Economie & Finance
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nov
24
Madame la ministre de l’économie…
Posté par Economie-Finance.com dans la catégorie Actions, Economie, Institutions, Macroéconomie, Matières premières, Politique budgétaire, Politique monétaire | 3 commentaires
La ministre de l’économie, Christine Lagarde, a indiqué lundi qu’une baisse temporaire de la TVA, comme le gouvernement britannique pourrait l’envisager pour relancer son économie, n’était pas à l’ordre du jour en France.
“La grande incertitude quand on baisse le taux de TVA, c’est de savoir à qui ça profite. Si ça profitait complètement aux consommateurs, ce serait sûrement une bonne mesure”, a estimé Mme Lagarde, interrogée par des journalistes en marge d’une réunion sur la finance à Paris.
Mais “si ça profite à l’ensemble des échelons de la chaîne entre le producteur et le consommateur, ça renforce les marges. Je ne suis pas sûre que ce soit l’impératif absolu aujourd’hui”, a-t-elle expliqué, jugeant en outre qu’une telle mesure risquait de stimuler les importations et donc de profiter aux économies étrangères plus qu’à la France.
Le gouvernement britannique a annoncé son intention de baisser temporairement son taux de TVA d’au moins deux points de pourcentage, selon la presse.
La TVA, actuellement à 17,5% en Grande-Bretagne, pourrait être abaissée jusqu’au minimum admis par l’Union européenne, soit 15%, mais serait remise au niveau actuel d’ici deux ans au plus, quand la situation économique s’améliorera.
En France, le taux normal de TVA est de 19,6%. Comme nous l’avions précédemment écrit dans notre article sur la rigidité des taxes, cette idée de flexibiliser les taxes peut permettre une relance de l’économie, ou du moins limiter la crise de confiance. Un choc suffisamment fort sur les taxes pourrait en effet limiter la casse, relancer (peut-être selon madame Lagarde) l’économie. Mais ce que madame Lagarde oublie en disant cela, c’est qu’une baisse de la TVA (non pas temporaire car la crise ne risque pas de l’être), permettrai un transfert implicite de l’argent de l’état à toutes les entreprises soumises à la TVA. Alors certes, comme vous le dites, cela ne peut que profiter aux entreprises. J’ai envie de vous répondre: et alors ? Nos entreprises n’ont-elles pas besoin d’argent en ce moment ? N’ont-elles pas besoin de soutien de l’état via des mesures d’assouplissement fiscales ?
Allons plus loin: si les entreprises gonflent légèrement leur marges comme vous le sous entendez (même si le mécanisme n’est pas à 100% réalisable car en cette période, les entreprises sont conscientes que pour continuer à faire des bénéfices et à passer le cap de la crise, il faut vendre plus et donc pour la plupart baisser les prix car ces mêmes entreprises savent pertinemment que le pouvoir d’achat des français est en berne depuis quelques mois), cela ne relancera pas l’embauche ? En cette période, je devrais reformuler ma question: cela ne limitera pas les licenciements ? En effet, une entreprise qui gonfle ses marges gonfle aussi, et on l’espère tous, son bénéfice. Sauf qu’en ce moment, le mot bénéfice se fait rare et l’on parle plutôt de perte (pour toutes les entreprises, sur tous les secteurs, à court ou moyen terme). Nous devrions donc poser la question de cette manière: cela ne limitera-t-il pas les licenciements ? Cela ne permettra pas d’avoir moins de gens au chômage ? Ces même indemnités chômage, qui les payent ? C’est vous ! Alors avez vous bien optimisé votre système fiscal, votre arbitrage entre baisser la TVA et avoir moins de chômeurs ou ne pas baisser la TVA et courir le risque d’avoir plus de chômeurs. Dans les deux cas, le budget de l’état sera affecté ! Donc que faire madame Lagarde ?
Je vais tout de même vous défendre mais je ne peux pas ne pas rester objectif tout de même: en effet, baisser la TVA serait une mauvaise chose. Non pas que cela augmenterai les marges, (car comme nous venons de le dire, en cette période, ce n’est pas si grave car cela peut, outre renforcer la consommation via une éventuelle baisse des prix, au moins limiter la casse issue des licenciements de masse qui se produisent depuis déjà plus d’un mois dans le monde entier), mais cela amputerai fortement le budget de l’état. En effet, la TVA est la principale ressource de l’état. C’est l’impôt qui génère le plus de recette fiscale, et le diminuer renforcerai le déficit budgétaire assez fortement.
Mais mon devoir d’objectivité doit reprendre le dessus et répondre simplement: tant mieux ! Et oui, en période de crise, quoi de plus normal qu’un état interventionniste qui injecte des deniers (et donc accroit son déficit) pour soutenir son économie qui, on en est certain maintenant, ne se relèvera pas toute seule. Rectifions cette dernière phrase avant de clôturer notre article: elle peut se relever toute seule car les mécanismes auto-régulateurs de l’économie de marché le permettent, mais à quel prix ! Attention, ne voyez pas en cela une quelconque diabolisation de l’économie de marché, que j’admire car je pense savoir de quoi je parle. Mais une système tout seul ne peut être bon. C’est comme un portefeuille financier: “mettre tout ses Å“ufs dans le même panier”, c’est accentuer ses risques. Diversifier reste la meilleure couverture. En ce qui concerne les dispositifs économiques, c’est pareil: une économie purement de marché, cela ne marcherai pas. Mais je pense que sans l’économie de marché, on ne s’en sortirai pas !
nov
20
Droit de réponse
Posté par Economie-Finance.com dans la catégorie Economie, Finance, Institutions, Marchés, Politique budgétaire | Laissez un commentaire
Nous souhaitons répondre aux affirmations entendues ci et là à propos des moyens utilisés par les États (notamment la France et ses 365 milliards d’euros injectés) pour tenter de remédier à cette crise sans précédent. D’aucuns aiment à penser que de la même manière que l’état vient d’injecter 365 milliards d’euros dans l’économie pour “sauver” les banques, il peut résorber les 11 milliards d’euros de la Sécurité Sociale (plus communément connu sous le terme de “trou de la Sécu”) ou résoudre le problème du financement des retraites. Certains affirment même qu’en réunissant l’argent de tout les continents, on pourrait mettre fin à la fin dans le monde, euh pardon, la faim dans le monde…
Mais allons, réveillons nous !!!
L’état n’a pas, à proprement parlé, injecté en nominal 365 milliards d’euros. Il à prêté à des banques de l’argent sous certaines conditions (notamment la non restriction du crédit ou la fin des “parachutes dorés”), ce qui est bien différent d’une simple “donation” sous entendue par de nombreuses personnes pendant cette crise.
Certaines personnes osent encore penser voire affirmer, sans avoir ni étudié l’histoire (1929 en particulier) ni étudié l’économie (dont par exemple Diamond & Dybvig), que l’État, qu’il soit américain ou français, n’aurait pas du injecter, s’ingérer, prêter aux banques, et aurait mieux fait de construire des logements sociaux ou des emplois aidés (minces échantillons des nombreuses bêtises entendues).
Mais allons, réveillons nous !!!
Si l’état n’investit pas ou ne prête pas aux banques, autant pour renflouer leur pertes insolvables sans interventionnisme que pour relancer l’économie frigorifiée par l’assèchement du crédit et la raréfaction des investissements, les banques fermeront leurs portes. Cela n’a pas l’air de déranger outre mesure certaines classes politiques françaises (je pense au NPA par exemple, le nouveau parti anti-capitaliste d’Olivier Besancenot). D’ailleurs, cela n’a pas l’air de déranger certains concitoyens de voir une ou deux banques déposer leur bilan.
Mais allons, réveillons nous !!!
Si tel est le cas, notre économie s’effondrerait: Non seulement l’économie de marché, mais tout le système, dans sa globalité, qu’il soit communiste ou capitaliste. Les moyens de paiement seraient inutilisables (autant les cartes de crédit que les chèques). Le système d’échange classique d’un bien (ou d’un service) contre une rétribution monétaire s’écroulerait. Nous reviendrons à une économie de troc, et l’avenir serait réellement moins rose. En effet, que l’on soit capitaliste, libéral, socialiste ou même extrémiste (de droite ou de gauche, sauf anarchiste ou autre débile profond), nous avons tous des objectifs communs: être heureux, pouvoir échanger (cela touche autant la culture que l’achat purement mercantile), profiter de loisirs (et pouvoir utiliser notre temps non travaillé à des activités qui nous rendent heureux), être rétribué pour notre travail (quitte à la partager ensuite ou en faire profiter une collectivité ou un groupe plus large), être en bonne santé (et pouvoir bénéficier des meilleurs soins au monde) et être éduqué et éduquer nos enfants (similaire à la santé, on recherche le meilleur pour son savoir et pour l’éducation de la chair de sa chair).
Cependant, si l’on revient en économie de troc, suite à la faillite du système, ces objectifs seraient altérés du fait de frictions trop fortes à chaque échange. Dans une économie de troc strict, il se peut qu’aucun échange n’ait lieu car il se peut qu’aucune coïncidence des préférences (ou des besoins) entre certains agents se produise. L’introduction de la monnaie permet à chaque producteur (prestataire de services) de fixer un prix pour ses produits (services) afin qu’une personne lui achète un produit (service) dont le troc ne lui aurait pas permis de jouir. Par la suite, l’argent gagné par ce producteur (prestataire) conséquemment à cette vente lui permet de satisfaire ses préférences en achetant ce qui lui fait envie. Ainsi, l’introduction de la monnaie facilite la vie des individus. Ne revenons pas au statut économique de l’homme des cavernes par manque d’interventionnisme en temps de crise ou par idéologie.
Au fait, pourquoi l’homme des caverne n’avait-il pas besoin de monnaie ? Dans la préhistoire, l’homme vivait en petits groupes, au sein desquels la variété des consommations et la spécialisation étaient très faible : tous les hommes chassaient et rapportaient le produit de leur chasse au clan. Comme les produits de la chasse étaient homogènes, il n’y avait pas besoin de monnaie pour faciliter les échanges.
nov
10
Prononcer le divorce entre la monnaie et la politique monétaire ?
Posté par Economie-Finance.com dans la catégorie Economie, Macroéconomie, Politique monétaire | Laissez un commentaire
Alors, en supposant que vous travaillez pour une banque centrale, prononceriez-vous ce divorce ? Plus simplement, si vous étiez Jean Claude Trichet ou Ben Bernanke, ou membre de leur centre de recherche économique, utiliseriez vous oui ou non des indicateurs monétaires afin de justifier vos positions quant à la décision de politique monétaire de la banque centrale pour laquelle vous travaillez (travailleriez) ?
Oui ? Non ? En général, une majorité répondrait que la monnaie est au plus utile, au moins source d’informations (et encore), pour la politique monétaire. Et puis après tout, une source de données supplémentaire, cela ne fait pas de mal !
Non, Non et Non martèlent Todd Keister, Antoine Martin, et James McAndrews dans leur dernières publication de la Fed de New York.
En effet, de nombreux banquiers centraux construisent leur politique monétaire en vue de garder un lien, aussi infime soit-il, entre le stock de monnaie et le taux d’intérêt à court terme. En particulier, leurs procédures de mise en Å“uvre de la politique monétaire exigent que l’offre de solde de réserve soit fixé précisément en vue de cibler le taux d’intérêt. Du fait que les réserves des banques jouent d’autres rôles clés dans l’économie, ce lien peut créer des tensions avec d’autres objectifs importants, notamment en période forte volatilité du marché.
Les auteurs considèrent une approche alternative à la politique monétaire mise en Å“uvre - connue sous le nom de système de “plancher” - qui peut réduire ou même éliminer ces tensions. Ils expliquent comment cette approche, dans laquelle la banque centrale paie des intérêts sur les réserves au taux d’intérêt cible, sépare (divorce) l’offre de monnaie et la conduite de la politique monétaire. La quantité de réserves des banques peuvent alors être fixés en fonction du paiement ou des besoins de liquidité des marchés financiers. En éliminant le coût d’opportunité de la détention de réserves, le système de plancher encourage également la répartition optimale des ressources dans l’économie.
Cliquez ici pour lire l’article complet…
nov
7
Question/Réponse sur la crise financière.
Posté par Economie-Finance.com dans la catégorie Actions, Economie, Finance, Indices, Macroéconomie, Marchés | 2 commentaires
Question
Pourquoi est-ce que cette crise entraine une telle débâcle des indices mondiaux ? Certes, il s’agit d’une crise, mais pourquoi est-elle si importante et impacte-t-elle tant les indices tels que le CAC 40 par exemple?
Réponse
Le problème de la crise actuelle n’est pas si simple. Outre la baisse de la confiance des ménages et des investisseurs, le risque se porte en grande partie sur le système. Une crise systémique est redoutée ce qui contribue à la forte volatilité actuelle.
De plus, l’assèchement du crédit sclérose un peu plus l’économie réelle ce qui impact aussi fortement les opportunités de développement et se fait ressentir sur le marché financier, dont le CAC40 en est un des indicateurs. De plus, les ménages subissent eux aussi les conséquences de ce “crédit crunch” en ne pouvant plus emprunter comme avant, minant un peu plus leur confiance et la consommation (principal moteur de la croissance).
nov
1
Rigidité des taxes ?
Posté par Economie-Finance.com dans la catégorie Economie, Finance, Institutions, Politique budgétaire | 2 commentaires
En cette période de crise financière majeure, les propositions constructives en vue d’améliorer le système bourgeonnent. En voici une qui ne manque pas de rappeler l’importance de la modernité pour le législateur.
Considérons un Etat législateur pratiquant la politique fiscale suivante: TVA à 19.6% (en moyenne), impôt sur les bénéfices des personnes morales à 40% (en moyenne incluant les cotisations sociales, les cotisations retraites, les impôts locaux, les charges patronales et autres taxes), impôt sur les revenus des personnes physiques à 40% (en moyenne incluant les cotisations sociales, les cotisations retraites, les impôts locaux et autres taxes et charges) et taxes du capital (épargnes, dividendes, transferts transgénérationnels, autres transferts…). Il s’agit d’un modèle, donc l’importance ne doit pas être portée sur les chiffres mais sur l’idée générale, sur le fonctionnement global.
Actuellement, l’état subit un crise financière couplée à une crise de confiance lorgnant sur une crise systémique éventuelle. Afin d’éviter ce triplet importunant, le législateur décide d’injecter une certaine somme afin d’éviter une crise systémique.
Mais qu’en est-il des conséquences? Chômage, déflation et récession, l’autre triplet qui agace.
Afin de résoudre cette crise, voici une idée qui aurait pu être appliquée et qui aurait presque surement résolus les deux sombres triplets suivant: (crise financière; crise de confiance; crise systémique) et (chômage; déflation; récession).
Nous sommes au XXIème siècle. Le siècle de l’information mais aussi celui de l’interaction. Les prix et les salaires deviennent de moins en moins rigides, même si ces rigidités sont nécessaires et doivent perdurer. Cependant, pourquoi les taxes sont toujours aussi rigides (à la hausse…), et cela même en temps de crise ?
Jouer sur la valeur de ces leviers serait pourtant une excellente alternative aux injections de liquidités massive actuelles.
Mais avant toute chose, uniformisons !
Est-ce normal de vivre avec une diversité aussi forte de taxes et impôts en tout genre en France particulièrement ? Certains économistes ont pourtant montré qu’un choc de confiance positif pouvait être enclenché par le licenciement de fonctionnaires, ce licenciement devant être massif pour “choquer” positivement les ménages. Mais pourquoi licencier lorsque le temps et la démographie font à eux deux très bien les choses ? La démographie réduit le nombre d’actifs et le temps permet de ne pas renouveler les postes de fonctionnaire. Même si cela aurait du être fait depuis bien longtemps, le temps contribue aussi à l’innovation technique (en général), et permet donc de profiter des dernières technologies de l’information, visant à réduire les coûts (en argent certes, mais aussi en temps, en termes de stockage matériels par l’immatériel, en termes de portabilité et d’adaptabilité…) de l’administration publique: l’administration doit fortement réduire ses frais de fonctionnement en optimisant ses ressources actuelles et en les améliorant grâce au NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Ceci contribuerait dans un premier temps à fortement réduire, à long terme, la charge de fonctionnement de l’état. Paiement par internet pour toutes les taxes, centralisation de l’ensemble des taxes à un seul compte internet (comme Google le fait avec les email, les documents, les vidéos (YouTube), les publicités côté éditeurs de site internet (AdSense), les publicités côté annonceurs (AdWords)…), paiement par carte de crédit avec débit immédiat, différé ou échelonné (alors que ce genre de modification mobilise une ressource humaine et matériel trop importante actuellement), lisibilité et transparence de ce que doit le citoyen à l’état, de ce qu’il déclare et de ce qu’il reçoit de l’état (des allocations chômages aux allocation familiales, retraites etc…), modification des données facilement et immédiatement (contrairement aux délais et aux moyens necessaires actuellement).
Ceci fait, l’uniformisation peut prendre meilleure forme: uniformiser les taxes en les rendant plus homogènes afin que, psychologiquement, l’on puisse se dire que l’on paye effectivement ses impôts une et une seule fois, simplement et clairement. Cela passe par une retenue à la source pour les impôts sur le revenus, salaires et traitements; par un pourcentage fixe et identique pour toutes les entreprises (compétitivité locale et mondialisée actuelle oblige) pour l’impôt sur les bénéfices; par une TVA uniformisée pour tout les types de produits hors alcools, cigarettes et autres produits polluants l’environnement ou la santé (carburants, sucres, graisses).
Mais ça s’arrête la !
En effet, pourquoi taxer le capital des particuliers ? Enfin devrait-on dire plus précisément: Pourquoi re-taxer le capital des particuliers ? Que ce soit lors de gains ou de pertes, ce capital investit est issu d’une retenue à la source, donc il a déjà été taxé. Pour instaurer une confiance optimale et surtout afin de réformer dans le fond la société, il faut aussi reformer les pratiques qui n’ont plus réellement de sens. De même, lorsqu’une société financière effectue une opération boursière bénéficiaire, les gains comptabilisés seront taxés de manière fixe, donc ne pas re-taxer le capital via une taxe sur les transaction financières est primordial dans l’entretien de la croyance générale de la reconstruction de l’Etat qui le fait vivre.
D’un point de vue plus politique: taxer des transactions financières revient en définitive à instaurer une friction là où jusqu’à présent il n’y en avait pas hormis les coûts de transactions issu du paiement d’un service rendu par les intermédiaires (suffisamment chères). Alors payer pour quoi ? Quel service nous rend l’état lorsque de nos jours ce type de transaction internationales ou nationales ne mobilisent que des ordinateurs entretenus par l’intermédiaire financier de ladite transaction ? Une taxe globale et identique sur les gains issus du capital doit néanmoins être envisagée afin de réduire les prises de risque sur des investissements qui ne sont pas sans risque et de limiter l’épargne afin que l’argent ait plus tendance à participer à l’économie plutôt qu’aux bas de laine. La mondialisation de la finance en général doit inciter les états à se concerter au niveau de la planète afin de décider ensemble de cette taxe que chaque pays appliquerait au niveau national mais dont le pourcentage serait identique au niveau international.
Les leviers générés par ces réformes de fond, et en fait complètement inapplicables par le simple fait des fortes rigidités syndicales (en parlant de rigidité !!!), permettraient de maintenir le moteur de l’économie, la consommation, à des niveaux jamais atteints. De plus, l’investissement, issue du sursaut de la consommation, permettrait de s’approcher presque surement d’un niveau de chômage bien en dessous du chômage structurel bien difficile à vaincre sans mesures chocs. Enfin, la confiance des habitants envers leur législateur serait solide et pérenne.
Alors évidement, certains me parleront des deux piliers de la société franco-sociale (joli néologisme bourré de sous-entendus): la Retraite et la Sécurité Sociale. Je répondrais ceci: rien n’empêche l’Etat de participer via le prélèvement unique à la source au financement des retraites et de la sécurité sociale (tout comme il participe au financement des universités ou des hôpitaux par exemple). De plus, si la consommation augmente aussi fortement que ce système peut le permettre, les recettes de TVA, de la taxe sur le capital ou de l’impôt global de 40% permettrait largement de financier les caisse de retraite et la sécurité sociale pour tous.
N’oublions pas que les transfert monétaires, immobiliers ou financiers intergénérationnels doivent être taxés comme si il s’agissait d’une transaction de capital (donc de manière bien moindre que ce qui se pratique actuellement, notamment concernant les héritages). En effet, l’héritage est une ressource net pour la génération suivante (car la personne décédé a bien payé tout ses impôts et autres charges à l’état concernant ses actifs avant de mourir). N’allons pas rendre redevable un cadavre qui avait travaillé toute sa vie afin de réunir une certaine richesse nette pour que ses enfants en profitent.
En conclusion, de profondes modification doivent être entreprises par l’état. Les bouleversements actuels doivent non seulement participer à la prise de conscience globale mais aussi inciter à l’action. La flexibilisation des taxes consécutivement à une harmonisation et une simplification profonde permettrait à l’économie de relever la tete et aux citoyen de gonfler la confiance perdue qu’ils avaient envers l’état.

