BCE: Décisions de politique monétaire

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Lors de la réunion qui s’est tenue ce jour, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement ainsi que les taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 4 %, 5 % et 3 %.

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L’effet de richesse

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On entend par effet de richesse l’effet qui permet, par une valorisation d’une classe d’actif de votre patrimoine, de vous « rendre plus riche ». Un exemple permettra de mieux comprendre : imaginons que vous possédez un bien immobilier et que vous voulez souscrire un prêt. L’exemple n’est pas banal mais il est assez révélateur de la crise de 2007. Pour souscrire ce prêt, d’un montant non négligeable, vous allez voir un organisme spécialisé qui analyse votre patrimoine au temps t. Au temps t, votre capacité d’endettement, basée sur une valorisation de votre patrimoine au même temps t, est de X$. Maintenant, vous attendez un jour de plus, et durant ces 24 heures, une crise immobilière est survenue. Votre bien immobilier a donc perdu de la valeur. Au temps t+1, vous retournez dans ce même organisme spécialisé qui analyse une fois de plus votre patrimoine. Il en conclut que votre capacité d’endettement est franchement inferieur à X$. Ce phénomène n’est autre que l’effet de richesse. Après avoir compris cet exemple simple, on peut envisager de nombreux cas différents. En effet, imaginons que vous ayez souscrit un prêt au temps t, qui utilise entièrement votre capacité d’endettement au temps t. Au temps t+1, vous êtes alors en sur endettement à cause de l’effet de richesse négatif subi.

Aprés les recentes hausses historiques du taux spot EURUSD (€/$) et de l’once d’Or, on peut se poser la question suivante: quel lien peut il y avoir entre ces deux records qui sont survenus, comme par hasard, pratiquement au même moment ? Une corrélation non fortuite possible peut être due à l’effet de richesse, positif cette fois ci. En effet, les operateurs européens, détenant des euros, voyant leur conversion en dollar s’accroitre (c’est-à-dire une hausse du taux spot EURUSD) sont donc devenus « plus riches » en dollar, tout en restant aussi riche qu’avant en euro (trivial). D’un autre coté, l’once d’Or est cotée en dollar (tout comme l’ensemble des matières premières, pétrole, cuivre ou autres). La demande pour l’Or s’accroit donc mécaniquement du fait de l’apparition de cet effet de richesse issu du taux de change. C’est l’effet de richesse de change, ou encore, l’effet de richesse induit par le taux de change. On ne remarque pas ce phénomène que pour l’Or. Il est constaté pour l’ensemble des commodités et des autres matières premières échangées actuellement. L’effet de richesse de change explique une partie de la simultanéité des records historiques du taux de change EURUSD et de l’once d’Or. Une autre partie est bien évidement expliqué par la croissance du risque de l’économie américaine et la qualité de valeur refuge de l’Or. Cependant, l’effet de richesse est fortement présent dans ce phénomène de pic simultanés.

L’effet de richesse positif entraine donc une hausse de la demande et l’effet de richesse négatif entraine une baisse de la demande. Mais qu’en est-il de l’offre ? A première vue, l’offre s’ajuste durant les périodes qui suivent. Cependant, il se peut que l’offre ne s’ajuste pas forcement à la hausse pour suivre la hausse de la demande. Imaginons par exemple une entreprise industrielle américaine travaillant uniquement à l’export. Elle facture donc en dollar ses produits finis et vend essentiellement ses produits dans la zone euro. L’effet de richesse de change vu précédemment montre que la demande pour ces produits va s’accroitre si le taux spot EURUSD croit. Mais dans le même temps, les prix des matières utilisées pour fabriquer ces produits finis vont aussi profiter de cet effet de richesse de change. Malgré le phénomène de rigidité des prix, les prix de notre entrepreneur américain vont inexorablement augmenter durant les périodes suivantes (mais beaucoup moins vite que la hausse des prix des matières premières sur le marché financier) du fait de l’augmentation de ses coûts. Tout en étant un agent rationnel, notre entrepreneur américain ne va pas augmenter sa production pour satisfaire la demande alors que sa marge s’abaisse plus rapidement que ses prix de vente n’augmentent. Il va donc augmenter ses prix sur les périodes qui suivent puis augmenter sa production si la demande est toujours si forte (Il retrouvera alors sa marge et abaissera par la suite ses prix si la hausse de l’offre qu’il met en place lui permet de faire des économies). Mais ce ne sera pas forcement le cas, car si ses prix augmentent, il y a de fortes chances que la demande diminue. En effet, la variable prix est la variable d’ajustement entre l’offre et la demande. L’effet de richesse à donc une conséquence claire sur la demande, mais plus complexe sur l’offre.

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Croissance et finance

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Par Philippe Aghion

De nombreuses et récentes contributions ont cherché à expliquer pourquoi des différences de productivité persistaient entre les pays riches et les pays pauvres et pourquoi certains pays s’éloignent de la frontière technologique mondiale, que ce soit en termes de PIB par tête ou de croissance, tandis que d’autres au contraire la rejoignent.
Dans cet article, nous analysons l’impact des imperfections du marché du crédit sur la performance relative de croissance d’un pays et sur la convergence ou la divergence des économies, suivant l’observation de Lucas selon laquelle les flux de capitaux ne vont pas des pays riches vers les pays pauvres alors que le rendement marginal du capital est plus élevé pour ces derniers. Nous analysons également l’interaction entre les imperfections du marché du crédit et les politiques macroéconomiques.
Nous montrons que l’interaction entre le développement financier et les variables macroéconomiques comme la productivité ou la volatilité macroéconomique dans des régressions reliant croissance et finance est riche en conclusions empiriques, par exemple sur la convergence et la divergence ou sur les effets sur la croissance des politiques macroéconomiques contra-cycliques.

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Par Sanvi Avouyi-Dovi, Rafał Kierzenkowski et Catherine Lubochinsky.

Cet article propose l’analyse de co-mouvements entre variables réelles et financières dans trois nouveaux pays membres de l’Union européenne (Hongrie, Pologne et République tchèque) ainsi que dans la zone euro. Il s’agit de l’examen du co-mouvement d’une part entre le crédit aux entreprises et la production industrielle réels, d’autre part entre les variables précédentes et un indicateur de politique monétaire, le taux d’intérêt réel à 3 mois. Partant du principe qu’il n’existe pas de définition unique du cycle économique, nous adoptons trois approches différentes : identification de points de retournement des séries et évaluation d’un indice de concordance ; décomposition et comparaison des différentes composantes cycliques des séries ; enfin, calcul des corrélations dynamiques entre les variables. Nous trouvons une meilleure convergence des cycles réels que des cycles financiers entre les nouveaux pays membres de l’ue et la zone euro. Il n’existe pas une forte dépendance entre crédits et la production industrielle dans tous les pays ; cependant, il apparaît que la politique monétaire lisse la distribution du crédit au cours des cycles.

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L’offre de pĂ©trole sur le marchĂ© est suffisante et les prix Ă©levĂ©s du pĂ©trole ne sont pas dus Ă  une pĂ©nurie de brut mais plutĂ´t Ă  l’insuffisance de capacitĂ©s de raffinage, Ă  certaines tensions politiques dans le monde, et Ă  la baisse de la valeur du dollar” selon Abdoullah al Badri, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Opep.

Le prix du cru Ă©tant libellĂ© en dollar, lorsque la devise amĂ©ricaine baisse, les investisseurs ayant des devises autres que le dollar, notamment l’euro, ont tendance Ă  acheter plus de pĂ©trole, contribuant ainsi Ă  la hausse du prix de l’or noir. « Nous maintenons notre prĂ©vision d’un cours moyen de 107,50 dollars le baril pour le deuxième trimestre », affirmait un analyste de la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale.

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Premier bénéfice pour Eurotunnel

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« L’année 2007 prouve que le nouveau Groupe Eurotunnel n’a plus rien à voir avec le passé. Notre Groupe enregistre un bénéfice pro forma de 1 million d’euros (hors profit exceptionnel de 3,3 milliards d’euros).

Ces résultats proviennent de performances remarquables ainsi que d’une stricte maîtrise des coûts d’exploitation, et bénéficient du désendettement massif qu’a permis la restructuration financière.

L’exceptionnel niveau d’activité du premier trimestre 2008 confirme notre progression rapide.

Ces résultats et la valeur d’avenir que représente la Concession du tunnel sous la Manche permettent d’envisager 2008 avec confiance et détermination. »

Jacques Gounon, Président - Directeur général de Groupe Eurotunnel.

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Analyse de la semaine du 7 avril 2008

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Le débat sur la Chine et ses Jeux Olympiques devraient toujours être au cœur des débats cette semaine. Néanmoins, la France sera aussi extrêmement attentive aux nouvelles avancées dans la libération de Ingrid Bétancourt, prisonnière des Farc depuis plus de 6 ans.

Concernant les publications financières, la semaine sera calme, même si vendredi, General Electric publiera les résultats financiers de son premier trimestre 2008. 18 autres entreprises publieront des résultats, dont Pier Import jeudi.

La semaine sera un peu plus chargĂ©e au niveau macroĂ©conomique. Les marchĂ©s financiers devraient vraisemblablement rester assez attentistes au dĂ©but de la semaine, attendant avec impatience et fĂ©brilitĂ© les rĂ©unions simultanĂ©es de la BCE et de la Banque d’Angleterre jeudi. Les investisseurs, ainsi que le FMI, espèrent toujours une baisse des taux d’intĂ©rĂŞt de la BCE, mĂŞme si les derniers rĂ©sultats de l’inflation indiquent qu’il est peu probable que Jean-Claude Trichet procède Ă  cette baisse de taux. Sinon, les balances commerciales des Etats-Unis (jeudi), de la France (lundi), de l’Allemagne (mercredi) et de l’Angleterre (jeudi) auront un impact direct sur les taux de changes des principales monnaies cette semaine, ils seront donc Ă  observer avec attention. Les dernières publications d’importance concernent la production industrielle des principales Ă©conomies de la zone euro (publiĂ©es entre lundi et jeudi).

Cette semaine devrait donc donner une idĂ©e plus claire des orientations des marchĂ©s mondiaux, après que le FMI ait baissĂ© ses prĂ©visions de croissance de l’économie mondiale et de l’économie amĂ©ricaine, qui devrait ĂŞtre infĂ©rieure Ă  1% en 2008. La plupart des risques pour la croissance mondiale identifiĂ©s il y a six mois se sont maintenant matĂ©rialisĂ©s, constate Dominique Strauss-Kahn, le directeur gĂ©nĂ©ral du Fonds monĂ©taire international. “D’ores et dĂ©jĂ  cela ramène la prĂ©vision de croissance mondiale pour l’annĂ©e prochaine Ă  3,7%, ce qui est la plus faible de ces deux dernières dĂ©cennies”, a-t-il ajoutĂ© en faisant apparemment allusion Ă  la croissance de 2008. Le FMI publie le 9 avril, comme chaque semestre, ses Perspectives Ă©conomiques mondiales.

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Lafarge au 7 avril 2008

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Lafarge est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur. Le groupe occupe une position de premier plan dans chacune de ses activités: Ciment, Granulats & Béton et Plâtre. Avec 88 000 collaborateurs, le Groupe est présent dans 80 pays.

Le CA (hors activités cédées) par famille de produits se répartit comme suit :
- ciments et liants (52,3%) : ciments (n° 1 mondial ; 132 Mt vendues en 2006), liants hydrauliques, chaux, etc. ;
- granulats et bĂ©tons (38,1%) : granulats (n° 1 mondial ; 262 Mt vendues), bĂ©ton prĂŞt Ă  l’emploi (n° 3 mondial), bĂ©tons prĂ©fabriquĂ©s, enrobĂ©s bitumineux et revĂŞtements routiers ;
- produits à base de plâtre (9,5%) : plaques de plâtre (n° 3 mondial), carreaux de plâtre, enduits, ossatures métalliques, plâtres industriels, etc. ;
- autres (0,1%).
L’activité de Lafarge est répartie sur plusieurs continents, dont l’Europe (26,3% du CA), l’Amérique du Nord (30,2%), et l’Asie-Pacifique (9,5%).

Le groupe a annoncĂ© pour l’exercice 2007, une très forte progression des rĂ©sultats, dĂ©passant la plupart de ses objectifs assignĂ©s pour 2008 avec un an d’avance.

Sur l’ensemble de l’année 2007, le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 17,614 milliards d’euros, en croissance par rapport à l’an dernier de 4%, (+ 7% de croissance organique).
L’activitĂ© Ciment a connu la progression la plus forte, avec un chiffre d’affaire de 10.280 milliards d’euros en croissance de 7%, grâce Ă  de bonnes tendances sur la plupart des marchĂ©s, tant en termes de volumes que de prix, notamment dans les marchĂ©s Ă©mergents, qui reprĂ©sentent 53% du chiffre d’affaires.

Concernant l’activitĂ© Granulats & BĂ©tons, elle progresse Ă©galement, de 2% Ă  6 597M€. ImpactĂ©e par la crise du marchĂ© rĂ©sidentiel au Etats-Unis, seule l’activitĂ© plâtre est en recul (- 3%, Ă  1,581 milliards d’euros). Elle progresse nĂ©anmoins, sur les autres marchĂ©s, notamment en Europe de l’Ouest et de l’Est.

Lafarge a enregistrĂ© en 2007, une forte progression de sa profitabilitĂ©. Son rĂ©sultat opĂ©rationnel courant a atteint 3,242 milliards d’euros, en progression de 17%.

La marge opérationnelle du groupe est en hausse de 2 points, et s’élève à 18.4%. L’activité Ciment est celle qui dégage l’essentiel de la rentabilité du groupe; à elle seule, elle a enregistré un résultat opérationnel courant de 2.481 milliards d’euros, en progression de 18%. Cette performance est notamment liée au fort impact du programme de réduction de coûts dans toutes les régions.

Le RĂ©sultat d’exploitation de l’activitĂ© Granulats & BĂ©tons affiche une hausse de +28% Ă  721M€ sur l’annĂ©e, sous l’effet conjuguĂ© de prix solides, de rĂ©duction des coĂ»ts et de succès des produits Ă  valeur ajoutĂ©e, tandis que l’activitĂ© « Plâtre » voit sa rentabilitĂ© diminuer de 41% (crise du marchĂ© rĂ©sidentiel aux Etats-Unis).

Le rĂ©sultat net du Groupe est Ă©galement en forte croissance, et s’Ă©lève Ă  1.9 milliards d’euros en hausse de 39%, par rapport Ă  2006. Le bĂ©nĂ©fice par action s’est pour sa part envolĂ© de 41% Ă  11,05 euros en 2007.

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