8217;industrie du jouet, la plupart des sous-traitants, ont fermé boutique. Alors que personne n&#8217;a encore pu détrôner Hongkong de sa place de premier investisseur &laquo;&nbsp;étranger&nbsp;&raquo; dans le Guangdong (plus de 60 %), plusieurs milliers d&#8217;entreprises originaires de cette région voisine ont mis la clef sous la porte. Et les experts remarquent que 95 % d&#8217;entre elles ne reviendront pas en Chine continentale, préférant se délocaliser au Vietnam, au Cambodge, au Bangladesh. Surtout celles du secteur textile. Outre l&#8217;industrie du jouet, les fabricants de chaussures et d&#8217;ameublement sont les principales victimes.</p>
<p>Le renchérissement des matières premières, l&#8217;appréciation de la monnaie chinoise, le yuan, la flambée des prix du pétrole, le coût social plus élevé en raison de lois destinées à garantir les droits des ouvriers, la hausse des salaires et l&#8217;augmentation du salaire minimum, ainsi que les velléités gouvernementales de protéger l&#8217;environnement et de garantir la sécurité du consommateur ont rajouté des contraintes aux menaces qui planent sur la province.</p>
<p>&laquo;&nbsp;LA CRISE EST LÀ ET BIEN LÀ&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les experts hongkongais interrogés craignent presque tous que le pire soit à venir. &laquo;&nbsp;C&#8217;est vrai, la crise est là et bien là, mais elle pourrait à terme être positive&nbsp;&raquo;, tempère Joël Pujol, entrepreneur venu s&#8217;établir dans la région il y a dix-sept ans et qui porte la casquette de vice-président de la Chambre de commerce et d&#8217;industrie française en Chine.<br />
Pour lui, une autre phase s&#8217;annonce : &laquo;&nbsp;La crise pourrait permettre au Guangdong de perdre ce qui l&#8217;a fait connaître : son statut d&#8217;atelier du monde. Il devra ne plus compter seulement sur la production de produits à faible valeur ajoutée et acquérir l&#8217;image d&#8217;un atelier plus sophistiqué de produits high tech.&nbsp;&raquo; Un espoir en phase avec l&#8217;ambition du nouveau secrétaire du parti, Wang Yang, qui a dénoncé dans un discours le faible niveau de compétitivité des entreprises de sa province et souhaité que le Guangdong cesse de se cantonner au rôle de sous-traitant de la planète.<br />
Les conséquences de la crise se font déjà sentir sur l&#8217;emploi. Selon le site Sina.com, des milliers d&#8217;ouvriers migrants sont en train de quitter le delta de la rivière des Perles et rentrent dans leurs campagnes, faute de travail. Des responsables de la gare de Canton ont indiqué que 130 000 voyageurs quittent chaque jour la métropole en train.<br />
&laquo;&nbsp;La crise aura plus d&#8217;impact sur les grandes entreprises, car les PME finiront bien par rebondir&nbsp;&raquo;, estime M. Xu, un ouvrier qualifié qui préfère ne donner ni son prénom ni le nom de son entreprise parce qu&#8217;il est en procès avec son employeur. Son entreprise, qui fabrique des câblages d&#8217;ordinateurs pour General Electric et 3M, &laquo;&nbsp;n&#8217;est pas en faillite mais va très mal&nbsp;&raquo;, précise-t-il. &laquo;&nbsp;Je suis au chômage depuis que j&#8217;ai démissionné après le refus du patron de payer au tarif légal mes heures supplémentaires&nbsp;&raquo;, raconte cet homme de 38 ans, originaire de la province d&#8217;Henan.</p>
<p>Il a tenté de faire valoir ses droits auprès d&#8217;une instance d&#8217;arbitrage, sorte de juridiction prud&#8217;homale, mais il a été débouté. Ne lui reste plus que la possibilité de saisir le tribunal proprement dit. &laquo;&nbsp;Je suis pessimiste, constate M. Xu. Je vais essayer de me reconvertir dans les assurances. La plupart des entreprises contournent les lois&nbsp;&raquo;, explique cet ouvrier qui gagnait un salaire assez élevé pour la Chine : 4 500 yuans (environ 524 euros) par mois.</p>
<p>La loi sur le travail, entrée en vigueur au 1er janvier 2008, a entraîné une moins grande flexibilité du marché de l&#8217;emploi et un renchérissement des coûts de production, selon les entrepreneurs. La nouvelle législation impose à l&#8217;employeur de fournir un contrat de travail à son employé, ce qui vaut à ce dernier un niveau de protection inédit dans ce pays sans syndicat libre et où des ouvriers doivent coudre les jambes de 1 000 nounours en douze heures&#8230;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Cette loi a été contournée de manière systématique&nbsp;&raquo;, accuse Zhang Zhiru, directeur de l&#8217;association Vent du printemps, une ONG défendant le droit des ouvriers de Shenzhen. Il affirme que la Cour suprême du Guangdong vient de faire passer une circulaire secrète promettant aux patrons l&#8217;impunité s&#8217;ils ne paient pas les heures supplémentaires ! </p>
<p>Par Bruno Philip<br />
Le Monde</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Question/Réponse sur la crise financière. par Gérard F.</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/question-reponse-crise-financiere/comment-page-1#comment-32</link>
		<dc:creator>Gérard F.</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 17:29:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=102#comment-32</guid>
		<description>&lt;strong&gt;Crise: la malédiction des maths  &lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Paris est la capitale mondiale des mathématiques financières. Une discipline ésotérique qui, par la faute de banquiers présomptueux et de modèles délirants, a joué un rôle central dans le désastre des «subprime». Enquête.&lt;/em&gt; 
Par Sylvain Besson.

Une ambiance studieuse règne dans les salles de l&#039;université Dauphine, à la frontière ouest de Paris. Devant les tableaux noirs couverts de formules, on ne trouve ni sociologues aux airs rebelles, ni historiens en herbe tentés par le gauchisme, mais de futurs traders et magiciens des marchés. Avec Polytechnique et quelques autres, Dauphine est une des écoles qui font la France une superpuissance dans cette science lucrative mais ardue que sont les mathématiques financières. 

Aux étages supérieurs, on trouve des offres d&#039;emplois destinées aux étudiants: analyste quantitatif, ingénieur en modélisation stochastique, expert en «valorisation de books de produits exotiques hybrides». Ces spécialités peuvent rapporter gros - des bonus annuels de un, deux millions d&#039;euros ne sont pas rares, disent les initiés. Car depuis des années, le savoir-faire français s&#039;exporte dans les plus grandes banques, à Londres, New York ou Hongkong 

«Cette excellence en trading mathématique est une spécificité française, explique Christian Saint-Etienne, professeur d&#039;économie à Dauphine. Nos traders sont très recherchés, ils sont au cœur de la finance anglo-saxonne.» Dans un pays davantage réputé pour les diatribes de ses politiciens contre le «capitalisme financier», le paradoxe est frappant. 

Longtemps, les élites de l&#039;Hexagone se sont discrètement félicitées de cette domination. La presse a publié des articles flatteurs sur ces «matheux tricolores» devenus «génies de la City» (L&#039;Express) ou «faiseurs de superprofits» (Paris Match). Mais aujourd&#039;hui, l&#039;heure est au malaise. Des voix réputées dénoncent le rôle joué par les apprentis sorciers des mathématiques dans la propagation de la crise financière. «Ils ont négligé le facteur humain, ils ont voulu imposer leurs certitudes dans un monde où il n&#039;y a pas de certitudes», accuse Thami Kabbaj, ancien trader et auteur de livres* sur la finance. 

Ce débat s&#039;est ouvert avec une série de pertes spéculatives dans les grandes banques françaises (lire ci-dessous). Elles ont révélé des défaillances graves de la part de «matheux» désormais présents à tous les échelons de la hiérarchie bancaire. 

Mais le mal est bien plus profond que cette suite d&#039;incidents, même catastrophiques. «Maintenant, notre réputation est ternie, parce que les modèles mathématiques ont rendu opaques les risques contenus dans les actifs toxiques», regrette Hélyette Geman, une spécialiste réputée des mathématiques financières. 

«Il y a eu une course à la sophistication, ajoute son collègue Patrice Poncet, professeur à la Sorbonne et à l&#039;ESSEC. Même pour quelqu&#039;un comme moi, les produits étaient difficiles à comprendre. Je me demande comment des gens ont pu être assez naïfs pour les acheter.» 

Que font, au juste, les mathématiciens de la finance? Pour le comprendre, il faut entrer dans l&#039;univers étrange des processus d&#039;Itô et de Lévy, des martingales en temps discret, des semi-anneaux idempotents ou des équations de Kolmogorov. Le jargon est terrifiant, mais il recouvre des besoins économiques réels. A l&#039;origine, il s&#039;agissait de se protéger contre les risques inhérents aux opérations de marché, d&#039;améliorer la rentabilité des produits financiers et de donner un juste prix aux instruments utilisés dans ce but. 

C&#039;est ainsi qu&#039;est née une nouvelle classe d&#039;actifs, les dérivés de crédit. Ils ont permis aux banques de transférer les risques hors de leur bilan et de se refinancer plus facilement, ce qui a contribué au boom économique des années 1990 et 2000. 

«De 1986 à 1996, la contribution des probabilités, surtout, a été très positive, estime Hélyette Geman. Mais ensuite, il y a eu une phase de mathématisation excessive, où la beauté des résultats a été faussée par le postulat qu&#039;on pouvait confondre le modèle et le monde réel.» Cette dérive a été désastreuse pour toute l&#039;économie mondiale. 

Un bon exemple du phénomène est celui des CDO ou Collateralized debt obligations. L&#039;idée de départ est simple: il s&#039;agit de constituer un portefeuille de produits offrant des rendements et des risques différents, allant des obligations d&#039;Etat, très peu risquées et peu rentables, aux titres hautement spéculatifs, mais qui rapportent plus. 

Une fois agrégé, l&#039;ensemble donne un objet volumineux, mathématiquement complexe, mais qui permet de réduire les risques de faillite sur les titres les plus spéculatifs, et de limiter le capital que la banque doit mettre de côté pour respecter ses obligations prudentielles. L&#039;ennui est que les CDO de base ont rapidement engendré une famille de produits plus complexes, comme les CDO carrés. Au lieu d&#039;être constitués de titres classiques comme les obligations, ils sont formés par d&#039;autres CDO - ce sont des CDO de CDO. 

Jusque récemment, les banques n&#039;ont rien trouvé à redire à cette complexité croissante. «La hiérarchie a vendu des produits qu&#039;elle ne comprenait pas», explique le professeur Poncet. «Les acheteurs se sont dit qu&#039;ils ne comprenaient pas, mais ils ne voulaient pas rester en dehors de classes d&#039;actifs très profitables», ajoute Hélyette Geman. 

Passé un certain seuil, toutefois, les synthèses d&#039;actifs très différents réalisées au sein des CDO deviennent «non faisables». En d&#039;autres termes, leur attribuer un prix devient impossible, ce que les agences de notation n&#039;ont pas compris à temps. L&#039;autre péché de ces produits est qu&#039;ils ont répandu partout le poison des «subprime», ces dérivés de crédits basés sur l&#039;endettement des ménages et l&#039;immobilier américains, qui entraient dans la composition de nombreux CDO. 

Lorsque ces deux secteurs sont entrés en crise, les modèles qui servaient à évaluer la valeur des CDO sont devenus caducs. Et plus la crise s&#039;est amplifiée, plus le problème s&#039;est aggravé. «Normalement, mettre deux produits non corrélés dans un portefeuille réduit le risque, explique Patrice Poncet. Mais quand tout va mal, la corrélation passe de 0 à 1, et votre portefeuille devient complètement sous-optimal.» 

En 2007, les marchés sont devenus fous, portant le coup de grâce aux modèles mathématiques. «Les spreads de crédit, c&#039;est-à-dire les différentiels entre les taux des obligations d&#039;Etat et celles émises par les entreprises - plus risquées puisque ces dernières peuvent faire faillite - sont devenus infiniment proches de zéro, raconte Hélyette Geman. C&#039;était anormal. Or le dogme, c&#039;était que le marché a raison, et qu&#039;il suffit de calibrer les modèles aux prix du marché. Tout cela a conduit à un effondrement du système.» 

Désormais, des jours sombres s&#039;annoncent pour les analystes quantitatifs, les ingénieurs financiers et autres spécialistes issus des prestigieuses écoles françaises. Les clients, paniqués, se détournent des produits complexes. «Les gens sont en train de pleurer, ils nous demandent: «Combien vaut ce truc? Je ne crois plus ma banque», résume Eric Benhamou de la société Pricing Partners à Paris. 

Lui, issu de Polytechnique, a vu son chiffre d&#039;affaires exploser: «Les gens cherchent de la transparence, de l&#039;indépendance, or les banques sont juges et parties. Elles sont mal placées pour évaluer les produits qu&#039;elles vendent.» Ainsi, même si les gros bataillons de mathématiciens recrutés par les banques risquent d&#039;être décimés, les compétences dans ce domaine restent très demandées. 

Et selon Eric Benhamou, les modèles qui tiendront compte de la crise des «subprime» sont déjà en préparation. Ils pourraient arriver sur le marché d&#039;ici à quelques mois. Les étudiants de Dauphine, sagement alignés devant leurs tableaux noirs, ont peut-être encore un avenir. 

* Thami Kabbaj, «L&#039;Art du trading», Paris, Ed. Eyrolles, 2007. 

&lt;strong&gt;Les «matheux» bernés par des «traders fous»&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Férues d&#039;équation, les banques ont négligé le facteur humain. &lt;/em&gt; 
Par Sylvain Besson

En treize mois, trois banques françaises ont subi des pertes colossales du fait de traders isolés. En septembre 2007, la banque d&#039;investissement Calyon perd 250 millions d&#039;euros par la faute d&#039;un New-Yorkais de 26 ans. Quatre mois plus tard, Jérôme Kerviel, 31ans, inflige un trou de 5milliards à la Société Générale. En octobre dernier, enfin, le dérapage de Boris Picano-Nacci, 33ans, coûte 750millions d&#039;euros à la Caisse d&#039;épargne. 

Ce trader est un pur produit des grandes écoles françaises. Il enseignait les «mathématiques appliquées à la valorisation de produits dérivés» à Dauphine. «Un élève doué, plus intelligent que la moyenne, mais pas très fiable», se souvient un de ses anciens professeurs. 

Jérôme Kerviel n&#039;avait pas un curriculum aussi brillant. Mais ceux qu&#039;il a bernés durant quatorze mois par des faux grossiers et des explications abracadabrantesques l&#039;étaient. «Les gens chargés de le contrôler étaient des matheux qui travaillaient dans la banque depuis longtemps», précise Caroline Wassermann, une de ses avocates. 

C&#039;est aussi sous la houlette d&#039;un polytechnicien féru de maths, Jean-Pierre Mustier, que la Société Générale est devenue l&#039;un des leaders mondiaux des produits dérivés. Dans les milieux financiers, on lui reproche aujourd&#039;hui d&#039;avoir sacrifié les ressources consacrées aux contrôles internes au profit d&#039;une course sans merci à la rentabilité. 

«Quand Kerviel gagnait, tout le monde gagnait, et ceux qui gagnaient le plus, c&#039;étaient les actionnaires de la banque, mais aussi ses supérieurs, confie une source bancaire. Il est très difficile de croire que sa hiérarchie ne savait rien, mais elle n&#039;aurait jamais accepté une exposition de 50milliards» - justement celle qui a été creusée par Jérôme Kerviel en quelques jours fatidiques de janvier 2008. 

«Tout cela est douloureux pour les banques, ajoute un connaisseur des établissements précités. A priori, elles ne sont pas là pour soupçonner tout de suite des gens en qui elles ont confiance de mal faire.» A l&#039;avenir, elles devront se montrer plus méfiantes: «Dans certaines situations, un individu peut devenir totalement irrationnel, estime l&#039;ancien trader Thami Kabbaj. Nous sommes tous des Kerviel en puissance.»</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Crise: la malédiction des maths  </strong><br />
<em>Paris est la capitale mondiale des mathématiques financières. Une discipline ésotérique qui, par la faute de banquiers présomptueux et de modèles délirants, a joué un rôle central dans le désastre des «subprime». Enquête.</em><br />
Par Sylvain Besson.</p>
<p>Une ambiance studieuse règne dans les salles de l&#8217;université Dauphine, à la frontière ouest de Paris. Devant les tableaux noirs couverts de formules, on ne trouve ni sociologues aux airs rebelles, ni historiens en herbe tentés par le gauchisme, mais de futurs traders et magiciens des marchés. Avec Polytechnique et quelques autres, Dauphine est une des écoles qui font la France une superpuissance dans cette science lucrative mais ardue que sont les mathématiques financières. </p>
<p>Aux étages supérieurs, on trouve des offres d&#8217;emplois destinées aux étudiants: analyste quantitatif, ingénieur en modélisation stochastique, expert en «valorisation de books de produits exotiques hybrides». Ces spécialités peuvent rapporter gros &#8211; des bonus annuels de un, deux millions d&#8217;euros ne sont pas rares, disent les initiés. Car depuis des années, le savoir-faire français s&#8217;exporte dans les plus grandes banques, à Londres, New York ou Hongkong </p>
<p>«Cette excellence en trading mathématique est une spécificité française, explique Christian Saint-Etienne, professeur d&#8217;économie à Dauphine. Nos traders sont très recherchés, ils sont au cœur de la <span class='wp_keywordlink'><a href="http://www.bourse-finance.org/" title="Bourse Finance Économie">finance</a></span> anglo-saxonne.» Dans un pays davantage réputé pour les diatribes de ses politiciens contre le «capitalisme financier», le paradoxe est frappant. </p>
<p>Longtemps, les élites de l&#8217;Hexagone se sont discrètement félicitées de cette domination. La presse a publié des articles flatteurs sur ces «matheux tricolores» devenus «génies de la City» (L&#8217;Express) ou «faiseurs de superprofits» (Paris Match). Mais aujourd&#8217;hui, l&#8217;heure est au malaise. Des voix réputées dénoncent le rôle joué par les apprentis sorciers des mathématiques dans la propagation de la crise financière. «Ils ont négligé le facteur humain, ils ont voulu imposer leurs certitudes dans un monde où il n&#8217;y a pas de certitudes», accuse Thami Kabbaj, ancien trader et auteur de livres* sur la finance. </p>
<p>Ce débat s&#8217;est ouvert avec une série de pertes spéculatives dans les grandes banques françaises (lire ci-dessous). Elles ont révélé des défaillances graves de la part de «matheux» désormais présents à tous les échelons de la hiérarchie bancaire. </p>
<p>Mais le mal est bien plus profond que cette suite d&#8217;incidents, même catastrophiques. «Maintenant, notre réputation est ternie, parce que les modèles mathématiques ont rendu opaques les risques contenus dans les actifs toxiques», regrette Hélyette Geman, une spécialiste réputée des mathématiques financières. </p>
<p>«Il y a eu une course à la sophistication, ajoute son collègue Patrice Poncet, professeur à la Sorbonne et à l&#8217;ESSEC. Même pour quelqu&#8217;un comme moi, les produits étaient difficiles à comprendre. Je me demande comment des gens ont pu être assez naïfs pour les acheter.» </p>
<p>Que font, au juste, les mathématiciens de la finance? Pour le comprendre, il faut entrer dans l&#8217;univers étrange des processus d&#8217;Itô et de Lévy, des martingales en temps discret, des semi-anneaux idempotents ou des équations de Kolmogorov. Le jargon est terrifiant, mais il recouvre des besoins économiques réels. A l&#8217;origine, il s&#8217;agissait de se protéger contre les risques inhérents aux opérations de marché, d&#8217;améliorer la rentabilité des produits financiers et de donner un juste prix aux instruments utilisés dans ce but. </p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née une nouvelle classe d&#8217;actifs, les dérivés de crédit. Ils ont permis aux banques de transférer les risques hors de leur bilan et de se refinancer plus facilement, ce qui a contribué au boom économique des années 1990 et 2000. </p>
<p>«De 1986 à 1996, la contribution des probabilités, surtout, a été très positive, estime Hélyette Geman. Mais ensuite, il y a eu une phase de mathématisation excessive, où la beauté des résultats a été faussée par le postulat qu&#8217;on pouvait confondre le modèle et le monde réel.» Cette dérive a été désastreuse pour toute l&#8217;économie mondiale. </p>
<p>Un bon exemple du phénomène est celui des CDO ou Collateralized debt obligations. L&#8217;idée de départ est simple: il s&#8217;agit de constituer un portefeuille de produits offrant des rendements et des risques différents, allant des obligations d&#8217;Etat, très peu risquées et peu rentables, aux titres hautement spéculatifs, mais qui rapportent plus. </p>
<p>Une fois agrégé, l&#8217;ensemble donne un objet volumineux, mathématiquement complexe, mais qui permet de réduire les risques de faillite sur les titres les plus spéculatifs, et de limiter le capital que la banque doit mettre de côté pour respecter ses obligations prudentielles. L&#8217;ennui est que les CDO de base ont rapidement engendré une famille de produits plus complexes, comme les CDO carrés. Au lieu d&#8217;être constitués de titres classiques comme les obligations, ils sont formés par d&#8217;autres CDO &#8211; ce sont des CDO de CDO. </p>
<p>Jusque récemment, les banques n&#8217;ont rien trouvé à redire à cette complexité croissante. «La hiérarchie a vendu des produits qu&#8217;elle ne comprenait pas», explique le professeur Poncet. «Les acheteurs se sont dit qu&#8217;ils ne comprenaient pas, mais ils ne voulaient pas rester en dehors de classes d&#8217;actifs très profitables», ajoute Hélyette Geman. </p>
<p>Passé un certain seuil, toutefois, les synthèses d&#8217;actifs très différents réalisées au sein des CDO deviennent «non faisables». En d&#8217;autres termes, leur attribuer un prix devient impossible, ce que les agences de notation n&#8217;ont pas compris à temps. L&#8217;autre péché de ces produits est qu&#8217;ils ont répandu partout le poison des «subprime», ces dérivés de crédits basés sur l&#8217;endettement des ménages et l&#8217;immobilier américains, qui entraient dans la composition de nombreux CDO. </p>
<p>Lorsque ces deux secteurs sont entrés en crise, les modèles qui servaient à évaluer la valeur des CDO sont devenus caducs. Et plus la crise s&#8217;est amplifiée, plus le problème s&#8217;est aggravé. «Normalement, mettre deux produits non corrélés dans un portefeuille réduit le risque, explique Patrice Poncet. Mais quand tout va mal, la corrélation passe de 0 à 1, et votre portefeuille devient complètement sous-optimal.» </p>
<p>En 2007, les marchés sont devenus fous, portant le coup de grâce aux modèles mathématiques. «Les spreads de crédit, c&#8217;est-à-dire les différentiels entre les taux des obligations d&#8217;Etat et celles émises par les entreprises &#8211; plus risquées puisque ces dernières peuvent faire faillite &#8211; sont devenus infiniment proches de zéro, raconte Hélyette Geman. C&#8217;était anormal. Or le dogme, c&#8217;était que le marché a raison, et qu&#8217;il suffit de calibrer les modèles aux prix du marché. Tout cela a conduit à un effondrement du système.» </p>
<p>Désormais, des jours sombres s&#8217;annoncent pour les analystes quantitatifs, les ingénieurs financiers et autres spécialistes issus des prestigieuses écoles françaises. Les clients, paniqués, se détournent des produits complexes. «Les gens sont en train de pleurer, ils nous demandent: «Combien vaut ce truc? Je ne crois plus ma banque», résume Eric Benhamou de la société Pricing Partners à Paris. </p>
<p>Lui, issu de Polytechnique, a vu son chiffre d&#8217;affaires exploser: «Les gens cherchent de la transparence, de l&#8217;indépendance, or les banques sont juges et parties. Elles sont mal placées pour évaluer les produits qu&#8217;elles vendent.» Ainsi, même si les gros bataillons de mathématiciens recrutés par les banques risquent d&#8217;être décimés, les compétences dans ce domaine restent très demandées. </p>
<p>Et selon Eric Benhamou, les modèles qui tiendront compte de la crise des «subprime» sont déjà en préparation. Ils pourraient arriver sur le marché d&#8217;ici à quelques mois. Les étudiants de Dauphine, sagement alignés devant leurs tableaux noirs, ont peut-être encore un avenir. </p>
<p>* Thami Kabbaj, «L&#8217;Art du trading», Paris, Ed. Eyrolles, 2007. </p>
<p><strong>Les «matheux» bernés par des «traders fous»</strong><br />
<em>Férues d&#8217;équation, les banques ont négligé le facteur humain. </em><br />
Par Sylvain Besson</p>
<p>En treize mois, trois banques françaises ont subi des pertes colossales du fait de traders isolés. En septembre 2007, la banque d&#8217;investissement Calyon perd 250 millions d&#8217;euros par la faute d&#8217;un New-Yorkais de 26 ans. Quatre mois plus tard, Jérôme Kerviel, 31ans, inflige un trou de 5milliards à la Société Générale. En octobre dernier, enfin, le dérapage de Boris Picano-Nacci, 33ans, coûte 750millions d&#8217;euros à la Caisse d&#8217;épargne. </p>
<p>Ce trader est un pur produit des grandes écoles françaises. Il enseignait les «mathématiques appliquées à la valorisation de produits dérivés» à Dauphine. «Un élève doué, plus intelligent que la moyenne, mais pas très fiable», se souvient un de ses anciens professeurs. </p>
<p>Jérôme Kerviel n&#8217;avait pas un curriculum aussi brillant. Mais ceux qu&#8217;il a bernés durant quatorze mois par des faux grossiers et des explications abracadabrantesques l&#8217;étaient. «Les gens chargés de le contrôler étaient des matheux qui travaillaient dans la banque depuis longtemps», précise Caroline Wassermann, une de ses avocates. </p>
<p>C&#8217;est aussi sous la houlette d&#8217;un polytechnicien féru de maths, Jean-Pierre Mustier, que la Société Générale est devenue l&#8217;un des leaders mondiaux des produits dérivés. Dans les milieux financiers, on lui reproche aujourd&#8217;hui d&#8217;avoir sacrifié les ressources consacrées aux contrôles internes au profit d&#8217;une course sans merci à la rentabilité. </p>
<p>«Quand Kerviel gagnait, tout le monde gagnait, et ceux qui gagnaient le plus, c&#8217;étaient les actionnaires de la banque, mais aussi ses supérieurs, confie une source bancaire. Il est très difficile de croire que sa hiérarchie ne savait rien, mais elle n&#8217;aurait jamais accepté une exposition de 50milliards» &#8211; justement celle qui a été creusée par Jérôme Kerviel en quelques jours fatidiques de janvier 2008. </p>
<p>«Tout cela est douloureux pour les banques, ajoute un connaisseur des établissements précités. A priori, elles ne sont pas là pour soupçonner tout de suite des gens en qui elles ont confiance de mal faire.» A l&#8217;avenir, elles devront se montrer plus méfiantes: «Dans certaines situations, un individu peut devenir totalement irrationnel, estime l&#8217;ancien trader Thami Kabbaj. Nous sommes tous des Kerviel en puissance.»</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Rigidité des taxes ? par Sylvain Jutteau</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/rigidite-des-taxes/comment-page-1#comment-31</link>
		<dc:creator>Sylvain Jutteau</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:25:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=64#comment-31</guid>
		<description>Quelle est la fiscalité optimale ?

Le rapport entre la valeur et la cessibilité détermine la part optimale de la production de valeur collectivisée. Cette part est financée par prélèvement obligatoire.

Mais les prélèvements obligatoires pèsent dans les choix économiques des acteurs, soit malgré eux, soit à dessein, empêchant localement l&#039;allocation optimale des facteurs de production, et globalement la réalisation des optimaux de collectivisation et de centralisation.

De plus, la visibilité des prélèvements obligatoires est volontairement réduite par leurs procédés de prélèvement, ce qui rompt encore un équilibre, au plan individuel, entre la résistance aux prélèvments l&#039;impôt et la nécessité prélever. La TVA est en ce sens un coup de génie. Une rentabilité très élevée pour une apparence indolore.

Enfin, la multiplicité des prélèvements et leur complexité de mise en oeuvre est en soi consommatrice de ressources. Mais cela génère une part d&#039;auto-régulation, car la visibilité du prélèvement est rétablie par sa complexité.

Comment rétablir la fluidité des choix d&#039;allocation des moyens de production ?

Je propose d&#039;une part un impôt à taux unique sur le revenu et les plus values avec prélèvement à la source, conjugué avec un versement d&#039;une allocation universelle d&#039;un montant unique par individu. Le prélèvement ou le versement étant le solde de ces deux mouvements.

Je pense d&#039;autre part que l&#039;interventionnisme fiscal peut être efficace pour la répartition du temps de travail distordue par l&#039;effet d&#039;éviction analysé ci-avant, et que l&#039;on peut en complément instaurer un prélèvement à la charge de l&#039;employeur qui soit proportionnel à la durée du travail.

Ces deux impôts sont exclusifs de tout autre, décidés à l&#039;échelon européen, et confiés pour leur calcul et leur recouvrement à des sociétés de service. 

Sylvain Jutteau</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle est la fiscalité optimale ?</p>
<p>Le rapport entre la valeur et la cessibilité détermine la part optimale de la production de valeur collectivisée. Cette part est financée par prélèvement obligatoire.</p>
<p>Mais les prélèvements obligatoires pèsent dans les choix économiques des acteurs, soit malgré eux, soit à dessein, empêchant localement l&#8217;allocation optimale des facteurs de production, et globalement la réalisation des optimaux de collectivisation et de centralisation.</p>
<p>De plus, la visibilité des prélèvements obligatoires est volontairement réduite par leurs procédés de prélèvement, ce qui rompt encore un équilibre, au plan individuel, entre la résistance aux prélèvments l&#8217;impôt et la nécessité prélever. La TVA est en ce sens un coup de génie. Une rentabilité très élevée pour une apparence indolore.</p>
<p>Enfin, la multiplicité des prélèvements et leur complexité de mise en oeuvre est en soi consommatrice de ressources. Mais cela génère une part d&#8217;auto-régulation, car la visibilité du prélèvement est rétablie par sa complexité.</p>
<p>Comment rétablir la fluidité des choix d&#8217;allocation des moyens de production ?</p>
<p>Je propose d&#8217;une part un impôt à taux unique sur le revenu et les plus values avec prélèvement à la source, conjugué avec un versement d&#8217;une allocation universelle d&#8217;un montant unique par individu. Le prélèvement ou le versement étant le solde de ces deux mouvements.</p>
<p>Je pense d&#8217;autre part que l&#8217;interventionnisme fiscal peut être efficace pour la répartition du temps de travail distordue par l&#8217;effet d&#8217;éviction analysé ci-avant, et que l&#8217;on peut en complément instaurer un prélèvement à la charge de l&#8217;employeur qui soit proportionnel à la durée du travail.</p>
<p>Ces deux impôts sont exclusifs de tout autre, décidés à l&#8217;échelon européen, et confiés pour leur calcul et leur recouvrement à des sociétés de service. </p>
<p>Sylvain Jutteau</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Profiter de la crise ? par Economie-Finance.com</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/profiter-de-la-crise/comment-page-1#comment-29</link>
		<dc:creator>Economie-Finance.com</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2008 16:04:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.economie-finance.com/?p=45#comment-29</guid>
		<description>Face à la crise qui malmène leur couronne, les pays nordiques, non membres de la zone euro, abordent la question de l&#039;adoption à la monnaie unique en ordre dispersé, le débat semblant relancé en Islande et au Danemark contrairement à la Norvège et la Suède moins affectées.

Dans la région, seule la Finlande a adopté l&#039;euro. La Norvège et l&#039;Islande ne sont pas, par ailleurs, membres de l&#039;Union européenne (UE).

Quelque 72,5% des Islandais sont favorables à l&#039;euro, selon un sondage réalisé samedi et publié lundi dans le quotidien Frettabladid, alors que la crise financière internationale a ruiné le système bancaire jusqu&#039;alors moteur de l&#039;économie de l&#039;île.

Depuis janvier, la couronne islandaise a perdu 40% de sa valeur. Un euro s&#039;échange désormais contre 152 couronnes, suscitant l&#039;inquiétude parmi les 320.000 habitants.

&quot;La question de l&#039;Europe et l&#039;euro est directement liée à la crise. Les Islandais commencent à avoir des doutes vis-à-vis de la couronne. Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la seule solution est dans l&#039;action avec les autres pays et non dans l&#039;isolement&quot;, a expliqué à l&#039;AFP Gunnar Haraldsson, directeur de l&#039;Institut islandais de l&#039;économie.

Selon lui, il s&#039;agit probablement d&#039;une tendance de fond, soulignant que même les pêcheurs, puissant lobby anti-UE, ont assoupli leur position, réclamant davantage de stabilité pour continuer à prospérer.

Au Danemark, où la crise touche surtout le marché de l&#039;immobilier, le débat sur l&#039;euro a récemment ressurgi via le Premier ministre même s&#039;il a rejeté l&#039;idée d&#039;un référendum dans l&#039;immédiat, les Danois ayant déjà voté contre l&#039;euro en 2000.

Anders Fogh Rasmussen constatait en effet la semaine dernière &quot;à quel point il est nuisible d&#039;être en dehors de la zone euro lors de cette crise&quot; même si le royaume scandinave en suit strictement les critères.

Le ministre des Finances, Lars Loekke Rasmussen (libéral), estime lui aussi que &quot;c&#039;est un défi d&#039;être une petite économie ouverte en dehors de l&#039;euro&quot;, et le Parti socialiste du peuple (opposition), fer de lance des anti-euro, commence à discuter de l&#039;opportunité d&#039;adopter la monnaie unique.

En Suède et en Norvège, pays encore prospères, la crise n&#039;a pas pour l&#039;instant ressuscité de débat. Leurs couronnes ont respectivement perdu en un mois 9,2% et près de 7% vis-à-vis de l&#039;euro mais les économistes soulignent que cela permet aussi de soutenir les exportations.

&quot;Je pense que par extension, il va y avoir un environnement plus favorable à l&#039;euro (en Suède). Cela pourra être une question importante lors des prochaines élections en 2010&quot;, a expliqué Haakan Frisén, chef économiste chez SEB.

Rejetée très largement par référendum en 2003, l&#039;adoption de l&#039;euro était encore une &quot;question morte&quot; il y a deux mois, dit-il.

Le Premier ministre conservateur Fredrik Reinfeldt a reconnu lundi que la crise pouvait renforcer le camp du oui. Mais il a une nouvelle fois écarté la tenue d&#039;un référendum avant la fin de son mandat en 2010.

Pour Fredrik Langdal, chercheur à l&#039;Institut des sciences politiques de Stockholm, le débat est pour l&#039;instant peu présent dans l&#039;opinion car le pays est relativement épargné par la crise.

Mais, dit-il, la question pourrait être plus aiguë l&#039;an prochain lorsque que la Suède présidera l&#039;UE ou si le Danemark décide d&#039;organiser un référendum. &quot;Cela mettra alors plus de pression sur la Suède&quot;.

Riche en hydrocarbures, la Norvège est quant à elle atypique en Europe: lorsque le pétrole est cher, son économie a besoin de taux d&#039;intérêt élevés pour éviter une surchauffe, alors que les autres pays européens ont alors plutôt besoin de taux d&#039;intérêt bas.

Ce conflit d&#039;intérêts rend l&#039;euro et la politique monétaire de la BCE peu adaptés pour le royaume, qui a déjà rejeté l&#039;adhésion à l&#039;UE lors de référendums en 1972 et 1994.

AFP le 27/10/2008 15h47</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Face à la crise qui malmène leur couronne, les pays nordiques, non membres de la zone euro, abordent la question de l&#8217;adoption à la monnaie unique en ordre dispersé, le débat semblant relancé en Islande et au Danemark contrairement à la Norvège et la Suède moins affectées.</p>
<p>Dans la région, seule la Finlande a adopté l&#8217;euro. La Norvège et l&#8217;Islande ne sont pas, par ailleurs, membres de l&#8217;Union européenne (UE).</p>
<p>Quelque 72,5% des Islandais sont favorables à l&#8217;euro, selon un sondage réalisé samedi et publié lundi dans le quotidien Frettabladid, alors que la crise financière internationale a ruiné le système bancaire jusqu&#8217;alors moteur de l&#8217;économie de l&#8217;île.</p>
<p>Depuis janvier, la couronne islandaise a perdu 40% de sa valeur. Un euro s&#8217;échange désormais contre 152 couronnes, suscitant l&#8217;inquiétude parmi les 320.000 habitants.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La question de l&#8217;Europe et l&#8217;euro est directement liée à la crise. Les Islandais commencent à avoir des doutes vis-à-vis de la couronne. Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la seule solution est dans l&#8217;action avec les autres pays et non dans l&#8217;isolement&nbsp;&raquo;, a expliqué à l&#8217;AFP Gunnar Haraldsson, directeur de l&#8217;Institut islandais de l&#8217;économie.</p>
<p>Selon lui, il s&#8217;agit probablement d&#8217;une tendance de fond, soulignant que même les pêcheurs, puissant lobby anti-UE, ont assoupli leur position, réclamant davantage de stabilité pour continuer à prospérer.</p>
<p>Au Danemark, où la crise touche surtout le marché de l&#8217;immobilier, le débat sur l&#8217;euro a récemment ressurgi via le Premier ministre même s&#8217;il a rejeté l&#8217;idée d&#8217;un référendum dans l&#8217;immédiat, les Danois ayant déjà voté contre l&#8217;euro en 2000.</p>
<p>Anders Fogh Rasmussen constatait en effet la semaine dernière &laquo;&nbsp;à quel point il est nuisible d&#8217;être en dehors de la zone euro lors de cette crise&nbsp;&raquo; même si le royaume scandinave en suit strictement les critères.</p>
<p>Le ministre des Finances, Lars Loekke Rasmussen (libéral), estime lui aussi que &laquo;&nbsp;c&#8217;est un défi d&#8217;être une petite économie ouverte en dehors de l&#8217;euro&nbsp;&raquo;, et le Parti socialiste du peuple (opposition), fer de lance des anti-euro, commence à discuter de l&#8217;opportunité d&#8217;adopter la monnaie unique.</p>
<p>En Suède et en Norvège, pays encore prospères, la crise n&#8217;a pas pour l&#8217;instant ressuscité de débat. Leurs couronnes ont respectivement perdu en un mois 9,2% et près de 7% vis-à-vis de l&#8217;euro mais les économistes soulignent que cela permet aussi de soutenir les exportations.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je pense que par extension, il va y avoir un environnement plus favorable à l&#8217;euro (en Suède). Cela pourra être une question importante lors des prochaines élections en 2010&#8243;, a expliqué Haakan Frisén, chef économiste chez SEB.</p>
<p>Rejetée très largement par référendum en 2003, l&#8217;adoption de l&#8217;euro était encore une &laquo;&nbsp;question morte&nbsp;&raquo; il y a deux mois, dit-il.</p>
<p>Le Premier ministre conservateur Fredrik Reinfeldt a reconnu lundi que la crise pouvait renforcer le camp du oui. Mais il a une nouvelle fois écarté la tenue d&#8217;un référendum avant la fin de son mandat en 2010.</p>
<p>Pour Fredrik Langdal, chercheur à l&#8217;Institut des sciences politiques de Stockholm, le débat est pour l&#8217;instant peu présent dans l&#8217;opinion car le pays est relativement épargné par la crise.</p>
<p>Mais, dit-il, la question pourrait être plus aiguë l&#8217;an prochain lorsque que la Suède présidera l&#8217;UE ou si le Danemark décide d&#8217;organiser un référendum. &laquo;&nbsp;Cela mettra alors plus de pression sur la Suède&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Riche en hydrocarbures, la Norvège est quant à elle atypique en Europe: lorsque le pétrole est cher, son économie a besoin de taux d&#8217;intérêt élevés pour éviter une surchauffe, alors que les autres pays européens ont alors plutôt besoin de taux d&#8217;intérêt bas.</p>
<p>Ce conflit d&#8217;intérêts rend l&#8217;euro et la politique monétaire de la BCE peu adaptés pour le royaume, qui a déjà rejeté l&#8217;adhésion à l&#8217;UE lors de référendums en 1972 et 1994.</p>
<p>AFP le 27/10/2008 15h47</p>
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		<title>Commentaires sur L&#8217;effet de richesse par Mourabet</title>
		<link>http://www.economie-finance.com/effet-richesse/comment-page-1#comment-12</link>
		<dc:creator>Mourabet</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 14:53:23 +0000</pubDate>
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		<description>Une analyse riche et satisfaisante. Merci.</description>
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